La Délégation générale aux Affaires religieuses (DEGAR), nouvelle architecture créée en décembre 2025, passe à l'offensive. En collaboration avec le ministère de l'Intérieur, les gouverneurs et les préfets, la DEGAR souhaite disposer d'une base de données exhaustive des manifestations cultuelles. Cette approche interministérielle doit permettre d'anticiper les besoins en infrastructures et en sécurité, tout en rappelant un principe de réalité : « L’État ne peut pas tout faire, mais il contribue et accompagne », a précisé Djim Ousmane Dramé.
Le chantier ne s'arrête pas aux calendriers des Gamou ou Magal. En partenariat avec l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), un recensement inédit des lieux de culte (mosquées, églises) et des structures d'éducation religieuse est en cours. L'objectif est de produire des données fiables pour mieux orienter les politiques publiques, notamment le programme spécial de modernisation des cités religieuses.
Au-delà de l'aspect technique, la DEGAR incarne une vision transversale de la société sénégalaise. Couvrant l'islam, le christianisme et les religions traditionnelles, l'institution se veut le garant du dialogue interreligieux et de la tolérance. Elle porte également un volet social majeur : favoriser l'insertion des diplômés en langue arabe, une catégorie de citoyens souvent restée en marge du marché du travail formel.
Avec la mise en place d'une commission nationale pour le développement des grands foyers religieux, le Sénégal franchit une étape supplémentaire dans l'institutionnalisation du fait religieux. Cette réforme, portée par le décret n°2025-1958, témoigne de la volonté des autorités de transformer la ferveur spirituelle du pays en un levier de développement structuré et harmonieux.
Le chantier ne s'arrête pas aux calendriers des Gamou ou Magal. En partenariat avec l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), un recensement inédit des lieux de culte (mosquées, églises) et des structures d'éducation religieuse est en cours. L'objectif est de produire des données fiables pour mieux orienter les politiques publiques, notamment le programme spécial de modernisation des cités religieuses.
Au-delà de l'aspect technique, la DEGAR incarne une vision transversale de la société sénégalaise. Couvrant l'islam, le christianisme et les religions traditionnelles, l'institution se veut le garant du dialogue interreligieux et de la tolérance. Elle porte également un volet social majeur : favoriser l'insertion des diplômés en langue arabe, une catégorie de citoyens souvent restée en marge du marché du travail formel.
Avec la mise en place d'une commission nationale pour le développement des grands foyers religieux, le Sénégal franchit une étape supplémentaire dans l'institutionnalisation du fait religieux. Cette réforme, portée par le décret n°2025-1958, témoigne de la volonté des autorités de transformer la ferveur spirituelle du pays en un levier de développement structuré et harmonieux.


