L'histoire commence dans le froid d'un hiver de 1950. Brigitte Bardot n'est alors qu'une silhouette anonyme parmi les élèves du chic cours Hattemer. À l'époque, personne ne parie sur elle. Sa propre mère la juge « ingrate », préférant l'éclat de sa petite sœur Mijanou. Mais sous la queue-de-cheval, les chaussettes hautes, le silence de l'enfance, couve un feu que rien ne pourra éteindre. Sa libération n'est pas celle des livres d'histoire, c'est celle d'un cœur qui bat trop vite pour un assistant réalisateur de 22 ans aux origines russes : Roger Vadim.
Celui qu'elle voit comme un loup au regard magnétique lui donne rendez-vous dans une chambre de bonne. C'est là, entre l'odeur des croissants, les larmes d'adolescente, les rêves de cinéma, que Brigitte décide de fuir son destin tout tracé. À 17 ans, en 1952, elle possède déjà cette grâce de ballerine, cette moue boudeuse, ce regard qui semble ignorer les fracas du monde pour ne se concentrer que sur l'instant présent. Elle est la « gourde » magnifique qui s'apprête à devenir le centre du monde.
Face aux réticences de sa famille bourgeoise, une phrase terrible et prophétique de son entourage scellera son entrée dans le septième art : « Si cette petite doit être une putain, elle le sera avec ou sans le cinéma ». Une bénédiction cynique qui lui ouvre les portes des plateaux de tournage. Sous l'influence de Vadim, elle ne se contente pas de jouer, elle invente une nouvelle façon d'être femme. Elle n'est pas seulement une actrice, elle est la promesse d'une révolution sensuelle, une nouvelle Ève qui, à peine sortie de l'enfance, s'apprête à faire de son nom une légende éternelle.
Celui qu'elle voit comme un loup au regard magnétique lui donne rendez-vous dans une chambre de bonne. C'est là, entre l'odeur des croissants, les larmes d'adolescente, les rêves de cinéma, que Brigitte décide de fuir son destin tout tracé. À 17 ans, en 1952, elle possède déjà cette grâce de ballerine, cette moue boudeuse, ce regard qui semble ignorer les fracas du monde pour ne se concentrer que sur l'instant présent. Elle est la « gourde » magnifique qui s'apprête à devenir le centre du monde.
Face aux réticences de sa famille bourgeoise, une phrase terrible et prophétique de son entourage scellera son entrée dans le septième art : « Si cette petite doit être une putain, elle le sera avec ou sans le cinéma ». Une bénédiction cynique qui lui ouvre les portes des plateaux de tournage. Sous l'influence de Vadim, elle ne se contente pas de jouer, elle invente une nouvelle façon d'être femme. Elle n'est pas seulement une actrice, elle est la promesse d'une révolution sensuelle, une nouvelle Ève qui, à peine sortie de l'enfance, s'apprête à faire de son nom une légende éternelle.



