L'enquête a révélé un mode opératoire basé sur la manipulation et la contrainte. Selon le témoignage de la victime, l'accusé aurait profité de prétextes banals pour isoler l'enfant avant de l'agresser. Le récit évoque deux agressions distinctes, la première suivie d'une remise de 75 francs CFA assortie de menaces de mort, et la seconde interrompue de justesse dans la chambre maternelle. Ces déclarations sont étayées par un certificat médical confirmant des lésions anales ainsi que par le témoignage d'un individu affirmant avoir surpris l'accusé en flagrant délit.
À la barre, le procès a été marqué par un revirement total de l'accusé. Alors qu'il avait reconnu les faits lors de l'enquête préliminaire, invoquant des "frottements" et une "éjaculation", M. Mbaye a clamé son innocence devant les juges. Il a dénoncé des actes de torture policière et a tenté de discréditer la mère de la victime en évoquant un complot né de supposées avances éconduites. Cette ligne de défense a toutefois été mise à mal par les témoignages concordants et les aveux circonstanciés consignés durant l'instruction.
Le Procureur de la République, Doudou Ndiaye, a fustigé le comportement du prévenu et a requis une peine de dix ans de réclusion criminelle. Le ministère public a insisté sur la vulnérabilité de la victime et sur la fermeté de la loi sénégalaise face aux actes contre-nature et à la pédocriminalité. De son côté, la défense a plaidé l'acquittement en invoquant le bénéfice du doute. La Chambre criminelle a mis l'affaire en délibéré et rendra son verdict final le 8 avril 2026.
À la barre, le procès a été marqué par un revirement total de l'accusé. Alors qu'il avait reconnu les faits lors de l'enquête préliminaire, invoquant des "frottements" et une "éjaculation", M. Mbaye a clamé son innocence devant les juges. Il a dénoncé des actes de torture policière et a tenté de discréditer la mère de la victime en évoquant un complot né de supposées avances éconduites. Cette ligne de défense a toutefois été mise à mal par les témoignages concordants et les aveux circonstanciés consignés durant l'instruction.
Le Procureur de la République, Doudou Ndiaye, a fustigé le comportement du prévenu et a requis une peine de dix ans de réclusion criminelle. Le ministère public a insisté sur la vulnérabilité de la victime et sur la fermeté de la loi sénégalaise face aux actes contre-nature et à la pédocriminalité. De son côté, la défense a plaidé l'acquittement en invoquant le bénéfice du doute. La Chambre criminelle a mis l'affaire en délibéré et rendra son verdict final le 8 avril 2026.


