L'affaire, qui secoue l'opinion publique d'Accra à Nairobi, met en lumière les dérives des "nouveaux séducteurs" du web. Se présentant comme un blogueur, l'individu aurait utilisé des technologies sophistiquées, notamment des lunettes de soleil équipées de caméras espionnes, pour capturer des images intimes sans le consentement de ses partenaires. Parmi les victimes figureraient des femmes mariées et des employées de l'hôtellerie, dont une certaine Akua, dont les vidéos circuleraient massivement sur les plateformes numériques.
Le ministre ghanéen des Technologies, Sam George, a pris le dossier à bras-le-corps en convoquant officiellement l'ambassadeur de Russie au Ghana. « Les agissements de ce ressortissant constituent une violation flagrante de nos lois sur la cybersécurité », a-t-il martelé, précisant que le Ghana mobilisera tous les moyens, y compris Interpol, pour que justice soit rendue. Toutefois, la procédure se heurte à un obstacle de taille : la Constitution russe interdit formellement l'extradition de ses propres citoyens vers un pays étranger.
Face à cette impasse diplomatique, Sam George a prévenu que le suspect pourrait être jugé par contumace. Les enjeux sont lourds : en vertu de la loi ghanéenne sur la cybersécurité de 2020, la diffusion d'images explicites sans consentement est un crime passible de 25 ans de prison ferme. Le Ghana n'en est pas à son coup d'essai en matière de répression des cyber-infractions ; en 2022, un individu avait déjà été condamné à 14 ans de réclusion pour des faits similaires d'extorsion sexuelle.
Le ministre ghanéen des Technologies, Sam George, a pris le dossier à bras-le-corps en convoquant officiellement l'ambassadeur de Russie au Ghana. « Les agissements de ce ressortissant constituent une violation flagrante de nos lois sur la cybersécurité », a-t-il martelé, précisant que le Ghana mobilisera tous les moyens, y compris Interpol, pour que justice soit rendue. Toutefois, la procédure se heurte à un obstacle de taille : la Constitution russe interdit formellement l'extradition de ses propres citoyens vers un pays étranger.
Face à cette impasse diplomatique, Sam George a prévenu que le suspect pourrait être jugé par contumace. Les enjeux sont lourds : en vertu de la loi ghanéenne sur la cybersécurité de 2020, la diffusion d'images explicites sans consentement est un crime passible de 25 ans de prison ferme. Le Ghana n'en est pas à son coup d'essai en matière de répression des cyber-infractions ; en 2022, un individu avait déjà été condamné à 14 ans de réclusion pour des faits similaires d'extorsion sexuelle.
De son côté, l'ambassade de Russie à Accra a publié un communiqué confirmant avoir pris connaissance des allégations. Si Moscou se dit prête à collaborer avec les forces de l'ordre locales, le rapatriement forcé du "blogueur" reste hautement improbable. Cette affaire relance le débat sur la protection de la vie privée à l'ère du numérique et sur la nécessité d'une coopération judiciaire renforcée entre les États africains et les puissances étrangères pour lutter contre la "sextorsion" transfrontalière.



