Le nœud du conflit réside principalement dans le coût d'accès au marché. La coordination rappelle que des opérateurs comme Sonatel, Free (Yass) ou Expresso ont investi des sommes colossales, atteignant parfois 100 milliards de FCFA pour leurs concessions et fréquences. En comparaison, ils estiment que l'assimilation de Starlink à un simple fournisseur d’accès à Internet (FAI) est une erreur stratégique, car l'entreprise dispose de son propre réseau satellitaire mondial. Pour rétablir l'équité, les syndicalistes exigent un ticket d'entrée minimal de 30 milliards de FCFA, craignant que Starlink ne capte une manne financière estimée à plus de 1 000 milliards de FCFA sur cinq ans sans contribuer à la hauteur de son poids technologique.
Au-delà des chiffres, les syndicats contestent également le diagnostic officiel sur la couverture numérique du territoire. Alors que le ministère évoque un taux de pénétration de 40 %, les opérateurs affirment que ce chiffre ignore l'Internet mobile qui, grâce à la multi-détention de cartes SIM, ferait passer la pénétration réelle au-dessus des 100 %. Ils s'interrogent également sur la gestion du Fonds de service universel, alimenté par la Contribution spéciale sur les services de télécommunications (CST). Avec plus de 200 milliards de FCFA collectés, la coordination demande des comptes sur l'utilisation de ces ressources censées couvrir les zones blanches avant de justifier l'arrivée d'un acteur étranger par ce seul besoin de connectivité rurale.
Enfin, la question de la souveraineté nationale est placée au cœur de la protestation. Les syndicats alertent sur le risque de confier une infrastructure aussi stratégique à une entité privée étrangère, dont l'influence pourrait s'avérer problématique en cas de tensions géopolitiques. Pour les travailleurs du secteur, ce débat doit impérativement déboucher sur une réforme profonde du Code des communications électroniques. L'enjeu est de protéger les investissements locaux, de préserver les recettes publiques et de garantir que le Sénégal garde la maîtrise totale de son autoroute numérique face aux géants mondiaux.
Au-delà des chiffres, les syndicats contestent également le diagnostic officiel sur la couverture numérique du territoire. Alors que le ministère évoque un taux de pénétration de 40 %, les opérateurs affirment que ce chiffre ignore l'Internet mobile qui, grâce à la multi-détention de cartes SIM, ferait passer la pénétration réelle au-dessus des 100 %. Ils s'interrogent également sur la gestion du Fonds de service universel, alimenté par la Contribution spéciale sur les services de télécommunications (CST). Avec plus de 200 milliards de FCFA collectés, la coordination demande des comptes sur l'utilisation de ces ressources censées couvrir les zones blanches avant de justifier l'arrivée d'un acteur étranger par ce seul besoin de connectivité rurale.
Enfin, la question de la souveraineté nationale est placée au cœur de la protestation. Les syndicats alertent sur le risque de confier une infrastructure aussi stratégique à une entité privée étrangère, dont l'influence pourrait s'avérer problématique en cas de tensions géopolitiques. Pour les travailleurs du secteur, ce débat doit impérativement déboucher sur une réforme profonde du Code des communications électroniques. L'enjeu est de protéger les investissements locaux, de préserver les recettes publiques et de garantir que le Sénégal garde la maîtrise totale de son autoroute numérique face aux géants mondiaux.


