La machine électorale de Museveni s'appuie sur plusieurs piliers essentiels :
1. La famille et le cercle présidentiel :
La Première dame, Janet Museveni, ministre de l'Éducation, joue un rôle politique et symbolique majeur. Le fils du couple, le général Muhoozi Kainerugaba, chef de l'armée et ancien commandant des forces spéciales, est considéré comme un possible successeur et mobilise une base loyaliste, notamment parmi la jeunesse.
2. L'appareil sécuritaire et de renseignement :
Les chefs des services de sécurité, notamment du Internal Security Organisation (ISO) et du External Security Organisation (ESO), ainsi que la haute hiérarchie militaire, garantissent la stabilité et surveillent l'opposition. Leur loyauté est un pilier du régime.
3. Le parti et l'administration d'État :
Le Mouvement de résistance nationale (NRM), parti au pouvoir, mobilise ses structures à tous les échelons. L'administration publique et les chefs locaux (notamment dans les zones rurales) jouent un rôle crucial dans la mobilisation des électeurs et la distribution des promesses de développement.
4. Les milieux d'affaires et les bailleurs traditionnels :
Des entrepreneurs proches du régime bénéficient de contrats publics et, en retour, financent la campagne. Le soutien de bailleurs internationaux, bien que plus critique sur les questions de droits humains, reste partiellement maintenu pour des raisons de stabilité régionale.
5. Les artistes et les influenceurs :
Des musiciens, comédiens et personnalités médiatiques populaires participent à des campagnes de sensibilisation et à des concerts de soutien, permettant de toucher un électorat plus large, particulièrement la jeunesse urbaine.
6. Les réseaux religieux et traditionnels :
Le régime entretient des relations étroites avec certains leaders religieux (chrétiens et musulmans) et chefs traditionnels, qui peuvent influencer leurs communautés en faveur du président sortant.
Cette coalition hétéroclite, alliant la coercition, les incitations économiques et le soft power culturel, forme l'armature du système qui vise à assurer un sixième mandat à Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.
1. La famille et le cercle présidentiel :
La Première dame, Janet Museveni, ministre de l'Éducation, joue un rôle politique et symbolique majeur. Le fils du couple, le général Muhoozi Kainerugaba, chef de l'armée et ancien commandant des forces spéciales, est considéré comme un possible successeur et mobilise une base loyaliste, notamment parmi la jeunesse.
2. L'appareil sécuritaire et de renseignement :
Les chefs des services de sécurité, notamment du Internal Security Organisation (ISO) et du External Security Organisation (ESO), ainsi que la haute hiérarchie militaire, garantissent la stabilité et surveillent l'opposition. Leur loyauté est un pilier du régime.
3. Le parti et l'administration d'État :
Le Mouvement de résistance nationale (NRM), parti au pouvoir, mobilise ses structures à tous les échelons. L'administration publique et les chefs locaux (notamment dans les zones rurales) jouent un rôle crucial dans la mobilisation des électeurs et la distribution des promesses de développement.
4. Les milieux d'affaires et les bailleurs traditionnels :
Des entrepreneurs proches du régime bénéficient de contrats publics et, en retour, financent la campagne. Le soutien de bailleurs internationaux, bien que plus critique sur les questions de droits humains, reste partiellement maintenu pour des raisons de stabilité régionale.
5. Les artistes et les influenceurs :
Des musiciens, comédiens et personnalités médiatiques populaires participent à des campagnes de sensibilisation et à des concerts de soutien, permettant de toucher un électorat plus large, particulièrement la jeunesse urbaine.
6. Les réseaux religieux et traditionnels :
Le régime entretient des relations étroites avec certains leaders religieux (chrétiens et musulmans) et chefs traditionnels, qui peuvent influencer leurs communautés en faveur du président sortant.
Cette coalition hétéroclite, alliant la coercition, les incitations économiques et le soft power culturel, forme l'armature du système qui vise à assurer un sixième mandat à Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.



