Arrêté le 20 août 2025 à Ziguinchor, Djiba a passé sa première nuit en détention pour complot contre l’autorité de l’État, atteinte à l’intégrité du territoire, participation à un mouvement insurrectionnel et association de malfaiteurs criminelle.
Une arrestation minutieusement préparée
L’opération ayant conduit à son arrestation a été menée conjointement par les Sections de recherches (SR) de Dakar et de Ziguinchor. Après plusieurs jours de filature, Djiba a été intercepté le 20 août vers 18h à Bouloum, près de Boutoute, alors qu’il circulait à moto. Escorté à Dakar, il a été pris en charge dès le lendemain par la SR pour les besoins de l’enquête.
Parallèlement, une perquisition à son domicile de Djibock a permis la saisie de tee-shirts floqués de symboles liés au MFDC, jugés compromettants.
Des propos incendiaires à l’origine de sa chute
Selon le quotidien Libération, la descente de la SR fait suite à des propos jugés graves tenus par Djiba lors d’une cérémonie en hommage à l’abbé Diamacoune, figure historique du MFDC. Les vidéos de ses déclarations auraient convaincu le parquet d’ouvrir une information judiciaire.
Un visage familier des geôles sénégalaises
Hamidou Djiba n’en est pas à sa première incarcération. En 1995, il avait été arrêté lors d’une opération militaire et détenu quatre ans à Rebeuss, avant d’être libéré dans le cadre des négociations entre l’État et le MFDC. Trois décennies plus tard, il se retrouve à nouveau sous le coup de graves accusations, confirmant son statut de figure controversée et persistante du dossier casamançais.