Le grief retenu contre le chroniqueur repose sur ses récentes interventions publiques au cours desquelles il a ouvertement contesté les conclusions du communiqué du procureur de la République concernant les circonstances du décès de l'étudiant de l'UCAD. En remettant en cause la version des autorités judiciaires sur ce dossier hautement sensible, Abdou Nguer s'est exposé à des poursuites pour diffusion de fausses nouvelles, un chef d'accusation fréquemment utilisé pour réguler la parole publique dans des contextes de tensions sociales.
Désormais, le sort d'Abdou Nguer est entre les mains du maître des poursuites. Ce dernier doit décider de l'ouverture d'une information judiciaire, d'un placement sous mandat de dépôt ou d'une éventuelle mise en liberté provisoire en attendant un procès. Cette arrestation survient dans un climat particulièrement électrique, où les autorités ont clairement affiché leur intention de sanctionner toute communication susceptible de troubler l'ordre public ou de discréditer les institutions judiciaires dans l'exercice de leurs fonctions.


