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Portrait: Général Meïssa Cellé Ndiaye, l’âme d'un commando forgée dans le fer et le sang

Dakar, le 17 février 2026 – Dans les annales des Forces Armées sénégalaises, certains noms résonnent comme un écho de bravoure sur les champs de bataille. Le Général de Brigade (2S) Meïssa Cellé Ndiaye appartient à cette lignée d'officiers du Bataillon des Commandos qui, durant les années 90, ont écrit l'histoire du Sénégal avec leur sueur et leur sang dans les fourrés de la Casamance. Retour sur le parcours d'un chef de guerre devenu l'ombre protectrice du sommet de l'État.



Le baptême du feu : les années de plomb en Casamance

La carrière du Général Ndiaye ne s'est pas construite dans les bureaux feutrés, mais dans la poussière des pistes du Sud. Lieutenant puis Chef de section, il s'est imposé comme un meneur d'hommes redoutable aux côtés de figures légendaires telles que le Général d’Armée Cheikh Wade et le regretté Capitaine Gormack Niang. À la tête de la 1ère Compagnie Codos, spécialisée dans les missions aéroportées, il a été le fer de lance des opérations les plus périlleuses de l'armée nationale.

L'histoire retiendra particulièrement trois opérations majeures en 1995, où son courage a fait la différence :

- Opération Guinarou (Avril 1995) : Dans le triangle de la mort Santhiaba Mandiack – Effock – Youtou, malgré la perte de six frères d'armes, le Capitaine Ndiaye a su remobiliser ses troupes pour reprendre le contrôle de la zone,

- Opération Foudre (Octobre 1995) : Une frappe chirurgicale menée avec la 1ère Compagnie pour neutraliser la base rebelle de Tenhat,

- Opération Tonnerre (Novembre 1995) : L'assaut sanglant contre la base de Sikoum où son ami, le Capitaine Gormack Niang, tombera les armes à la main.

De l'esprit de corps au sommet de l'État

Son ascension au sein de la "Grande Muette" l'a conduit à occuper des postes de haute responsabilité, notamment comme Chef de Corps du 12ème Bataillon d’Instruction à Dakar-Bango. C'est à partir de ce socle d'excellence opérationnelle qu'il sera projeté vers une mission d'une autre nature : celle d'Aide de camp.

L'ancien Président Macky Sall, qui l'a côtoyé pendant deux décennies, raconte souvent l'anecdote de sa nomination. Alors qu'un général s'inquiétait de savoir si cet officier "toujours en tenue kaki, le couteau au côté" pourrait se "civiliser" pour le palais, le destin a prouvé que c'est précisément cet esprit commando, fait de loyauté absolue et de rigueur, qui ferait de lui un collaborateur irremplaçable.

Un héritage de loyauté et de bravoure

Le Général Meïssa Cellé Ndiaye laisse derrière lui l'image d'un soldat pour qui l'ordre est un serment sacré. Son parcours rappelle que les chefs qui dirigent aujourd'hui sont ceux qui, hier, étaient au cœur du danger, là où l'homme est mis à l'épreuve. Vingt ans de compagnonnage avec le sommet de l'État n'auront jamais effacé l'identité profonde de cet homme de terrain, resté fidèle à ses racines de parachutiste.

Rédigé par Kamalenba le Mardi 17 Février 2026 à 16:04


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