Arborant des brassards rouges, symbole de leur colère, ces agents que l’on surnomme les « soldats du préscolaire » exigent leur recrutement immédiat dans la fonction publique. Cette mobilisation locale s'inscrit dans un mouvement national de contestation touchant plusieurs régions du Sénégal, où ces personnels assurent l’essentiel de l’encadrement éducatif sans statut légal ni rémunération fixe.
Dans une déclaration publique portée par leur porte-parole, Mama Samba Baldé, le collectif a alerté sur ce qu’il qualifie d'« exploitation » de la jeunesse sénégalaise. « De nombreux jeunes consacrent leur énergie au service de l’école sans salaire, sans statut et sans perspectives claires », a fustigé M. Baldé. Le porte-parole a rappelé que ces agents portent à bout de bras l’éducation préscolaire dans les zones rurales et enclavées du Fouladou, souvent au mépris de leurs propres droits fondamentaux.
Les revendications du collectif sont précises :
Un recrutement systématique dans la fonction publique.
L'accès à une formation diplômante pour valider leurs années d'expérience.
La levée de la condition d'âge, considérant le temps déjà passé au service de l'État en tant que bénévoles.
Pour ces animateurs, l'espoir d'une régularisation est le seul moteur qui les maintient en poste depuis des années. « Il n’est plus admissible que celles et ceux qui portent le préscolaire continuent d’être sacrifiés », a martelé le collectif, affirmant sa détermination à poursuivre le combat jusqu'à l'obtention d'un statut digne. Cette crise met en lumière les défis persistants du système éducatif sénégalais, tiraillé entre ses ambitions de couverture universelle et le manque de moyens pour stabiliser son personnel de base.
Dans une déclaration publique portée par leur porte-parole, Mama Samba Baldé, le collectif a alerté sur ce qu’il qualifie d'« exploitation » de la jeunesse sénégalaise. « De nombreux jeunes consacrent leur énergie au service de l’école sans salaire, sans statut et sans perspectives claires », a fustigé M. Baldé. Le porte-parole a rappelé que ces agents portent à bout de bras l’éducation préscolaire dans les zones rurales et enclavées du Fouladou, souvent au mépris de leurs propres droits fondamentaux.
Les revendications du collectif sont précises :
Un recrutement systématique dans la fonction publique.
L'accès à une formation diplômante pour valider leurs années d'expérience.
La levée de la condition d'âge, considérant le temps déjà passé au service de l'État en tant que bénévoles.
Pour ces animateurs, l'espoir d'une régularisation est le seul moteur qui les maintient en poste depuis des années. « Il n’est plus admissible que celles et ceux qui portent le préscolaire continuent d’être sacrifiés », a martelé le collectif, affirmant sa détermination à poursuivre le combat jusqu'à l'obtention d'un statut digne. Cette crise met en lumière les défis persistants du système éducatif sénégalais, tiraillé entre ses ambitions de couverture universelle et le manque de moyens pour stabiliser son personnel de base.


