Dans un monde en proie à l’individualisme, à la précarité et à la perte de repères collectifs, la solidarité apparaît plus que jamais comme une valeur refuge. L’islam, à travers ses principes fondamentaux, érige l’entraide, la justice sociale et le vivre-ensemble en piliers d’une société équilibrée. Des enseignements au cœur même du message de Seydina Limamou Laye, dont l’héritage spirituel et social continue d’inspirer bien au-delà de la communauté layène.
Un héritage spirituel toujours actuel
À Yoff, Cambérène, Malika et dans les autres foyers layènes, l’idéal de solidarité demeure une réalité vécue au quotidien, malgré les mutations profondes du monde contemporain. Responsables religieux, membres de la commission scientifique, enseignants et acteurs communautaires s’accordent sur un point : les enseignements du Mahdi constituent encore aujourd’hui une réponse crédible aux fractures sociales, à la pauvreté et aux injustices qui minent les sociétés modernes.
Petit-fils de Baye Laye et maire de Yoff, Seydina Issa Laye Sambe insiste sur la centralité de la solidarité dans la lutte contre la pauvreté. Selon lui, une application sincère de ce principe à l’échelle mondiale permettrait de contenir de nombreux fléaux sociaux.
« Si la solidarité existait véritablement dans le monde, elle aurait pu régler le problème de la pauvreté », affirme-t-il.
Justice sociale et rejet du bien illicite
Tout en reconnaissant l’utilité de certaines politiques sociales de l’État sénégalais, telles que la couverture sanitaire universelle ou la carte d’égalité des chances, Seydina Issa Laye Sambe estime qu’elles restent insuffisantes face à l’ampleur des inégalités. Il plaide pour un retour aux fondements prônés par Seydina Limamou Laye : équité, dignité humaine et justice sociale.
Il rappelle également un principe cardinal de l’enseignement du Mahdi : le rejet absolu du bien illicite.
« Le fonctionnement de nos États est plombé par la corruption et les détournements. Ce qui est pris illicitement aurait pu financer l’éducation et la santé », déplore-t-il, soulignant que le développement humain repose à la fois sur le savoir et l’accès aux soins.
La solidarité face aux crises mondiales
Pour Oustaze Assane Seck, animateur religieux, la question de la solidarité s’inscrit dans un contexte international marqué par des crises économiques, des conflits armés et des tensions liées aux ressources.
« La pauvreté est à l’origine de beaucoup de dérives. La solidarité peut régler la question de la pauvreté », soutient-il, estimant que le repli sur soi nourrit les divisions et les guerres.
Même son de cloche chez Assane Niang, chargé de communication de la Commission scientifique de l’Appel, qui souligne l’urgence de renforcer les mécanismes de solidarité islamique. Il observe une montée inquiétante de l’individualisme, accentuée par les influences extérieures, la révolution numérique et l’omniprésence des écrans, au détriment des valeurs communautaires.
Il rappelle à ce propos l’avertissement de Chérif Ousseynou Laye :
« L’agression ira jusqu’au cœur de vos vies », une mise en garde qui, selon lui, prend aujourd’hui tout son sens.
Des modèles communautaires à préserver
Malgré ces défis, des modèles de solidarité vivante subsistent dans certaines localités layènes. Les concessions familiales, organisées autour d’une vie communautaire intense, incarnent cette interdépendance où l’entraide reste une norme sociale.
« C’est ce modèle que certaines influences ont cherché à fragiliser, en introduisant des valeurs étrangères à notre socle culturel et spirituel », analyse Assane Niang.
Pour Élimane Niang, enseignant en arabe et membre de l’Association des imams et oulémas de Yoff, la solidarité commence d’abord dans la famille et le voisinage. Elle passe par le partage du savoir, l’éducation religieuse des enfants, le respect de l’environnement et l’aide discrète aux plus démunis, sans les exposer à l’humiliation.
Il rappelle également que la solidarité islamique est un rempart contre les divisions ethniques :
« Aucune ethnie n’est supérieure à une autre. Nous sommes tous égaux devant Allah (SWT). »
Un message universel
Membre de la commission scientifique de l’Appel, Cheikh Makhtar Guèye résume l’essence du message de Seydina Limamou Laye :
« Dans ses sermons, tout renvoie à la solidarité. Il en faisait un principe universel. »
Dans la tradition layène, les distinctions sociales s’effacent au profit d’une identité commune : Laye. Riche ou pauvre, chacun jouit du même statut. Une société égalitaire fondée sur l’entraide et le respect mutuel.
À travers le thème retenu cette année, le 146ᵉ anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou Laye apparaît ainsi comme un puissant rappel face aux défis contemporains. Plus que jamais, la réponse réside dans le retour aux valeurs fondamentales de solidarité, d’égalité et de justice, léguées par le Mahdi à l’humanité tout entière.
Un héritage spirituel toujours actuel
À Yoff, Cambérène, Malika et dans les autres foyers layènes, l’idéal de solidarité demeure une réalité vécue au quotidien, malgré les mutations profondes du monde contemporain. Responsables religieux, membres de la commission scientifique, enseignants et acteurs communautaires s’accordent sur un point : les enseignements du Mahdi constituent encore aujourd’hui une réponse crédible aux fractures sociales, à la pauvreté et aux injustices qui minent les sociétés modernes.
Petit-fils de Baye Laye et maire de Yoff, Seydina Issa Laye Sambe insiste sur la centralité de la solidarité dans la lutte contre la pauvreté. Selon lui, une application sincère de ce principe à l’échelle mondiale permettrait de contenir de nombreux fléaux sociaux.
« Si la solidarité existait véritablement dans le monde, elle aurait pu régler le problème de la pauvreté », affirme-t-il.
Justice sociale et rejet du bien illicite
Tout en reconnaissant l’utilité de certaines politiques sociales de l’État sénégalais, telles que la couverture sanitaire universelle ou la carte d’égalité des chances, Seydina Issa Laye Sambe estime qu’elles restent insuffisantes face à l’ampleur des inégalités. Il plaide pour un retour aux fondements prônés par Seydina Limamou Laye : équité, dignité humaine et justice sociale.
Il rappelle également un principe cardinal de l’enseignement du Mahdi : le rejet absolu du bien illicite.
« Le fonctionnement de nos États est plombé par la corruption et les détournements. Ce qui est pris illicitement aurait pu financer l’éducation et la santé », déplore-t-il, soulignant que le développement humain repose à la fois sur le savoir et l’accès aux soins.
La solidarité face aux crises mondiales
Pour Oustaze Assane Seck, animateur religieux, la question de la solidarité s’inscrit dans un contexte international marqué par des crises économiques, des conflits armés et des tensions liées aux ressources.
« La pauvreté est à l’origine de beaucoup de dérives. La solidarité peut régler la question de la pauvreté », soutient-il, estimant que le repli sur soi nourrit les divisions et les guerres.
Même son de cloche chez Assane Niang, chargé de communication de la Commission scientifique de l’Appel, qui souligne l’urgence de renforcer les mécanismes de solidarité islamique. Il observe une montée inquiétante de l’individualisme, accentuée par les influences extérieures, la révolution numérique et l’omniprésence des écrans, au détriment des valeurs communautaires.
Il rappelle à ce propos l’avertissement de Chérif Ousseynou Laye :
« L’agression ira jusqu’au cœur de vos vies », une mise en garde qui, selon lui, prend aujourd’hui tout son sens.
Des modèles communautaires à préserver
Malgré ces défis, des modèles de solidarité vivante subsistent dans certaines localités layènes. Les concessions familiales, organisées autour d’une vie communautaire intense, incarnent cette interdépendance où l’entraide reste une norme sociale.
« C’est ce modèle que certaines influences ont cherché à fragiliser, en introduisant des valeurs étrangères à notre socle culturel et spirituel », analyse Assane Niang.
Pour Élimane Niang, enseignant en arabe et membre de l’Association des imams et oulémas de Yoff, la solidarité commence d’abord dans la famille et le voisinage. Elle passe par le partage du savoir, l’éducation religieuse des enfants, le respect de l’environnement et l’aide discrète aux plus démunis, sans les exposer à l’humiliation.
Il rappelle également que la solidarité islamique est un rempart contre les divisions ethniques :
« Aucune ethnie n’est supérieure à une autre. Nous sommes tous égaux devant Allah (SWT). »
Un message universel
Membre de la commission scientifique de l’Appel, Cheikh Makhtar Guèye résume l’essence du message de Seydina Limamou Laye :
« Dans ses sermons, tout renvoie à la solidarité. Il en faisait un principe universel. »
Dans la tradition layène, les distinctions sociales s’effacent au profit d’une identité commune : Laye. Riche ou pauvre, chacun jouit du même statut. Une société égalitaire fondée sur l’entraide et le respect mutuel.
À travers le thème retenu cette année, le 146ᵉ anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou Laye apparaît ainsi comme un puissant rappel face aux défis contemporains. Plus que jamais, la réponse réside dans le retour aux valeurs fondamentales de solidarité, d’égalité et de justice, léguées par le Mahdi à l’humanité tout entière.


