5 000 FCFA pour un "casse" de 7 millions
L’affaire, révélée par le journal Libération, semble tout droit sortie d'un film de hackers. Le suspect, M. Lô, disposait d'un compte chez Africa Banque Sénégal (ABS, ex-BDK) crédité de la modique somme de 5 000 F CFA. Cependant, grâce à ses compétences de développeur, il a identifié une faille dans le Système de paiement interbancaire récemment déployé par la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO).
Profitant de cette brèche, il a opéré un véritable "pompage" de fonds en un temps record. Pour atteindre la somme de 7 209 300 francs CFA, le mis en cause n'a pas lésiné sur les efforts : il a multiplié les opérations, réalisant un total impressionnant de 1 400 transactions frauduleuses vers ses propres comptes mobiles (Orange Money et Mixx/YAS).
Traqué par la Division Spéciale de Cybersécurité (DSC)
L'informaticien, qui travaillait paradoxalement pour un autre établissement bancaire de la place, pensait avoir couvert ses traces. C'était sans compter sur la vigilance de la Division Spéciale de Cybersécurité (DSC). Interpellé, M. Lô a d'abord nié toute implication avant de s'effondrer devant la solidité des preuves techniques présentées par les enquêteurs, liant directement ses numéros de téléphone aux transferts illicites.
Des aveux et un défèrement
Passé aux aveux, le développeur a affirmé avoir agi seul, expliquant que le succès d'une première transaction test l'avait poussé à continuer. Le butin aurait servi, selon ses dires, à éponger des dettes personnelles.
Ce mercredi, M. Lô a été déféré au parquet. Il est poursuivi pour atteinte générale aux données informatisées, fraude et vol au préjudice d’Africa Banque Sénégal. Cette affaire relance le débat sur la sécurité des nouveaux systèmes de paiement numériques et la nécessité d'un audit rigoureux des infrastructures bancaires face à la sophistication des cyber-délinquants.
L’affaire, révélée par le journal Libération, semble tout droit sortie d'un film de hackers. Le suspect, M. Lô, disposait d'un compte chez Africa Banque Sénégal (ABS, ex-BDK) crédité de la modique somme de 5 000 F CFA. Cependant, grâce à ses compétences de développeur, il a identifié une faille dans le Système de paiement interbancaire récemment déployé par la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO).
Profitant de cette brèche, il a opéré un véritable "pompage" de fonds en un temps record. Pour atteindre la somme de 7 209 300 francs CFA, le mis en cause n'a pas lésiné sur les efforts : il a multiplié les opérations, réalisant un total impressionnant de 1 400 transactions frauduleuses vers ses propres comptes mobiles (Orange Money et Mixx/YAS).
Traqué par la Division Spéciale de Cybersécurité (DSC)
L'informaticien, qui travaillait paradoxalement pour un autre établissement bancaire de la place, pensait avoir couvert ses traces. C'était sans compter sur la vigilance de la Division Spéciale de Cybersécurité (DSC). Interpellé, M. Lô a d'abord nié toute implication avant de s'effondrer devant la solidité des preuves techniques présentées par les enquêteurs, liant directement ses numéros de téléphone aux transferts illicites.
Des aveux et un défèrement
Passé aux aveux, le développeur a affirmé avoir agi seul, expliquant que le succès d'une première transaction test l'avait poussé à continuer. Le butin aurait servi, selon ses dires, à éponger des dettes personnelles.
Ce mercredi, M. Lô a été déféré au parquet. Il est poursuivi pour atteinte générale aux données informatisées, fraude et vol au préjudice d’Africa Banque Sénégal. Cette affaire relance le débat sur la sécurité des nouveaux systèmes de paiement numériques et la nécessité d'un audit rigoureux des infrastructures bancaires face à la sophistication des cyber-délinquants.


