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Tout comprendre au scandale Balogun qui embrase le Mondial 2026 entre la FIFA, Donald Trump et la Belgique

Le Mondial 2026 vient de basculer dans une crise institutionnelle sans précédent. L'annulation surprise par la FIFA du carton rouge et de la suspension automatique de l'attaquant vedette américain Folarin Balogun provoque un séisme politique et sportif à quelques heures du huitième de finale contre la Belgique à Seattle. Entre ingérence politique de la Maison-Blanche, déni de justice dénoncé par l'UEFA et colère noire des Diables Rouges, voici les clés pour comprendre cette affaire d'État qui secoue la planète football.



Le point de départ : Le carton rouge de Balogun face à la Bosnie
L'attaquant de la Team USA, Folarin Balogun (3 buts dans ce tournoi), a été expulsé mercredi dernier lors de la victoire (2-0) face à la Bosnie-Herzégovine pour une semelle sur la cheville de Tarik Muharemovic. Si le geste a semblé maladroit plutôt que malveillant, le règlement de la FIFA est habituellement inflexible : tout carton rouge direct entraîne une suspension automatique pour le match suivant.

Pour le sélectionneur américain Mauricio Pochettino, perdre son unique véritable avant-centre de pointe avant de défier la Belgique s'annonçait comme un casse-tête tactique insurmontable, son remplaçant Ricardo Pepi n'ayant pas encore trouvé le chemin des filets dans ce Mondial.

L'intervention de Donald Trump auprès de Gianni Infantino
Le coup de théâtre est survenu ce week-end. Le président des États-Unis, Donald Trump, a personnellement appelé le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour contester la décision arbitrale, qualifiant la suspension de Balogun de « grande injustice ».

L'axe Trump-Infantino est bien connu : le patron de la FIFA a multiplié les visites dans le Bureau Ovale dans le cadre de l'organisation de ce Mondial américain et a même décerné un "Prix de la Paix FIFA" inédit à Donald Trump en décembre dernier. Lundi, le président américain a défendu sa démarche sur ses réseaux sociaux, affirmant avoir simplement demandé à la FIFA de « jeter un coup d'œil plus attentif » à une mauvaise décision arbitrale.

La pirouette juridique de la FIFA : L'article 27
Pour blanchir le joueur, la FIFA a activé l'article 27 de son code disciplinaire, une disposition très rarement utilisée qui stipule qu'un « organe judiciaire » peut « suspendre totalement ou partiellement l'exécution d'une mesure disciplinaire ». En clair, Balogun est autorisé à jouer contre la Belgique, mais sa suspension reste suspendue au-dessus de sa tête tel un sursis pendant un an en cas de récidive.

Dans l'histoire moderne de la Coupe du Monde, un tel passe-droit est inédit. Le seul précédent similaire remonte à 1962, lorsque le président du Chili (pays hôte) avait fait pression pour que la star brésilienne Garrincha puisse jouer la finale malgré un carton rouge reçu en demi-finale. L'année dernière, la FIFA avait appliqué un mécanisme similaire pour Cristiano Ronaldo, allégeant une suspension pour lui permettre de disputer les matchs de poule du Portugal.

La Belgique déboutée et le football mondial en colère
La Fédération belge (RBFA), profondément indignée, a tenté de contester cette décision devant les instances juridiques de la FIFA. La réponse est tombée cet après-midi, glaciale : un juge d'appel de la FIFA a rejeté la plainte de la Belgique, affirmant que la fédération belge « n'est pas partie à la procédure et n'a donc pas la qualité pour faire appel ».

La Belgique étudie désormais un recours de dernière minute devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) basé en Suisse, qui maintient des bureaux d'urgence pendant la compétition.

Cette décision a déclenché un tollé généralisé chez les figures majeures du football européen :

L'UEFA (Europe) : A publié un communiqué incendiaire dénonçant une décision « incompréhensible et injustifiable » qui met en péril « l'intégrité même du sport ».

Wayne Rooney (Légende anglaise) : A qualifié l'affaire de « honte absolue » sur la BBC, affirmant que Gianni Infantino devrait avoir honte de bafouer l'esprit sportif.

Thomas Tuchel (Sélectionneur de l'Angleterre) : S'inquiète d'une jurisprudence dangereuse : « Où s'arrête la limite ? Pouvons-nous maintenant contester chaque carton jaune, comme celui reçu par Declan Rice à la première minute contre le Mexique ? »

Ståle Solbakken (Sélectionneur de la Norvège) : « C'est une très, très mauvaise décision qui va faire du mal à la Coupe du Monde. Y aura-t-il désormais un comité politique pour annuler chaque carton ? »

Seule voix dissonante en Europe, l'ex-star suédoise Zlatan Ibrahimovic a salué la décision sur Fox Sports, se disant « heureux pour la Team USA » et estimant que le carton rouge initial n'était pas mérité.

Rédigé par le Lundi 6 Juillet 2026 à 23:02


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