À l’heure où Dakar s’apprête à accueillir les JOJ, une tribune publiée le 28 octobre par Le Soleil pose une question structurelle : comment financer et rentabiliser les infrastructures sportives alors que les marges budgétaires de l’État se réduisent ? Son auteur, Elhadji Serigne Mbaye, expert en commande publique et directeur exécutif de l’ONDSEL, défend le partenariat public-privé (PPP).
Dans ce modèle, l’État et les collectivités gardent la régulation et la définition de la politique sportive, tandis que le partenaire privé intervient sur toute la durée de vie du projet, de la conception à la maintenance, pour des contrats de 20 à 30 ans. L’auteur y voit un moyen de corriger le défaut classique de la maîtrise d’ouvrage publique, qui sépare souvent la construction de l’exploitation. Il rappelle que la loi n° 2021-23 du 2 mars 2021 fournit un cadre juridique rénové.
Il s’appuie sur des exemples : le Stade Pierre-Mauroy à Lille, l’Allianz Riviera à Nice, Matmut Atlantique à Bordeaux et le Stade de France, concédé dès 1998. Sur le continent, il cite l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio-AIBD et le complexe Tanger Med comme preuves de maturité en montages complexes.
Il insiste sur l’intégration du secteur privé national : participation du patronat local au capital des sociétés de projet, groupements entre BTP, bureaux d’études et équipementiers, mobilisation des banques et assureurs de la zone UMOA, gestion des services annexes par des PME locales et exigences de contenu local, notamment en emplois qualifiés pour les jeunes.
Il avertit qu’un PPP mal structuré peut devenir une dette implicite lourde. Il recommande une évaluation préalable de l’efficience par rapport à la gestion publique classique, un partage optimal des risques, des équipements polyvalents utilisables toute l’année et une gouvernance transparente avec publication des contrats et suivi d’indicateurs de performance.
Pour l’auteur, l’enjeu n’est pas de bâtir vite mais d’optimiser le cycle de vie des équipements au service des générations futures. Ces recommandations sont celles d’un expert et ne constituent pas une position officielle.
Dans ce modèle, l’État et les collectivités gardent la régulation et la définition de la politique sportive, tandis que le partenaire privé intervient sur toute la durée de vie du projet, de la conception à la maintenance, pour des contrats de 20 à 30 ans. L’auteur y voit un moyen de corriger le défaut classique de la maîtrise d’ouvrage publique, qui sépare souvent la construction de l’exploitation. Il rappelle que la loi n° 2021-23 du 2 mars 2021 fournit un cadre juridique rénové.
Il s’appuie sur des exemples : le Stade Pierre-Mauroy à Lille, l’Allianz Riviera à Nice, Matmut Atlantique à Bordeaux et le Stade de France, concédé dès 1998. Sur le continent, il cite l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio-AIBD et le complexe Tanger Med comme preuves de maturité en montages complexes.
Il insiste sur l’intégration du secteur privé national : participation du patronat local au capital des sociétés de projet, groupements entre BTP, bureaux d’études et équipementiers, mobilisation des banques et assureurs de la zone UMOA, gestion des services annexes par des PME locales et exigences de contenu local, notamment en emplois qualifiés pour les jeunes.
Il avertit qu’un PPP mal structuré peut devenir une dette implicite lourde. Il recommande une évaluation préalable de l’efficience par rapport à la gestion publique classique, un partage optimal des risques, des équipements polyvalents utilisables toute l’année et une gouvernance transparente avec publication des contrats et suivi d’indicateurs de performance.
Pour l’auteur, l’enjeu n’est pas de bâtir vite mais d’optimiser le cycle de vie des équipements au service des générations futures. Ces recommandations sont celles d’un expert et ne constituent pas une position officielle.
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