Dans une tribune publiée le 28 octobre par Le Soleil, la journaliste Anna Sambou revient sur les affaires d’homicide volontaire qui reviennent régulièrement dans l’actualité sénégalaise. Elle se demande ce qui pousse un être humain à franchir la limite de l’irréparable.
Elle précise d’emblée qu’il ne faut pas attribuer les mêmes causes à tous ces crimes, ni tirer de conclusions avant que les enquêtes et la justice ne fassent leur travail. Mais leur récurrence mérite à ses yeux une réflexion collective qui dépasse l’émotion de chaque drame.
Elle cite le bilan 2025 de la Police nationale : 96 personnes ont été déférées au parquet pour homicide volontaire. Ce chiffre n’indique ni le nombre total de victimes ni celui des condamnations, et ne suffit pas à conclure à une hausse nationale. Il rappelle cependant l’ampleur du travail à mener pour comprendre et prévenir.
Colère, jalousie, frustration, conflits d’argent, humiliation ou désir de vengeance peuvent nourrir certains dérapages sans expliquer le passage à l’acte. Parmi les pistes, l’auteure cite la prise au sérieux des menaces, la meilleure protection des personnes exposées aux violences et l’apprentissage précoce de la gestion pacifique des désaccords.
Elle estime que la prévention doit s’accompagner d’une justice rigoureuse. L’abolition de la peine de mort en 2004 n’a pas éteint le débat sur son éventuel rétablissement, et elle appelle à y réfléchir sans passion, en pesant l’exigence de justice pour les victimes, l’efficacité des sanctions et le risque irréversible d’une erreur judiciaire.
Pour Anna Sambou, sanction et prévention ne s’opposent pas : l’une répond au crime commis, l’autre cherche à empêcher le suivant. Le progrès d’une société se mesure autant à sa capacité à prévenir qu’à punir.
Elle précise d’emblée qu’il ne faut pas attribuer les mêmes causes à tous ces crimes, ni tirer de conclusions avant que les enquêtes et la justice ne fassent leur travail. Mais leur récurrence mérite à ses yeux une réflexion collective qui dépasse l’émotion de chaque drame.
Elle cite le bilan 2025 de la Police nationale : 96 personnes ont été déférées au parquet pour homicide volontaire. Ce chiffre n’indique ni le nombre total de victimes ni celui des condamnations, et ne suffit pas à conclure à une hausse nationale. Il rappelle cependant l’ampleur du travail à mener pour comprendre et prévenir.
Colère, jalousie, frustration, conflits d’argent, humiliation ou désir de vengeance peuvent nourrir certains dérapages sans expliquer le passage à l’acte. Parmi les pistes, l’auteure cite la prise au sérieux des menaces, la meilleure protection des personnes exposées aux violences et l’apprentissage précoce de la gestion pacifique des désaccords.
Elle estime que la prévention doit s’accompagner d’une justice rigoureuse. L’abolition de la peine de mort en 2004 n’a pas éteint le débat sur son éventuel rétablissement, et elle appelle à y réfléchir sans passion, en pesant l’exigence de justice pour les victimes, l’efficacité des sanctions et le risque irréversible d’une erreur judiciaire.
Pour Anna Sambou, sanction et prévention ne s’opposent pas : l’une répond au crime commis, l’autre cherche à empêcher le suivant. Le progrès d’une société se mesure autant à sa capacité à prévenir qu’à punir.
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