Aucun char, missile ou véhicule blindé n’a été présenté au public, une décision officiellement justifiée par la « situation opérationnelle actuelle », selon le ministère russe de la Défense.
Depuis des années, cette cérémonie commémorant la victoire soviétique contre l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale servait également de démonstration de force du Kremlin. Mais l’édition 2026 reflète davantage les tensions et les inquiétudes sécuritaires liées à la guerre en Ukraine.
Une capitale sous haute surveillance
Les autorités russes ont considérablement renforcé la sécurité autour des célébrations.
Des systèmes anti-aériens ont été visibles dans plusieurs quartiers de Moscou, tandis que les habitants ont été avertis d’éventuelles restrictions d’internet mobile et de messagerie durant les festivités.
Cette prudence intervient alors que l’Ukraine multiplie les frappes de drones sur le territoire russe, notamment contre des raffineries de pétrole et des infrastructures stratégiques.
Au début de la semaine, un drone a même frappé un immeuble résidentiel dans un quartier huppé de l’ouest de Moscou, sans faire de victimes mais provoquant une forte inquiétude dans la capitale.
Selon plusieurs analystes, le Kremlin privilégie désormais la sécurité à la démonstration militaire.
« Poutine aime apparaître comme un dirigeant totalement maître de la situation », explique Sam Greene, professeur de politique russe au King’s College de Londres.
« Or, cette version réduite du défilé envoie un message inhabituel de fragilité. »
Un cessez-le-feu annoncé par Donald Trump
À la veille des célébrations, le président américain Donald Trump a annoncé un accord temporaire entre Moscou et Kyiv pour un cessez-le-feu de trois jours, du 9 au 11 mai.
L’information a ensuite été confirmée par le Kremlin et par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
L’accord prévoit également un échange massif de prisonniers dans un format « 1 000 contre 1 000 ».
« La Place Rouge est moins importante pour nous que la vie des prisonniers ukrainiens qui peuvent rentrer chez eux », a déclaré Volodymyr Zelensky.
Malgré cette trêve temporaire, les deux camps se sont encore accusés mutuellement de violations de cessez-le-feu dans les heures précédant les cérémonies.
Les médias internationaux largement écartés
Autre signe du climat tendu : plusieurs journalistes internationaux accrédités, dont ceux de CNN, ont finalement été empêchés d’assister au défilé.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a assuré qu’aucune accréditation n’avait été retirée, expliquant simplement que le nombre de journalistes autorisés était limité en raison du format réduit de l’événement.
Dans les faits, la majorité des médias étrangers ont dû se contenter des images diffusées par les chaînes d’État russes.
Une participation internationale plus discrète
Contrairement aux années précédentes, où la Russie accueillait de nombreux dirigeants étrangers, cette édition a réuni moins d’invités internationaux.
Le président biélorusse Alexander Lukashenko, le roi de Malaisie Sultan Ibrahim Iskandar ainsi que le président du Laos Thongloun Sisoulith figuraient parmi les principaux invités présents à Moscou.
Le Premier ministre slovaque Robert Fico, attendu dans la capitale russe pour une rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine, a indiqué qu’il ne participerait pas à la parade militaire.
Une population russe de plus en plus fatiguée par la guerre
À Moscou, certains habitants interrogés expriment une lassitude croissante face au conflit.
« Il est temps que cette guerre se termine », confie Mikhaïl, un résident moscovite interrogé par CNN.
« Les gens meurent, l’économie souffre et les restrictions augmentent. La guerre n’a jamais rien apporté de bon. »
Même son de cloche chez Galina, venue du Donbass occupé par la Russie, qui affirme ressentir les conséquences du conflit depuis 2014.
« Ce sont les gens ordinaires qui souffrent », dit-elle. « La guerre est mauvaise pour tout le monde. »
Depuis des années, cette cérémonie commémorant la victoire soviétique contre l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale servait également de démonstration de force du Kremlin. Mais l’édition 2026 reflète davantage les tensions et les inquiétudes sécuritaires liées à la guerre en Ukraine.
Une capitale sous haute surveillance
Les autorités russes ont considérablement renforcé la sécurité autour des célébrations.
Des systèmes anti-aériens ont été visibles dans plusieurs quartiers de Moscou, tandis que les habitants ont été avertis d’éventuelles restrictions d’internet mobile et de messagerie durant les festivités.
Cette prudence intervient alors que l’Ukraine multiplie les frappes de drones sur le territoire russe, notamment contre des raffineries de pétrole et des infrastructures stratégiques.
Au début de la semaine, un drone a même frappé un immeuble résidentiel dans un quartier huppé de l’ouest de Moscou, sans faire de victimes mais provoquant une forte inquiétude dans la capitale.
Selon plusieurs analystes, le Kremlin privilégie désormais la sécurité à la démonstration militaire.
« Poutine aime apparaître comme un dirigeant totalement maître de la situation », explique Sam Greene, professeur de politique russe au King’s College de Londres.
« Or, cette version réduite du défilé envoie un message inhabituel de fragilité. »
Un cessez-le-feu annoncé par Donald Trump
À la veille des célébrations, le président américain Donald Trump a annoncé un accord temporaire entre Moscou et Kyiv pour un cessez-le-feu de trois jours, du 9 au 11 mai.
L’information a ensuite été confirmée par le Kremlin et par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
L’accord prévoit également un échange massif de prisonniers dans un format « 1 000 contre 1 000 ».
« La Place Rouge est moins importante pour nous que la vie des prisonniers ukrainiens qui peuvent rentrer chez eux », a déclaré Volodymyr Zelensky.
Malgré cette trêve temporaire, les deux camps se sont encore accusés mutuellement de violations de cessez-le-feu dans les heures précédant les cérémonies.
Les médias internationaux largement écartés
Autre signe du climat tendu : plusieurs journalistes internationaux accrédités, dont ceux de CNN, ont finalement été empêchés d’assister au défilé.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a assuré qu’aucune accréditation n’avait été retirée, expliquant simplement que le nombre de journalistes autorisés était limité en raison du format réduit de l’événement.
Dans les faits, la majorité des médias étrangers ont dû se contenter des images diffusées par les chaînes d’État russes.
Une participation internationale plus discrète
Contrairement aux années précédentes, où la Russie accueillait de nombreux dirigeants étrangers, cette édition a réuni moins d’invités internationaux.
Le président biélorusse Alexander Lukashenko, le roi de Malaisie Sultan Ibrahim Iskandar ainsi que le président du Laos Thongloun Sisoulith figuraient parmi les principaux invités présents à Moscou.
Le Premier ministre slovaque Robert Fico, attendu dans la capitale russe pour une rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine, a indiqué qu’il ne participerait pas à la parade militaire.
Une population russe de plus en plus fatiguée par la guerre
À Moscou, certains habitants interrogés expriment une lassitude croissante face au conflit.
« Il est temps que cette guerre se termine », confie Mikhaïl, un résident moscovite interrogé par CNN.
« Les gens meurent, l’économie souffre et les restrictions augmentent. La guerre n’a jamais rien apporté de bon. »
Même son de cloche chez Galina, venue du Donbass occupé par la Russie, qui affirme ressentir les conséquences du conflit depuis 2014.
« Ce sont les gens ordinaires qui souffrent », dit-elle. « La guerre est mauvaise pour tout le monde. »


