Depuis que les États-Unis et Israël ont lancé leur campagne de bombardements contre l’Iran, Téhéran et ses alliés ont mené au moins 135 attaques de drones et de missiles contre au moins 84 sites d’infrastructures du Golfe, d’après une enquête visuelle publiée jeudi. Les pays touchés sont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Qatar, le Koweït, Oman et Bahreïn.
Les frappes ont ciblé des équipements essentiels : systèmes d’acheminement du pétrole, installations de gaz naturel liquéfié comme celle de Ras Laffan au Qatar, aéroports, raffineries, centrales électriques et usines de dessalement. Le port émirati de Fujairah a été visé au moins 19 fois. Le Koweït a vu ses infrastructures d’exportation d’énergie et son aéroport touchés presque dès le début du conflit, et au moins quatre de ses huit centrales électriques et de dessalement ont été frappées entre mars et juillet.
Les gouvernements de la région ont souvent attribué les dégâts à des débris d’interceptions. L’enquête a recensé au moins 34 communiqués officiels allant dans ce sens, alors que les équipements touchés étaient, à chaque fois, ceux dont la perte pèse le plus lourd sur les opérations. Un ancien coordinateur de frappes aériennes des Marines américains, qui a examiné les conclusions, parle de « précision », d’« expertise de ciblage » et de « patience ».
Ces attaques s’ajoutent au blocus iranien du détroit d’Ormuz. Elles ont perturbé la production de pétrole et de gaz, et contribué à faire grimper les prix du brut au-dessus de 100 dollars le baril. Aucune frappe n’a été signalée contre les infrastructures émiraties depuis le 17 mai.
Pour les analystes, cette campagne explique en partie comment l’Iran a tenu face à une armée américaine bien supérieure. Elle donne aussi à Téhéran un levier économique dans ses négociations avec Washington, car elle menace durablement les voisins arabes et l’économie mondiale.
Les frappes ont ciblé des équipements essentiels : systèmes d’acheminement du pétrole, installations de gaz naturel liquéfié comme celle de Ras Laffan au Qatar, aéroports, raffineries, centrales électriques et usines de dessalement. Le port émirati de Fujairah a été visé au moins 19 fois. Le Koweït a vu ses infrastructures d’exportation d’énergie et son aéroport touchés presque dès le début du conflit, et au moins quatre de ses huit centrales électriques et de dessalement ont été frappées entre mars et juillet.
Les gouvernements de la région ont souvent attribué les dégâts à des débris d’interceptions. L’enquête a recensé au moins 34 communiqués officiels allant dans ce sens, alors que les équipements touchés étaient, à chaque fois, ceux dont la perte pèse le plus lourd sur les opérations. Un ancien coordinateur de frappes aériennes des Marines américains, qui a examiné les conclusions, parle de « précision », d’« expertise de ciblage » et de « patience ».
Ces attaques s’ajoutent au blocus iranien du détroit d’Ormuz. Elles ont perturbé la production de pétrole et de gaz, et contribué à faire grimper les prix du brut au-dessus de 100 dollars le baril. Aucune frappe n’a été signalée contre les infrastructures émiraties depuis le 17 mai.
Pour les analystes, cette campagne explique en partie comment l’Iran a tenu face à une armée américaine bien supérieure. Elle donne aussi à Téhéran un levier économique dans ses négociations avec Washington, car elle menace durablement les voisins arabes et l’économie mondiale.
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