Menu

Élections locales : la Cour suprême rejette la requête de « Ñoo Lank », qui promet de poursuivre la « bataille politique »

La chambre administrative de la Cour suprême a déclaré irrecevable la requête en référé introduite par le Collectif « Ñoo Lank » concernant la tenue des élections locales. Réagissant à cette décision, le secrétaire général du collectif, Malal Diallo, affirme que « la bataille juridique est perdue, mais celle politique reste », tout en maintenant que le président de la République aurait violé les délais légaux prévus pour l'organisation du scrutin.



La chambre administrative de la Cour suprême a déclaré irrecevable, ce jeudi, la requête aux fins de référé-mesures utiles introduite par le Collectif « Ñoo Lank ». Le juge des référés a motivé sa décision par le caractère réglementaire de la fixation des élections locales, une prérogative relevant exclusivement du pouvoir exécutif.

Une décision acceptée mais contestée sur le fond

Réagissant à cette décision, Malal Diallo, secrétaire général du collectif, a indiqué se remettre « à la sagesse de la haute juridiction ». Il a toutefois précisé que l'objectif de la démarche n'était pas tant d'obtenir gain de cause devant le juge que d'alerter l'opinion publique sur ce que le collectif considère comme une violation de la loi par le chef de l'État. « Nous sommes conscients que le président de la République a violé les lois. Il y a des impératifs légaux qui sont là et qu'il n'a pas respectés pour la tenue de ces élections », a-t-il affirmé.

Un fondement juridique basé sur la séparation des pouvoirs

Selon Malal Diallo, la haute juridiction n'a pas souhaité s'immiscer dans le pouvoir réglementaire de l'exécutif, en vertu du principe de séparation des pouvoirs. Une position qu'il oppose aux déclarations antérieures du procureur général. Le collectif maintient néanmoins que les élections locales doivent impérativement se tenir avant la fin du mandat des conseils locaux, entré en vigueur le 23 janvier 2022 et qui s'achève au plus tard le 23 janvier 2027.

Interrogé sur les motivations juridiques du rejet, le secrétaire général a expliqué qu'elles reposent sur l'article L.63 du Code électoral, qui dispose que la date des élections est fixée par décret présidentiel, tout comme la convocation du corps électoral. Sur cette base, les juges ont estimé ne pas avoir à se prononcer sur une décision relevant du pouvoir exécutif.

Une issue anticipée par le collectif

Malal Diallo a par ailleurs affirmé ne pas être surpris par cette issue. « En tant que juriste, nous connaissons la jurisprudence administrative. Rien n'est certain à l'avance ; cela appartient toujours à l'appréciation du juge, selon les faits, les textes et les circonstances du moment », a-t-il souligné, ajoutant que le collectif s'attendait à ce résultat, quel qu'il soit.

La bataille politique désormais privilégiée

Tout en reconnaissant que « la bataille juridique semble perdue », le responsable du collectif a affirmé que « la bataille politique reste devant nous ». Il a tenu à préciser que le Collectif « Ñoo Lank » n'est pas un acteur politique candidat, mais une organisation de la société civile, entendant poursuivre son combat en dehors du seul cadre juridictionnel.

Rédigé par le Jeudi 27 Août 2026 à 21:14


Nouveau commentaire :


Ajoutez-nous à vos favoris Google


SPORT NEWS




Inscription à la newsletter

Terangatimesn - Actualité au Sénégal, en Afrique et dans le monde

Terangatimesn.com est un média d’information en ligne couvrant l’actualité du Sénégal, de l’Afrique et du monde.


© 2025 Terangatimesn.com – Média d’actualité au Sénégal, en Afrique et dans le monde. Mail: redaction@terangatimesn.com