Parmi les plus touchés, Lansana Coly, ancien sélectionneur emblématique de l’équipe nationale olympique de lutte, a accepté de livrer un témoignage poignant dans les colonnes du quotidien Record sur celui qui fut son mentor, son guide, son grand frère de toujours.
« C’est lui qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui »
Pour Lansana Coly, la perte est immense, tant les deux techniciens ont partagé de décennies de complicité au sein du Comité National de Gestion (CNG) de la lutte :
« Il me sera difficile de faire un témoignage complet, tellement j’ai de choses à dire sur Abdou Badji. C’est lui qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Il m’a guidé, corrigé et façonné jusqu’à faire de moi l’homme que je suis devenu. »
Rappelant l'histoire, Lansana Coly évoque la fin des années 1980 lorsque Abdou Badji a succédé à Cheikh Ndour au poste de DTN. Un rôle que le défunt occupera avec brio de 1990 à 2022, date de sa démission. Ancien technicien de judo ayant choisi de se consacrer corps et âme à la lutte, Abdou Badji était reconnu pour sa franchise, sa rigueur exemplaire, mais aussi pour une immense gentillesse qui masquait un tempérament de gagneur. « Si la lutte olympique sénégalaise a remporté autant de médailles, c’est en grande partie grâce à sa vision », insiste son successeur spirituel.
Les coulisses tragiques de ses derniers jours à Thionk-Essyl
Unis par des liens de sang et de voisinage — Coly étant originaire de Kindianky, à une quinzaine de kilomètres de Thionk-Essyl —, les deux hommes étaient restés très proches. Lansana Coly est revenu avec émotion sur les derniers instants du défunt, venu initialement au village pour célébrer un heureux événement familial.
Abdou Badji, qui résidait habituellement à Thiès, avait fait le déplacement en Casamance pour accueillir son épouse de retour du pèlerinage aux Lieux saints de l'Islam (La Mecque). Bien qu'il se sentait affaibli et hésitant, ce sont ses enfants qui l'avaient convaincu de voyager. Après une belle cérémonie de communion familiale le samedi, l'état de santé du technicien s'est malheureusement dégradé le dimanche, marqué par des vomissements et un gonflement des membres inférieurs. Il a finalement rendu l'âme au matin du lundi 6 juillet.
Le Sénégal perd un immense serviteur de l'État, un éducateur hors pair et le plus grand stratège de l'histoire moderne de notre lutte nationale.
« C’est lui qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui »
Pour Lansana Coly, la perte est immense, tant les deux techniciens ont partagé de décennies de complicité au sein du Comité National de Gestion (CNG) de la lutte :
« Il me sera difficile de faire un témoignage complet, tellement j’ai de choses à dire sur Abdou Badji. C’est lui qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Il m’a guidé, corrigé et façonné jusqu’à faire de moi l’homme que je suis devenu. »
Rappelant l'histoire, Lansana Coly évoque la fin des années 1980 lorsque Abdou Badji a succédé à Cheikh Ndour au poste de DTN. Un rôle que le défunt occupera avec brio de 1990 à 2022, date de sa démission. Ancien technicien de judo ayant choisi de se consacrer corps et âme à la lutte, Abdou Badji était reconnu pour sa franchise, sa rigueur exemplaire, mais aussi pour une immense gentillesse qui masquait un tempérament de gagneur. « Si la lutte olympique sénégalaise a remporté autant de médailles, c’est en grande partie grâce à sa vision », insiste son successeur spirituel.
Les coulisses tragiques de ses derniers jours à Thionk-Essyl
Unis par des liens de sang et de voisinage — Coly étant originaire de Kindianky, à une quinzaine de kilomètres de Thionk-Essyl —, les deux hommes étaient restés très proches. Lansana Coly est revenu avec émotion sur les derniers instants du défunt, venu initialement au village pour célébrer un heureux événement familial.
Abdou Badji, qui résidait habituellement à Thiès, avait fait le déplacement en Casamance pour accueillir son épouse de retour du pèlerinage aux Lieux saints de l'Islam (La Mecque). Bien qu'il se sentait affaibli et hésitant, ce sont ses enfants qui l'avaient convaincu de voyager. Après une belle cérémonie de communion familiale le samedi, l'état de santé du technicien s'est malheureusement dégradé le dimanche, marqué par des vomissements et un gonflement des membres inférieurs. Il a finalement rendu l'âme au matin du lundi 6 juillet.
Le Sénégal perd un immense serviteur de l'État, un éducateur hors pair et le plus grand stratège de l'histoire moderne de notre lutte nationale.

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