C'est une rupture aux conséquences immédiates pour la gauche française. Boris Vallaud, président du groupe parlementaire socialiste, a officiellement quitté la direction du Parti socialiste, dans un courrier de cinq pages adressé au premier secrétaire Olivier Faure.
Les hostilités avaient commencé après les municipales. Vallaud dénonçait alors l'«ambiguïté» du parti vis-à-vis de La France insoumise. Il reproche aussi à Faure d'avoir préféré «la fuite en avant au débat et au vote», et d'avoir échoué à faire du PS une alternative crédible au macronisme.
Le point de friction central reste la stratégie pour 2027. Vallaud s'oppose au projet de primaire de la gauche, qu'il juge vouée à l'échec. En partant, il emporte avec lui 24 membres de son courant, soit un tiers de la direction nationale.
Résultat : Faure reste premier secrétaire, mais perd sa majorité dans les instances du parti. Il était déjà arrivé troisième au dernier congrès, avant que Vallaud ne choisisse de le soutenir contre le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol.
Un proche de Vallaud résumait la situation il y a deux semaines : «Il n'y a pas de crise au PS. La crise, c'est quand il ne se passe rien.»
Dans la soirée, la direction du PS a répondu, mettant en garde contre le fait de «brutaliser ses partenaires» de la gauche non-mélenchoniste, et réaffirmant sa volonté de construire «une solution de rassemblement crédible» avant 2027.
Les hostilités avaient commencé après les municipales. Vallaud dénonçait alors l'«ambiguïté» du parti vis-à-vis de La France insoumise. Il reproche aussi à Faure d'avoir préféré «la fuite en avant au débat et au vote», et d'avoir échoué à faire du PS une alternative crédible au macronisme.
Le point de friction central reste la stratégie pour 2027. Vallaud s'oppose au projet de primaire de la gauche, qu'il juge vouée à l'échec. En partant, il emporte avec lui 24 membres de son courant, soit un tiers de la direction nationale.
Résultat : Faure reste premier secrétaire, mais perd sa majorité dans les instances du parti. Il était déjà arrivé troisième au dernier congrès, avant que Vallaud ne choisisse de le soutenir contre le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol.
Un proche de Vallaud résumait la situation il y a deux semaines : «Il n'y a pas de crise au PS. La crise, c'est quand il ne se passe rien.»
Dans la soirée, la direction du PS a répondu, mettant en garde contre le fait de «brutaliser ses partenaires» de la gauche non-mélenchoniste, et réaffirmant sa volonté de construire «une solution de rassemblement crédible» avant 2027.


