Le symbole est fort. Mark Carney s'est rendu à Strasbourg pour prendre la parole devant les eurodéputés, au lendemain du discours sur l'état de l'Union prononcé par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à laquelle il assistait en tant qu'invité d'honneur. Une visite hautement symbolique, la présidente du Parlement européen ayant salué l'occasion de « renforcer les liens » entre l'Union européenne et le Canada.
Ce déplacement intervient à un moment charnière des relations entre Ottawa et Washington. Les négociations commerciales entre les deux pays s'étaient effondrées quelques semaines plus tôt, avant que le président américain n'impose de nouveaux droits de douane de 50 % sur environ 20 milliards de dollars de produits canadiens — une mesure à laquelle le Canada a répliqué par des tarifs de rétorsion équivalents. Le président américain avait également ravivé, sur les réseaux sociaux, sa rhétorique controversée évoquant l'intégration du Canada comme cinquante-et-unième État américain.
Face à cette pression, Mark Carney a fait de la diversification commerciale et du rapprochement avec l'Europe l'un des axes centraux de sa politique étrangère depuis son arrivée au pouvoir en mars 2025, multipliant les déplacements outre-Atlantique — pas moins d'une douzaine de voyages en Europe en un peu plus d'un an. Son gouvernement a également renforcé la coopération avec le continent européen à travers un partenariat en matière de sécurité et de défense, ainsi que l'entrée du Canada, une première pour un pays non européen, dans l'initiative européenne SAFE consacrée au renforcement des capacités de défense du continent.
Sur le plan intérieur, ce virage européen ne fait toutefois pas l'unanimité. L'opposition conservatrice a réclamé la tenue d'un débat d'urgence au Parlement canadien à la suite de l'échec des négociations commerciales avec les États-Unis, une demande jusqu'ici écartée par le cabinet du premier ministre. Certains élus provinciaux, comme la première ministre de l'Alberta, défendent au contraire l'idée que la relation commerciale du Canada doit demeurer « plus résiliente qu'un seul président », plaidant pour une approche moins dépendante des aléas de la relation avec Washington.
Ce déplacement européen illustre ainsi la stratégie d'un gouvernement canadien cherchant à se ménager des marges de manœuvre face à un partenaire américain devenu de plus en plus imprévisible, sans pour autant rompre officiellement le dialogue transatlantique historique entre les deux pays.
Ce déplacement intervient à un moment charnière des relations entre Ottawa et Washington. Les négociations commerciales entre les deux pays s'étaient effondrées quelques semaines plus tôt, avant que le président américain n'impose de nouveaux droits de douane de 50 % sur environ 20 milliards de dollars de produits canadiens — une mesure à laquelle le Canada a répliqué par des tarifs de rétorsion équivalents. Le président américain avait également ravivé, sur les réseaux sociaux, sa rhétorique controversée évoquant l'intégration du Canada comme cinquante-et-unième État américain.
Face à cette pression, Mark Carney a fait de la diversification commerciale et du rapprochement avec l'Europe l'un des axes centraux de sa politique étrangère depuis son arrivée au pouvoir en mars 2025, multipliant les déplacements outre-Atlantique — pas moins d'une douzaine de voyages en Europe en un peu plus d'un an. Son gouvernement a également renforcé la coopération avec le continent européen à travers un partenariat en matière de sécurité et de défense, ainsi que l'entrée du Canada, une première pour un pays non européen, dans l'initiative européenne SAFE consacrée au renforcement des capacités de défense du continent.
Sur le plan intérieur, ce virage européen ne fait toutefois pas l'unanimité. L'opposition conservatrice a réclamé la tenue d'un débat d'urgence au Parlement canadien à la suite de l'échec des négociations commerciales avec les États-Unis, une demande jusqu'ici écartée par le cabinet du premier ministre. Certains élus provinciaux, comme la première ministre de l'Alberta, défendent au contraire l'idée que la relation commerciale du Canada doit demeurer « plus résiliente qu'un seul président », plaidant pour une approche moins dépendante des aléas de la relation avec Washington.
Ce déplacement européen illustre ainsi la stratégie d'un gouvernement canadien cherchant à se ménager des marges de manœuvre face à un partenaire américain devenu de plus en plus imprévisible, sans pour autant rompre officiellement le dialogue transatlantique historique entre les deux pays.
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