Des stocks d'ATACMS et de PrSM presque à sec
Ces munitions sont principalement les armes sol-sol de l'armée de terre, connues sous les noms d'Army Tactical Missile Systems (ATACMS) et de Precision Strike Missiles (PrSM). Selon deux des sources interrogées, les États-Unis ont utilisé pratiquement l'intégralité de ces armements, chacun coûtant plus d'un million de dollars. Ces munitions à longue portée permettent des frappes précises depuis une distance sécurisée et ont notamment joué un rôle clé dans le conflit en Ukraine, où les ATACMS fournis par Washington ont permis aux forces ukrainiennes de frapper des cibles en territoire russe. Le PrSM, plus récent et plus avancé, doit progressivement remplacer l'ATACMS, dont la portée est plus limitée.
Cette forte baisse des stocks de missiles de précision pourrait contraindre le président Donald Trump à recourir davantage à des missions de bombardement pilotées, plus risquées, s'il relance des frappes de grande ampleur contre l'Iran.
La Maison Blanche minimise, les analystes plus prudents
Interrogée sur ces données, la Maison Blanche a transmis une déclaration de Donald Trump affirmant que les États-Unis disposaient de bien plus de munitions que quiconque dans le monde, et bien plus que nécessaire, ajoutant que les entreprises de défense américaines produisaient actuellement plus de munitions que jamais. Le porte-parole en chef du Pentagone, Sean Parnell, a pour sa part assuré que l'armée américaine disposait de tout ce dont elle avait besoin pour agir au moment et à l'endroit choisis par le président.
Les analystes reconnaissent que certaines munitions, notamment les obus d'artillerie et plusieurs types de missiles, sont produites à un rythme record, mais préviennent que les stocks pourraient rester insuffisants en cas de conflit prolongé.
Une réduction des stocks qui inquiète en interne
Selon l'une des sources, cette diminution des stocks d'ATACMS et de PrSM reflète un choix de l'administration Trump d'éviter des méthodes plus risquées pour frapper des cibles iraniennes, comme l'usage d'avions pilotés. Depuis plusieurs semaines, des responsables militaires auraient averti le président que les stocks d'armements défensifs, notamment les intercepteurs Patriot, très efficaces contre les missiles balistiques, s'amenuisaient également. Un responsable américain a toutefois contesté que ces inquiétudes aient motivé la décision de Trump de renoncer à une nouvelle offensive de grande ampleur en Iran, l'attribuant plutôt à des pressions exercées par les pays du Golfe.
Les stocks défensifs également fortement sollicités
Selon un rapport publié récemment par le Center for Strategic and International Studies (CSIS), environ 65 % des intercepteurs Patriot auraient été utilisés entre février et juillet, tandis que le nombre d'intercepteurs balistiques THAAD dans les stocks américains aurait chuté d'au moins 38 % depuis le début de la guerre. Selon deux des sources, ces estimations correspondent aux données internes américaines, bien que Reuters n'ait pas pu consulter directement ces chiffres.
Les États-Unis auraient par ailleurs consommé un peu moins de la moitié de leur stock mondial de missiles de croisière Tomahawk, une arme navale tirée depuis des destroyers, croiseurs et sous-marins, depuis le début du conflit. Raytheon, filiale de RTX qui produit ces missiles, aurait conclu un accord préliminaire pluriannuel avec le Pentagone pour accroître leur production, dans un contexte de course généralisée à la reconstitution des stocks américains.
Un débat sur l'autorité présidentielle
Ce conflit au Moyen-Orient continue par ailleurs de nourrir un débat sur l'autorité de Donald Trump à mener des hostilités contre l'Iran sans autorisation du Congrès, aucune demande de déclaration de guerre n'ayant été soumise aux élus américains.
Selon plusieurs sources, les États-Unis ont épuisé la quasi-totalité de leurs stocks de missiles ATACMS et PrSM durant la guerre contre l'Iran, et ont consommé près de la moitié de leur stock mondial de Tomahawk, tout en voyant fondre leurs intercepteurs Patriot et THAAD. La Maison Blanche minimise ces inquiétudes, tandis que des responsables militaires et des analystes s'interrogent sur la capacité des États-Unis à faire face à d'autres crises internationales.
Ces munitions sont principalement les armes sol-sol de l'armée de terre, connues sous les noms d'Army Tactical Missile Systems (ATACMS) et de Precision Strike Missiles (PrSM). Selon deux des sources interrogées, les États-Unis ont utilisé pratiquement l'intégralité de ces armements, chacun coûtant plus d'un million de dollars. Ces munitions à longue portée permettent des frappes précises depuis une distance sécurisée et ont notamment joué un rôle clé dans le conflit en Ukraine, où les ATACMS fournis par Washington ont permis aux forces ukrainiennes de frapper des cibles en territoire russe. Le PrSM, plus récent et plus avancé, doit progressivement remplacer l'ATACMS, dont la portée est plus limitée.
Cette forte baisse des stocks de missiles de précision pourrait contraindre le président Donald Trump à recourir davantage à des missions de bombardement pilotées, plus risquées, s'il relance des frappes de grande ampleur contre l'Iran.
La Maison Blanche minimise, les analystes plus prudents
Interrogée sur ces données, la Maison Blanche a transmis une déclaration de Donald Trump affirmant que les États-Unis disposaient de bien plus de munitions que quiconque dans le monde, et bien plus que nécessaire, ajoutant que les entreprises de défense américaines produisaient actuellement plus de munitions que jamais. Le porte-parole en chef du Pentagone, Sean Parnell, a pour sa part assuré que l'armée américaine disposait de tout ce dont elle avait besoin pour agir au moment et à l'endroit choisis par le président.
Les analystes reconnaissent que certaines munitions, notamment les obus d'artillerie et plusieurs types de missiles, sont produites à un rythme record, mais préviennent que les stocks pourraient rester insuffisants en cas de conflit prolongé.
Une réduction des stocks qui inquiète en interne
Selon l'une des sources, cette diminution des stocks d'ATACMS et de PrSM reflète un choix de l'administration Trump d'éviter des méthodes plus risquées pour frapper des cibles iraniennes, comme l'usage d'avions pilotés. Depuis plusieurs semaines, des responsables militaires auraient averti le président que les stocks d'armements défensifs, notamment les intercepteurs Patriot, très efficaces contre les missiles balistiques, s'amenuisaient également. Un responsable américain a toutefois contesté que ces inquiétudes aient motivé la décision de Trump de renoncer à une nouvelle offensive de grande ampleur en Iran, l'attribuant plutôt à des pressions exercées par les pays du Golfe.
Les stocks défensifs également fortement sollicités
Selon un rapport publié récemment par le Center for Strategic and International Studies (CSIS), environ 65 % des intercepteurs Patriot auraient été utilisés entre février et juillet, tandis que le nombre d'intercepteurs balistiques THAAD dans les stocks américains aurait chuté d'au moins 38 % depuis le début de la guerre. Selon deux des sources, ces estimations correspondent aux données internes américaines, bien que Reuters n'ait pas pu consulter directement ces chiffres.
Les États-Unis auraient par ailleurs consommé un peu moins de la moitié de leur stock mondial de missiles de croisière Tomahawk, une arme navale tirée depuis des destroyers, croiseurs et sous-marins, depuis le début du conflit. Raytheon, filiale de RTX qui produit ces missiles, aurait conclu un accord préliminaire pluriannuel avec le Pentagone pour accroître leur production, dans un contexte de course généralisée à la reconstitution des stocks américains.
Un débat sur l'autorité présidentielle
Ce conflit au Moyen-Orient continue par ailleurs de nourrir un débat sur l'autorité de Donald Trump à mener des hostilités contre l'Iran sans autorisation du Congrès, aucune demande de déclaration de guerre n'ayant été soumise aux élus américains.
Selon plusieurs sources, les États-Unis ont épuisé la quasi-totalité de leurs stocks de missiles ATACMS et PrSM durant la guerre contre l'Iran, et ont consommé près de la moitié de leur stock mondial de Tomahawk, tout en voyant fondre leurs intercepteurs Patriot et THAAD. La Maison Blanche minimise ces inquiétudes, tandis que des responsables militaires et des analystes s'interrogent sur la capacité des États-Unis à faire face à d'autres crises internationales.

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