« Il a été le premier Premier ministre à avoir ça »
Selon l'ancien ministre, les précédents chefs de gouvernement n'ont pas eu accès à de telles enveloppes financières sous cette forme. S'appuyant sur ses entretiens et sa connaissance des rouages de l'État, Aly Ngouille Ndiaye a affirmé :
« Il a été le premier Premier ministre à avoir ça. Moi je n'ai pas été Premier ministre, mais il y a des anciens premiers ministres qui sont toujours là et qui m'écoutent... Je sais que [Mohammed] Boun Abdallah Dionne n'avait pas des fonds pour ça. Donc, cela a démarré avec lui. Amadou Ba n'en avait pas parce que lui il a été remplacé par Sidiki [Kaba] et Sidiki n'a pas duré à la Primature pour en bénéficier. »
Des montants et des interrogations sur la cadence d'utilisation
Abordant la question des chiffres et de la périodicité de décaissement de ces fonds dits spéciaux, l'ancien membre du gouvernement a soulevé des zones d'ombre qu'il juge troublantes :
Des estimations vertigineuses : Selon certaines indiscrétions, si l'enveloppe était calculée sur une base annuelle, elle s'élèverait à environ 8 milliards de francs CFA.
Une consommation rapide : Aly Ngouille Ndiaye soutient qu'une première tranche évaluée à 1,7 milliard de francs CFA aurait été rapidement épuisée en l'espace d'un trimestre, accréditant l'hypothèse d'une périodicité plus rapprochée.
Le sort des ressources : « Si cet argent a été utilisé et que celui qui l'a remplacé n'a rien trouvé, cela veut dire que lui-même a consommé ces ressources », a-t-il assené.
L'appel à la redevabilité et aux commissions d'enquête
Face aux interpellations récurrentes de la classe politique sur la transparence et la bonne gouvernance, Aly Ngouille Ndiaye estime que l’exemplarité doit commencer par une reddition des comptes interne.
Il a ainsi mis au défi le pouvoir en place de faire la lumière sur l'utilisation de cette enveloppe :
« Si j'étais à sa place, la première chose à faire c'est de clarifier comment est-ce que j'ai utilisé les 1,7 milliard ? C'est-à-dire les commissions [d'enquête], il devait y figurer et nous expliquer comment cet argent a été consommé. C'est à partir de là qu'on peut dire qu'il a donné un bon exemple. »
L'ancien ministre conclut en regrettant un décalage persistant entre le discours politique axé sur la rupture et la réalité des pratiques institutionnelles observées.
Selon l'ancien ministre, les précédents chefs de gouvernement n'ont pas eu accès à de telles enveloppes financières sous cette forme. S'appuyant sur ses entretiens et sa connaissance des rouages de l'État, Aly Ngouille Ndiaye a affirmé :
« Il a été le premier Premier ministre à avoir ça. Moi je n'ai pas été Premier ministre, mais il y a des anciens premiers ministres qui sont toujours là et qui m'écoutent... Je sais que [Mohammed] Boun Abdallah Dionne n'avait pas des fonds pour ça. Donc, cela a démarré avec lui. Amadou Ba n'en avait pas parce que lui il a été remplacé par Sidiki [Kaba] et Sidiki n'a pas duré à la Primature pour en bénéficier. »
Des montants et des interrogations sur la cadence d'utilisation
Abordant la question des chiffres et de la périodicité de décaissement de ces fonds dits spéciaux, l'ancien membre du gouvernement a soulevé des zones d'ombre qu'il juge troublantes :
Des estimations vertigineuses : Selon certaines indiscrétions, si l'enveloppe était calculée sur une base annuelle, elle s'élèverait à environ 8 milliards de francs CFA.
Une consommation rapide : Aly Ngouille Ndiaye soutient qu'une première tranche évaluée à 1,7 milliard de francs CFA aurait été rapidement épuisée en l'espace d'un trimestre, accréditant l'hypothèse d'une périodicité plus rapprochée.
Le sort des ressources : « Si cet argent a été utilisé et que celui qui l'a remplacé n'a rien trouvé, cela veut dire que lui-même a consommé ces ressources », a-t-il assené.
L'appel à la redevabilité et aux commissions d'enquête
Face aux interpellations récurrentes de la classe politique sur la transparence et la bonne gouvernance, Aly Ngouille Ndiaye estime que l’exemplarité doit commencer par une reddition des comptes interne.
Il a ainsi mis au défi le pouvoir en place de faire la lumière sur l'utilisation de cette enveloppe :
« Si j'étais à sa place, la première chose à faire c'est de clarifier comment est-ce que j'ai utilisé les 1,7 milliard ? C'est-à-dire les commissions [d'enquête], il devait y figurer et nous expliquer comment cet argent a été consommé. C'est à partir de là qu'on peut dire qu'il a donné un bon exemple. »
L'ancien ministre conclut en regrettant un décalage persistant entre le discours politique axé sur la rupture et la réalité des pratiques institutionnelles observées.

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