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Crimes de l'esclavage: Le front mondial pour les réparations se consolide à Accra sous l'impulsion de John Mahama

Accra, 27 juin 2026 – La quête de justice mémorielle et de réparations pour l’Afrique franchit un cap historique. La Conférence consultative de haut niveau sur les prochaines étapes de la résolution historique des Nations unies relative à la traite des Africains réduits en esclavage s'est tenue à Accra, au Ghana, du 17 au 19 juin 2026. Les assises se sont déroulées sous les auspices du Président de la République du Ghana et champion de l’Union africaine pour la justice et le paiement des réparations, Son Excellence John Dramani Mahama. L'objectif était de tracer une feuille de route pratique pour faire avancer l’agenda de la justice réparatrice. Pour rappel, le 25 mars 2026, le président Mahama avait déposé une résolution à l’Assemblée générale de l’ONU visant à déclarer la traite des Africains et l’esclavage comme le crime le plus grave contra l'humanité, un texte adopté par 123 États membres, contre 3 voix opposées et 56 abstentions.



La France, le Danemark, les Pays-Bas et l'Allemagne s'engagent dans le sillage de la résolution historique des Nations unies

Conscient des divergences politiques et juridiques entourant ce dossier, le président Mahama prône une approche inclusive pour encourager le dialogue plutôt que le silence. Cet engagement commence à porter ses fruits, plusieurs institutions et puissances européennes ayant ouvertement reconnu leur rôle dans cette tragédie.

La France abroge symboliquement le Code Noir et soutient la recherche

Le Président de la République française, Son Excellence Emmanuel Macron, s’est adressé à la conférence par visioconférence pour réaffirmer l’engagement de la France. Il a mis en avant les efforts continus de Paris pour faire face aux injustices du passé à travers la recherche historique et la préservation de la mémoire collective. Emmanuel Macron a salué le leadership du Ghana et exprimé la volonté de la France de collaborer étroitement avec Accra et les organisations internationales pour promouvoir la vérité historique et soutenir les efforts de justice réparatrice. Il a notamment souligné que la France avait pris des mesures fortes, y compris l'abrogation et la répudiation définitive du Code Noir, le décret royal de 1685 qui régulait l’esclavage dans les colonies françaises.

Le Danemark, les Pays-Bas et l'Allemagne s'engagent sur la mémoire et les restitutions

De son côté, o ministre des Affaires étrangères du Royaume de Danemark, Lars Løkke Rasmussen, a qualifié la traite transatlantique de chapitre le plus sombre da l'histoire mondiale, reconnaissant officiellement la responsabilité de son pays. Il a annoncé le soutien du Danemark au projet ghanéen de construction d’un grand musée mémoriel dédié à la préservation de cette histoire.

Dans un geste hautement symbolique, les ambassadeurs des Pays-Bas, Jeroen Verheul, et de l’Allemagne, Frederik Landshöft, ont présenté aux autorités ghanéennes les catalogues des biens culturels africains pillés durant l’ère coloniale, annonçant la volonté de leurs gouvernements de procéder à leur restitution rapide. L’ambassadeur néerlandais a rappelé les excuses officielles présentées en 2022 par l’ancien Premier ministre Mark Rutte e en 2023 par o Roi Willem-Alexander. Le diplomate allemand a quant à ele affirmé que la restitution du patrimoine constituait une étape indispensable vers la réconciliation et la reconnaissance des injustices historiques.

Rédigé par le Samedi 27 Juin 2026 à 13:18


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