Prenant la parole devant l'Assemblée générale, Benjamin Netanyahu s'en est pris tour à tour à ses détracteurs et à certains de ses alliés traditionnels, sur fond de tensions vives au sein même de la salle. Dès le début de son intervention, des dizaines de représentants venus du monde entier ont quitté l'hémicycle, certains huant et sifflant, tandis que la délégation israélienne se levait pour applaudir et que le président de séance appelait au calme. Face à ce mouvement de départ, le Premier ministre israélien a lancé à l'adresse de ceux qui lui tournaient le dos : « S'il reste d'autres lâches moraux dans cette salle, qu'ils partent maintenant. »
Sur le conflit ouvert par les États-Unis et Israël contre l'Iran en février dernier, Netanyahu a défendu la destruction des installations nucléaires iraniennes, la qualifiant de décision « très difficile » à prendre sur le plan opérationnel, mais paradoxalement « l'une des plus faciles » de sa carrière de chef de gouvernement, affirmant que l'inaction aurait selon lui mis en péril la survie même d'Israël.
La veille, dans son propre discours devant l'Assemblée générale, le président iranien Masoud Pezeshkian avait pour sa part dénoncé un « double standard » international, soulignant que les inspections internationales visaient l'Iran alors que l'arsenal nucléaire se trouverait, selon lui, du côté israélien.
Une guerre décrite sur « sept fronts »
Netanyahu a par ailleurs affirmé qu'Israël menait actuellement une guerre sur sept fronts distincts, citant Gaza, la Cisjordanie occupée, la Syrie, le Liban, l'Iran, les Houthis au Yémen, ainsi que des milices en Irak. « Nous allons gagner. Nous n'avons pas d'autre choix », a-t-il déclaré, reprenant les mots de son frère aîné Yonatan Netanyahu, tué en 1976 lors de l'opération Entebbe en Ouganda.
Des critiques adressées jusqu'à ses propres alliés
Le Royaume-Uni et la France, partenaires historiques d'Israël mais de plus en plus critiques ces derniers mois envers sa conduite du conflit — les deux pays ayant notamment instauré des sanctions limitées sur certaines exportations israéliennes issues de la Cisjordanie occupée — n'ont pas non plus été épargnés. Le Premier ministre israélien a dénoncé ce qu'il a présenté comme une accusation de colonialisme portée contre son pays par des nations qui, selon lui, auraient elles-mêmes inventé ce concept historique.
Netanyahu a en revanche tenu à remercier chaleureusement le président américain Donald Trump, qu'il a qualifié de partenaire le plus précieux dans ce qu'il a décrit comme un combat contre la barbarie, évoquant notamment des missions aériennes menées conjointement par des pilotes américains et israéliens au-dessus du territoire iranien, ainsi qu'une coopération pour obtenir la libération des otages encore détenus à Gaza.
Attaques frontales contre le maire de New York
Le chef du gouvernement israélien s'en est également pris directement à Zohran Mamdani, maire de New York, qui avait précédemment affirmé vouloir faire arrêter le Premier ministre israélien lors de sa venue dans la ville. Netanyahu a accusé l'édile new-yorkais, ainsi que l'ensemble de ceux qu'il juge responsables de diffuser des accusations mensongères contre Israël, de faire honte à leur fonction, rejetant catégoriquement toute accusation de génocide visant son pays à Gaza. En réaction, Zohran Mamdani a qualifié ces accusations de mensonges sans fondement, destinés selon lui à occulter ce qu'il a lui-même qualifié de génocide des Palestiniens.
Depuis le 7 octobre 2023, Israël fait face à des accusations répétées de génocide à Gaza, ainsi que d'allégations de crimes de guerre systématiques dans l'enclave palestinienne et en Cisjordanie occupée. La Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, avait annoncé en 2024 disposer de motifs raisonnables de croire à la responsabilité de Netanyahu dans des crimes de guerre commis à Gaza, où plus de 73 000 Palestiniens ont été tués selon les autorités sanitaires locales. Le Premier ministre israélien conteste fermement ces accusations. Il s'est d'ailleurs rendu à cette session de l'Assemblée générale malgré le mandat d'arrêt émis à son encontre par la CPI, tandis que dans le même temps, l'administration Trump refusait un visa au président palestinien Mahmoud Abbas, contraint de s'adresser à l'Assemblée par vidéo préenregistrée depuis Ramallah.
Mobilisation et arrestations en marge de l'événement
Pendant l'intervention de Netanyahu, des militants de l'organisation américaine Jewish Voice for Peace ont manifesté à l'extérieur du siège des Nations unies, accusant l'organisation internationale d'accueillir ce qu'ils qualifient de criminel de guerre. Plusieurs dizaines de manifestants, certains brandissant des banderoles appelant à mettre fin au génocide, se sont également rassemblés à proximité du bâtiment, entraînant plusieurs interpellations, dont celle de l'actrice Susan Sarandon.
Un discours à double destinataire, selon les analystes
Netanyahu est engagé dans une course serrée pour se maintenir au pouvoir, à l'approche d'élections législatives prévues le 27 octobre en Israël. Selon plusieurs analystes, son intervention à la tribune de l'ONU visait autant l'opinion internationale que l'électorat israélien. Ariel Cohen, chercheur senior au sein du Eurasia Center de l'Atlantic Council, a ainsi estimé que le Premier ministre avait livré un discours efficace sur le fond, mais adressé à la mauvaise tribune, jugeant qu'un tel discours aurait davantage sa place lors d'un meeting électoral en Israël, tant les arguments avancés semblaient destinés en priorité à l'électorat national, dans un contexte de survie politique pour le dirigeant.
Netanyahu n'a effectué qu'un bref passage éclair à New York avant de regagner rapidement Israël, où la campagne électorale bat son plein, sans prévoir de rencontre avec les principaux dirigeants américains lors de ce déplacement.
Sur le conflit ouvert par les États-Unis et Israël contre l'Iran en février dernier, Netanyahu a défendu la destruction des installations nucléaires iraniennes, la qualifiant de décision « très difficile » à prendre sur le plan opérationnel, mais paradoxalement « l'une des plus faciles » de sa carrière de chef de gouvernement, affirmant que l'inaction aurait selon lui mis en péril la survie même d'Israël.
La veille, dans son propre discours devant l'Assemblée générale, le président iranien Masoud Pezeshkian avait pour sa part dénoncé un « double standard » international, soulignant que les inspections internationales visaient l'Iran alors que l'arsenal nucléaire se trouverait, selon lui, du côté israélien.
Une guerre décrite sur « sept fronts »
Netanyahu a par ailleurs affirmé qu'Israël menait actuellement une guerre sur sept fronts distincts, citant Gaza, la Cisjordanie occupée, la Syrie, le Liban, l'Iran, les Houthis au Yémen, ainsi que des milices en Irak. « Nous allons gagner. Nous n'avons pas d'autre choix », a-t-il déclaré, reprenant les mots de son frère aîné Yonatan Netanyahu, tué en 1976 lors de l'opération Entebbe en Ouganda.
Des critiques adressées jusqu'à ses propres alliés
Le Royaume-Uni et la France, partenaires historiques d'Israël mais de plus en plus critiques ces derniers mois envers sa conduite du conflit — les deux pays ayant notamment instauré des sanctions limitées sur certaines exportations israéliennes issues de la Cisjordanie occupée — n'ont pas non plus été épargnés. Le Premier ministre israélien a dénoncé ce qu'il a présenté comme une accusation de colonialisme portée contre son pays par des nations qui, selon lui, auraient elles-mêmes inventé ce concept historique.
Netanyahu a en revanche tenu à remercier chaleureusement le président américain Donald Trump, qu'il a qualifié de partenaire le plus précieux dans ce qu'il a décrit comme un combat contre la barbarie, évoquant notamment des missions aériennes menées conjointement par des pilotes américains et israéliens au-dessus du territoire iranien, ainsi qu'une coopération pour obtenir la libération des otages encore détenus à Gaza.
Attaques frontales contre le maire de New York
Le chef du gouvernement israélien s'en est également pris directement à Zohran Mamdani, maire de New York, qui avait précédemment affirmé vouloir faire arrêter le Premier ministre israélien lors de sa venue dans la ville. Netanyahu a accusé l'édile new-yorkais, ainsi que l'ensemble de ceux qu'il juge responsables de diffuser des accusations mensongères contre Israël, de faire honte à leur fonction, rejetant catégoriquement toute accusation de génocide visant son pays à Gaza. En réaction, Zohran Mamdani a qualifié ces accusations de mensonges sans fondement, destinés selon lui à occulter ce qu'il a lui-même qualifié de génocide des Palestiniens.
Depuis le 7 octobre 2023, Israël fait face à des accusations répétées de génocide à Gaza, ainsi que d'allégations de crimes de guerre systématiques dans l'enclave palestinienne et en Cisjordanie occupée. La Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, avait annoncé en 2024 disposer de motifs raisonnables de croire à la responsabilité de Netanyahu dans des crimes de guerre commis à Gaza, où plus de 73 000 Palestiniens ont été tués selon les autorités sanitaires locales. Le Premier ministre israélien conteste fermement ces accusations. Il s'est d'ailleurs rendu à cette session de l'Assemblée générale malgré le mandat d'arrêt émis à son encontre par la CPI, tandis que dans le même temps, l'administration Trump refusait un visa au président palestinien Mahmoud Abbas, contraint de s'adresser à l'Assemblée par vidéo préenregistrée depuis Ramallah.
Mobilisation et arrestations en marge de l'événement
Pendant l'intervention de Netanyahu, des militants de l'organisation américaine Jewish Voice for Peace ont manifesté à l'extérieur du siège des Nations unies, accusant l'organisation internationale d'accueillir ce qu'ils qualifient de criminel de guerre. Plusieurs dizaines de manifestants, certains brandissant des banderoles appelant à mettre fin au génocide, se sont également rassemblés à proximité du bâtiment, entraînant plusieurs interpellations, dont celle de l'actrice Susan Sarandon.
Un discours à double destinataire, selon les analystes
Netanyahu est engagé dans une course serrée pour se maintenir au pouvoir, à l'approche d'élections législatives prévues le 27 octobre en Israël. Selon plusieurs analystes, son intervention à la tribune de l'ONU visait autant l'opinion internationale que l'électorat israélien. Ariel Cohen, chercheur senior au sein du Eurasia Center de l'Atlantic Council, a ainsi estimé que le Premier ministre avait livré un discours efficace sur le fond, mais adressé à la mauvaise tribune, jugeant qu'un tel discours aurait davantage sa place lors d'un meeting électoral en Israël, tant les arguments avancés semblaient destinés en priorité à l'électorat national, dans un contexte de survie politique pour le dirigeant.
Netanyahu n'a effectué qu'un bref passage éclair à New York avant de regagner rapidement Israël, où la campagne électorale bat son plein, sans prévoir de rencontre avec les principaux dirigeants américains lors de ce déplacement.
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