C'est une image que peu de Sénégalais imaginaient voir si tôt après l'alternance politique du mois de mars. L'ancien chef de l'État, Macky Sall, a foulé à nouveau le sol de la capitale sénégalaise dans le cadre d'une visite éclair caractérisée par un profil bas absolu. Loin des bains de foule et des protocoles d'antan, ce retour au pays répond à une urgence diplomatique hautement stratégique pour son avenir personnel sur la scène internationale.
Lancé officiellement depuis le 2 mars dernier dans la course pour le Secrétariat général de l'Organisation des Nations unies (ONU), l'ancien président sénégalais souffrait jusqu'ici d'un handicap politique majeur : sa candidature n'était formellement parrainée que par le Burundi. L'audience accordée ce vendredi 17 juillet au Palais de la République par le nouveau président, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, représentait donc une occasion décisive de corriger cette anomalie diplomatique.
Placer l'intérêt supérieur du Sénégal au-dessus des clivages
Pour l'entourage de l'ancien président, ce rapprochement inattendu relève d'une logique républicaine implacable. Un ancien ministre de Macky Sall résume la situation avec pragmatisme : « Le président Bassirou Diomaye Faye s’élève au-dessus de la politique politicienne, dans l’intérêt du pays. Cela n’aurait aucun sens que Macky Sall triomphe à l’ONU contre le Sénégal. »
Cette rencontre au sommet marque une rupture nette avec les vives tensions politiques qui ont précédé l'élection présidentielle. En acceptant de recevoir son ancien rival de l'Alliance pour la République (APR), le président Bassirou Diomaye Faye pose un acte de haute portée diplomatique, démontrant que le prestige international et l'influence du Sénégal dans la gouvernance mondiale doivent prévaloir sur les ressentiments et les clivages partisans internes.
Un parrainage crucial pour la suite de la campagne
Si les discussions se sont déroulées à l'abri des regards, l'obtention d'un soutien officiel et explicite de l'actuel gouvernement sénégalais est indispensable pour donner du poids à la candidature de Macky Sall face aux autres prétendants africains et mondiaux. Sans l'onction de son pays d'origine, sa campagne onusienne risquait de s'enliser par manque de légitimité nationale.
Cette séquence politique inédite envoie également un message de grande maturité démocratique au reste du continent africain. Elle prouve que les transitions démocratiques, bien que parfois tumultueuses, peuvent déboucher sur une collaboration intelligente lorsque les intérêts supérieurs de l'État sont engagés à l'échelle internationale.
Lancé officiellement depuis le 2 mars dernier dans la course pour le Secrétariat général de l'Organisation des Nations unies (ONU), l'ancien président sénégalais souffrait jusqu'ici d'un handicap politique majeur : sa candidature n'était formellement parrainée que par le Burundi. L'audience accordée ce vendredi 17 juillet au Palais de la République par le nouveau président, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, représentait donc une occasion décisive de corriger cette anomalie diplomatique.
Placer l'intérêt supérieur du Sénégal au-dessus des clivages
Pour l'entourage de l'ancien président, ce rapprochement inattendu relève d'une logique républicaine implacable. Un ancien ministre de Macky Sall résume la situation avec pragmatisme : « Le président Bassirou Diomaye Faye s’élève au-dessus de la politique politicienne, dans l’intérêt du pays. Cela n’aurait aucun sens que Macky Sall triomphe à l’ONU contre le Sénégal. »
Cette rencontre au sommet marque une rupture nette avec les vives tensions politiques qui ont précédé l'élection présidentielle. En acceptant de recevoir son ancien rival de l'Alliance pour la République (APR), le président Bassirou Diomaye Faye pose un acte de haute portée diplomatique, démontrant que le prestige international et l'influence du Sénégal dans la gouvernance mondiale doivent prévaloir sur les ressentiments et les clivages partisans internes.
Un parrainage crucial pour la suite de la campagne
Si les discussions se sont déroulées à l'abri des regards, l'obtention d'un soutien officiel et explicite de l'actuel gouvernement sénégalais est indispensable pour donner du poids à la candidature de Macky Sall face aux autres prétendants africains et mondiaux. Sans l'onction de son pays d'origine, sa campagne onusienne risquait de s'enliser par manque de légitimité nationale.
Cette séquence politique inédite envoie également un message de grande maturité démocratique au reste du continent africain. Elle prouve que les transitions démocratiques, bien que parfois tumultueuses, peuvent déboucher sur une collaboration intelligente lorsque les intérêts supérieurs de l'État sont engagés à l'échelle internationale.

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