La diplomatie mauritanienne est sur tous les fronts en cette période de turbulences régionales. Entre deux avions, le très actif ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l'extérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug, s’emploie activement à faire campagne pour la candidature de son compatriote Ismail Ould Cheikh Ahmed à la tête de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Une offensive diplomatique qui l'a conduit à mener une tournée marathon à la mi-juin à travers le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée.
Au-delà de cette ambition institutionnelle, c'est la situation sécuritaire aux portes de la Mauritanie qui concentre l'essentiel des inquiétudes. Les relations avec le voisin malien traversent une zone de fortes turbulences, rythmée par des incursions armées récurrentes et des drames humains qui affectent directement les populations civiles mauritaniennes établies près des zones de combat.
« À la frontière avec le Mali, nous avons perdu trop de vies innocentes », a fermement déploré Mohamed Salem Ould Merzoug, brisant la glace sur ce dossier ultrasensible. Nouakchott pointe du doigt les débordements liés aux opérations militaires menées par les forces armées maliennes (FAMa) et leurs supplétifs russes dans la traque des groupes djihadistes, exigeant des garanties strictes pour la sécurité de ses ressortissants.
Un positionnement stratégique entre Paris, l'Europe et le Sahara
Face à l'isolement croissant des juntes militaires du Sahel et à la reconfiguration des alliances dans la sous-région, la Mauritanie consolide son rôle de pôle de stabilité et d'interlocuteur privilégié pour les partenaires occidentaux. Le ministre a fait le point sur l'état des relations avec Paris, qualifiées de denses et stratégiques, notamment en matière de partage de renseignements et de développement économique.
Cette centralité géopolitique se vérifie également sur la question migratoire. Devenue un point de passage crucial pour les migrants d'Afrique subsaharienne en route vers l'Europe via les îles Canaries, la Mauritanie subit une pression constante. Le chef de la diplomatie a rappelé la volonté de Nouakchott de gérer cette crise avec humanisme et fermeté, tout en exigeant un soutien accru et proportionné de l'Union européenne pour la surveillance des côtes et des frontières terrestres.
Enfin, sur le dossier immuable du Sahara occidental, le ministre a réitéré la position de neutralité positive de la Mauritanie. Une posture d'équilibre indispensable pour maintenir des relations de bon voisinage aussi bien avec Rabat qu'avec Alger, alors que la région traverse une reconfiguration géopolitique majeure.
Au-delà de cette ambition institutionnelle, c'est la situation sécuritaire aux portes de la Mauritanie qui concentre l'essentiel des inquiétudes. Les relations avec le voisin malien traversent une zone de fortes turbulences, rythmée par des incursions armées récurrentes et des drames humains qui affectent directement les populations civiles mauritaniennes établies près des zones de combat.
« À la frontière avec le Mali, nous avons perdu trop de vies innocentes », a fermement déploré Mohamed Salem Ould Merzoug, brisant la glace sur ce dossier ultrasensible. Nouakchott pointe du doigt les débordements liés aux opérations militaires menées par les forces armées maliennes (FAMa) et leurs supplétifs russes dans la traque des groupes djihadistes, exigeant des garanties strictes pour la sécurité de ses ressortissants.
Un positionnement stratégique entre Paris, l'Europe et le Sahara
Face à l'isolement croissant des juntes militaires du Sahel et à la reconfiguration des alliances dans la sous-région, la Mauritanie consolide son rôle de pôle de stabilité et d'interlocuteur privilégié pour les partenaires occidentaux. Le ministre a fait le point sur l'état des relations avec Paris, qualifiées de denses et stratégiques, notamment en matière de partage de renseignements et de développement économique.
Cette centralité géopolitique se vérifie également sur la question migratoire. Devenue un point de passage crucial pour les migrants d'Afrique subsaharienne en route vers l'Europe via les îles Canaries, la Mauritanie subit une pression constante. Le chef de la diplomatie a rappelé la volonté de Nouakchott de gérer cette crise avec humanisme et fermeté, tout en exigeant un soutien accru et proportionné de l'Union européenne pour la surveillance des côtes et des frontières terrestres.
Enfin, sur le dossier immuable du Sahara occidental, le ministre a réitéré la position de neutralité positive de la Mauritanie. Une posture d'équilibre indispensable pour maintenir des relations de bon voisinage aussi bien avec Rabat qu'avec Alger, alors que la région traverse une reconfiguration géopolitique majeure.

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