Ce 5 juillet 2026, à l'occasion des célébrations de la fête de l’indépendance nationale, Abdelmadjid Tebboune s'est déplacé à Mahelma, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest d’Alger, pour inaugurer un hôpital moderne de cardiologie pédiatrique doté d'une capacité de 80 lits. Face au corps médical, le chef de l’État algérien a formulé un vœu ambitieux : « J’encourage tous les staffs médicaux à poursuivre leurs efforts, jusqu’à arriver à ce que plus aucun Algérien n’aille se faire soigner à l’étranger. »
Si ce discours souverainiste vise à redonner confiance en un système de santé local souvent décrié, il remet inévitablement en lumière une contradiction historique ancrée au sommet de l'État algérien. De Houari Boumédiène à Abdelaziz Bouteflika, en passant par Abdelmadjid Tebboune lui-même, l'élite politique algérienne a toujours entretenu le réflexe de l'expatriation médicale face à la maladie.
Une tradition de secrets et de cliniques Européennes
Le recours aux hôpitaux occidentaux ou russes par les dirigeants algériens est une constante depuis l'indépendance. En 1978, c'est à Moscou que Houari Boumédiène avait été transporté en urgence pour tenter de soigner la maladie rare qui l'emportera. Plus tard, le président Abdelaziz Bouteflika fera de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, puis de diverses cliniques ultra-sécurisées à Genève et à Barcelone, ses bases arrière médicales régulières, laissant le peuple algérien face aux carences des structures publiques nationales.
Abdelmadjid Tebboune n'échappe pas à cette réalité. Durant son premier mandat, le chef de l'État avait été longuement hospitalisé en Allemagne à la fin de l'année 2020 suite à de graves complications liées au Covid-19. Un épisode qui avait, à l'époque, alimenté de vives spéculations et rappelé la dépendance de l'exécutif vis-à-vis des plateaux techniques européens.
Le défi de la mise à niveau du système local
L'inauguration de la structure de Mahelma se veut une réponse politique et concrète à ce fossé qui sépare les dirigeants des citoyens ordinaires en matière de soins. L'Algérie tente d'investir massivement dans des infrastructures spécialisées de pointe pour inverser la tendance et réduire la facture des prises en charge à l'étranger.
Cependant, au-delà des infrastructures neuves, le défi pour le gouvernement algérien reste immense. Il implique de freiner la fuite massive des cerveaux et des médecins algériens — qui font souvent le bonheur des hôpitaux français — et de restaurer la confiance globale de la population envers la qualité des soins dispensés sur le sol national. Une confiance que les présidents successifs peinent encore à démontrer par l'exemple.
Si ce discours souverainiste vise à redonner confiance en un système de santé local souvent décrié, il remet inévitablement en lumière une contradiction historique ancrée au sommet de l'État algérien. De Houari Boumédiène à Abdelaziz Bouteflika, en passant par Abdelmadjid Tebboune lui-même, l'élite politique algérienne a toujours entretenu le réflexe de l'expatriation médicale face à la maladie.
Une tradition de secrets et de cliniques Européennes
Le recours aux hôpitaux occidentaux ou russes par les dirigeants algériens est une constante depuis l'indépendance. En 1978, c'est à Moscou que Houari Boumédiène avait été transporté en urgence pour tenter de soigner la maladie rare qui l'emportera. Plus tard, le président Abdelaziz Bouteflika fera de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, puis de diverses cliniques ultra-sécurisées à Genève et à Barcelone, ses bases arrière médicales régulières, laissant le peuple algérien face aux carences des structures publiques nationales.
Abdelmadjid Tebboune n'échappe pas à cette réalité. Durant son premier mandat, le chef de l'État avait été longuement hospitalisé en Allemagne à la fin de l'année 2020 suite à de graves complications liées au Covid-19. Un épisode qui avait, à l'époque, alimenté de vives spéculations et rappelé la dépendance de l'exécutif vis-à-vis des plateaux techniques européens.
Le défi de la mise à niveau du système local
L'inauguration de la structure de Mahelma se veut une réponse politique et concrète à ce fossé qui sépare les dirigeants des citoyens ordinaires en matière de soins. L'Algérie tente d'investir massivement dans des infrastructures spécialisées de pointe pour inverser la tendance et réduire la facture des prises en charge à l'étranger.
Cependant, au-delà des infrastructures neuves, le défi pour le gouvernement algérien reste immense. Il implique de freiner la fuite massive des cerveaux et des médecins algériens — qui font souvent le bonheur des hôpitaux français — et de restaurer la confiance globale de la population envers la qualité des soins dispensés sur le sol national. Une confiance que les présidents successifs peinent encore à démontrer par l'exemple.

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