À Caracas, l’intérim est assuré par Delcy Rodríguez, ancienne vice-présidente et figure centrale de l’appareil chaviste. Juriste aguerrie et ex-ministre du Pétrole, elle concentre une influence considérable sur l’économie et les finances publiques. Bien qu’elle reste sous sanctions américaines, elle est aujourd’hui perçue par Washington et par les grandes compagnies pétrolières comme l’interlocutrice la plus crédible pour stabiliser le pays et relancer le secteur énergétique.
Autour d’elle gravitent des acteurs clés du régime. Son frère, Jorge Rodríguez, président de l’Assemblée nationale, contrôle un Parlement dominé par le parti au pouvoir et joue depuis des années un rôle de négociateur avec l’opposition et les États-Unis. Diosdado Cabello, ministre de l’Intérieur, demeure quant à lui le visage le plus redouté du chavisme, avec son emprise sur les services de renseignement militaire et les groupes paramilitaires. Vladimir Padrino López, ministre de la Défense, apparaît comme un pivot essentiel pour éviter un vide sécuritaire, malgré les poursuites américaines dont il fait l’objet.
Face à ce bloc, l’opposition reste incarnée par María Corina Machado, figure emblématique et prix Nobel de la paix, mais toujours empêchée d’accéder au pouvoir malgré une forte popularité interne.
À Washington, les décisions clés sont prises par un cercle restreint de responsables. Le secrétaire d’État Marco Rubio pilote la stratégie politique, tandis que le directeur de la CIA, John Ratcliffe, supervise les opérations de renseignement. Stephen Miller, à la Maison-Blanche, imprime une ligne dure fondée sur le rapport de force, épaulé par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, artisan de la pression militaire. Enfin, le secrétaire à l’Énergie Chris Wright prépare la réouverture du secteur pétrolier vénézuélien aux majors américaines.
Entre continuité interne et tutelle extérieure, le Venezuela entre ainsi dans une phase de transition où le pouvoir réel se partage désormais entre Caracas et Washington.
Autour d’elle gravitent des acteurs clés du régime. Son frère, Jorge Rodríguez, président de l’Assemblée nationale, contrôle un Parlement dominé par le parti au pouvoir et joue depuis des années un rôle de négociateur avec l’opposition et les États-Unis. Diosdado Cabello, ministre de l’Intérieur, demeure quant à lui le visage le plus redouté du chavisme, avec son emprise sur les services de renseignement militaire et les groupes paramilitaires. Vladimir Padrino López, ministre de la Défense, apparaît comme un pivot essentiel pour éviter un vide sécuritaire, malgré les poursuites américaines dont il fait l’objet.
Face à ce bloc, l’opposition reste incarnée par María Corina Machado, figure emblématique et prix Nobel de la paix, mais toujours empêchée d’accéder au pouvoir malgré une forte popularité interne.
À Washington, les décisions clés sont prises par un cercle restreint de responsables. Le secrétaire d’État Marco Rubio pilote la stratégie politique, tandis que le directeur de la CIA, John Ratcliffe, supervise les opérations de renseignement. Stephen Miller, à la Maison-Blanche, imprime une ligne dure fondée sur le rapport de force, épaulé par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, artisan de la pression militaire. Enfin, le secrétaire à l’Énergie Chris Wright prépare la réouverture du secteur pétrolier vénézuélien aux majors américaines.
Entre continuité interne et tutelle extérieure, le Venezuela entre ainsi dans une phase de transition où le pouvoir réel se partage désormais entre Caracas et Washington.



