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Trump annonce une rencontre avec Kim Jong Un d'ici la fin de l'année



Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu'il rencontrerait Kim Jong Un plus tard dans l'année, cherchant à raviver la relation qu'il affirme avoir nouée avec le dirigeant nord-coréen lors de son premier mandat.

S'exprimant devant des journalistes à la Maison Blanche, Trump a jugé important d'"entretenir de bonnes relations" avec Kim, précisant, dans une évaluation inhabituellement précise, que Pyongyang disposait désormais de 57 armes nucléaires "très puissantes". Interrogé sur ses projets de rencontre avec le dirigeant nord-coréen en 2026, il a répondu par l'affirmative lors d'une visite d'un nouvel héliport à la Maison Blanche.

Trump a justifié ce rapprochement même s'il mène par ailleurs une guerre contre l'Iran, justifiée officiellement par la volonté d'empêcher Téhéran d'accéder à l'arme nucléaire. "Il a 57 armes nucléaires très puissantes. Cela n'aurait jamais dû être permis (...) Si j'avais été président, je ne l'aurais pas laissé faire", a-t-il dit à propos de Kim, avant d'ajouter : "Mais il les a. Je m'entends très bien avec lui. Je ne peux pas laisser l'Iran avoir l'arme nucléaire. Et je connais très bien Kim Jong Un, tout ira bien."

Sans donner davantage de détails, Trump a laissé entendre, selon le Wall Street Journal, qu'une rencontre pourrait avoir lieu à l'occasion de son déplacement à Shenzhen, en Chine, pour le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) en novembre.

"Très insultant"

Si Washington reconnaît que Pyongyang possède l'arme nucléaire, les États-Unis ne reconnaissent pas officiellement la Corée du Nord comme État nucléaire, et il est rare qu'un président américain livre publiquement une estimation aussi précise de son arsenal. Le chiffre avancé par Trump — 57 têtes nucléaires — correspond toutefois aux évaluations antérieures du gouvernement américain et de plusieurs centres de recherche, qui situaient l'arsenal nord-coréen entre 50 et 60 unités.

Après avoir d'abord raillé Kim en le surnommant "rocket man" et menacé la Corée du Nord de "feu et de fureur", Trump avait rencontré le dirigeant nord-coréen à trois reprises durant son premier mandat, la dernière fois en 2019. Il avait alors évoqué un "coup de foudre" né de l'échange de "belles lettres", même si ces sommets très médiatisés n'avaient débouché sur aucune avancée concrète concernant le dossier nucléaire. Les deux dirigeants ne se sont pas rencontrés depuis le retour de Trump au pouvoir.

Le sujet est toutefois revenu au premier plan depuis que Trump a annoncé dimanche avoir ordonné une réduction des manœuvres militaires "hostiles" avec Séoul, invoquant sa relation avec Kim. Il a déclaré mercredi que ces exercices étaient "très insultants" pour Kim, qualifiant le dirigeant nord-coréen — troisième génération d'une dynastie totalitaire au pouvoir depuis près de 80 ans — de personnage "très bien élevé".

Pour rappel, en 2024, la Corée du Nord avait déployé des troupes pour soutenir la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine et signé un traité de défense mutuelle avec Moscou.

Kim Yo Jong dit tout ignorer

La sœur influente de Kim Jong Un a affirmé mercredi ne pas être au courant des échanges rapportés entre son frère et Trump. "Concernant les récentes informations en provenance de Washington sur une communication entre les dirigeants nord-coréen et américain, je n'en ai absolument pas connaissance", a déclaré Kim Yo Jong dans un communiqué, tout en assurant que son frère gardait de "bons souvenirs" de Trump et que leur relation demeurait "excellente".

Cette déclaration est intervenue quelques heures après l'annonce par Séoul que les exercices annuels Ulchi Freedom Shield avec les États-Unis prendraient fin environ une semaine plus tôt que prévu, "à la suggestion de la partie américaine". Le Pentagone a assuré que cette réduction n'entraînerait "aucune dégradation des objectifs d'entraînement" des forces américaines. Kim Yo Jong a néanmoins balayé cette annonce, la qualifiant de "totalement inintéressante".

La Corée du Nord, dotée de l'arme nucléaire, a toujours dénoncé ces manœuvres, considérées comme des répétitions générales en vue d'une invasion. Les États-Unis maintiennent environ 28 500 soldats en Corée du Sud, héritage de la guerre de Corée (1950-1953), qui s'est achevée par un armistice et non par un traité de paix.

Trump a par ailleurs multiplié les critiques envers les alliances traditionnelles des États-Unis, semant le doute sur l'engagement de Washington en matière de sécurité en Asie de l'Est et suscitant l'inquiétude de ses partenaires régionaux.

Rédigé par le Jeudi 20 Août 2026 à 02:27


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