Le REPES et Natural Justice unissent leurs forces à Dakar
La gouvernance environnementale sénégalaise traverse une période charnière. La rencontre de ce mercredi a été officiellement présidée par l'honorable Samba Dang, 5ᵉ Vice-président de l'Assemblée nationale et Président en exercice du REPES. Le président d'honneur du réseau, l'honorable Mamadou Lamine Thiam, a également pris part aux débats aux côtés d'experts du droit de la nature.
Cette synergie entre les législateurs et la société civile vise à passer au crible les textes de loi existants pour en déceler les failles juridiques et opérationnelles. Selon les organisateurs, le Sénégal doit impérativement aligner ses outils de contrôle sur les standards internationaux pour endiguer la dégradation des écosystèmes.
Objectif : Moderniser les évaluations d'impact environnemental
Lors de sa prise de parole, le Président du REPES, Samba Dang, a insisté sur l'obsolescence de certaines dispositions face à la vitesse du dérèglement climatique.
« Il est devenu indispensable d'actualiser notre Code de l'environnement pour l'adapter aux réalités climatiques contemporaines, aux avancées scientifiques et aux exigences de transparence. Cela passe par un renforcement technique continu des capacités des députés », a-t-il martelé.
Les discussions se sont focalisées sur un point noir de la législation actuelle : les études d'impact environnemental et social (EIES). Souvent jugées trop permissives ou mal appliquées lors des grands projets d'infrastructure ou d'exploitation des ressources, ces procédures nécessitent un verrouillage juridique strict pour protéger durablement les territoires.
Vers une implication accrue des communautés locales
Les représentantes de l'African Climate Foundation et de Natural Justice ont rappelé la responsabilité historique des députés sénégalais dans l'architecture de la diplomatie et du droit climatique en Afrique de l'Ouest.
Pour ces organisations, le futur cadre juridique sénégalais ne doit pas seulement être technique, il doit être inclusif. Les recommandations soutiennent :
Une sanctuarisation plus stricte des écosystèmes fragiles.
Une gestion transparente et durable des ressources extractives et naturelles.
Un droit de regard et une participation contraignante des communautés locales dans les processus de décision.
Prochaine étape : Une note de recommandations au Ministère
Les conclusions issues de cet atelier parlementaire ne resteront pas lettre morte. Les travaux des députés et des experts juridiques vont être condensés dans une note de recommandations stratégiques.
Ce document de plaidoyer sera officiellement transmis dans les prochains jours au Ministre de l'Environnement et de la Transition écologique du Sénégal, marquant le point de départ d'un potentiel processus de réforme législative à l'hémicycle de la Place de la République.
La gouvernance environnementale sénégalaise traverse une période charnière. La rencontre de ce mercredi a été officiellement présidée par l'honorable Samba Dang, 5ᵉ Vice-président de l'Assemblée nationale et Président en exercice du REPES. Le président d'honneur du réseau, l'honorable Mamadou Lamine Thiam, a également pris part aux débats aux côtés d'experts du droit de la nature.
Cette synergie entre les législateurs et la société civile vise à passer au crible les textes de loi existants pour en déceler les failles juridiques et opérationnelles. Selon les organisateurs, le Sénégal doit impérativement aligner ses outils de contrôle sur les standards internationaux pour endiguer la dégradation des écosystèmes.
Objectif : Moderniser les évaluations d'impact environnemental
Lors de sa prise de parole, le Président du REPES, Samba Dang, a insisté sur l'obsolescence de certaines dispositions face à la vitesse du dérèglement climatique.
« Il est devenu indispensable d'actualiser notre Code de l'environnement pour l'adapter aux réalités climatiques contemporaines, aux avancées scientifiques et aux exigences de transparence. Cela passe par un renforcement technique continu des capacités des députés », a-t-il martelé.
Les discussions se sont focalisées sur un point noir de la législation actuelle : les études d'impact environnemental et social (EIES). Souvent jugées trop permissives ou mal appliquées lors des grands projets d'infrastructure ou d'exploitation des ressources, ces procédures nécessitent un verrouillage juridique strict pour protéger durablement les territoires.
Vers une implication accrue des communautés locales
Les représentantes de l'African Climate Foundation et de Natural Justice ont rappelé la responsabilité historique des députés sénégalais dans l'architecture de la diplomatie et du droit climatique en Afrique de l'Ouest.
Pour ces organisations, le futur cadre juridique sénégalais ne doit pas seulement être technique, il doit être inclusif. Les recommandations soutiennent :
Une sanctuarisation plus stricte des écosystèmes fragiles.
Une gestion transparente et durable des ressources extractives et naturelles.
Un droit de regard et une participation contraignante des communautés locales dans les processus de décision.
Prochaine étape : Une note de recommandations au Ministère
Les conclusions issues de cet atelier parlementaire ne resteront pas lettre morte. Les travaux des députés et des experts juridiques vont être condensés dans une note de recommandations stratégiques.
Ce document de plaidoyer sera officiellement transmis dans les prochains jours au Ministre de l'Environnement et de la Transition écologique du Sénégal, marquant le point de départ d'un potentiel processus de réforme législative à l'hémicycle de la Place de la République.

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