Élu à la tête de l’Assemblée nationale le 26 mai 2026 — seulement quatre jours après son limogeage de la Primature —, Ousmane Sonko avait initialement assuré qu’il ne chercherait pas à censurer le gouvernement de son successeur, Al Aminou Lô.
Ce lundi 15 juin 2026, lors d’un entretien exclusif accordé à RFI et France 24, le nouveau chef du législatif a nettement reprécisé sa pensée, ouvrant explicitement la porte à l'utilisation de l'arme constitutionnelle de la motion de censure.
« Pas de chèque en blanc » pour l'exécutif
Tout en réaffirmant vouloir éviter le blocage institutionnel, le leader du parti majoritaire a tenu à fixer des lignes rouges très claires :
« Il n'y a pas de chèque en blanc qu'on délivrerait au président de la République et au gouvernement. J'ai dit, puisque nous ne sommes pas là pour entraver l'action de l'exécutif, autant que possible, nous ne censurerons pas. Nous ne serons pas, en tout cas, dans des logiques politiciennes de censurer pour régler des comptes ou pour affaiblir une action. Mais effectivement, si des cas nécessitent une censure, c'est une prérogative constitutionnelle de l'Assemblée nationale. Nous n'hésiterons pas à l'utiliser. »
Pour Ousmane Sonko, si le contexte national actuel impose de la retenue et de la sagesse, la mission de contrôle de l’action gouvernementale et de s'assurer de la bonne exécution des politiques publiques reste prioritaire.
Pastef, maître du jeu parlementaire
Avec une écrasante majorité de 130 députés sur 165, la formation politique d’Ousmane Sonko détient le contrôle absolu de l'hémicycle :
Un pouvoir de vie ou de mort sur le gouvernement : « Si le Pastef veut, le gouvernement peut être censuré », rappelle le président de l'Assemblée nationale.
Le refus de participer au gouvernement : Pour rappel, Pastef a refusé d'intégrer l'équipe d'Al Aminou Lô.
Des divergences de fond : Ce divorce technique s'explique par des différends profonds sur l'attribution des postes et la gestion de la crise financière. Ousmane Sonko est notamment catégoriquement opposé à une restructuration de la dette nationale.
Le spectre du chaos institutionnel écarté ?
Face aux accusations de vouloir orchestrer un blocage systématique de l'État pour nourrir des ambitions personnelles, Ousmane Sonko a tenu à rassurer l'opinion publique et les partenaires économiques.
Il a réitéré qu’aucun député de sa majorité n'utiliserait l'Assemblée nationale pour orchestrer des « vendettas personnelles », ce qui reviendrait, selon lui, à trahir les fondements mêmes de leur combat politique. Reste à savoir jusqu'où la rupture idéologique sur la gestion économique du pays poussera les deux têtes de l'appareil d'État.
Ce lundi 15 juin 2026, lors d’un entretien exclusif accordé à RFI et France 24, le nouveau chef du législatif a nettement reprécisé sa pensée, ouvrant explicitement la porte à l'utilisation de l'arme constitutionnelle de la motion de censure.
« Pas de chèque en blanc » pour l'exécutif
Tout en réaffirmant vouloir éviter le blocage institutionnel, le leader du parti majoritaire a tenu à fixer des lignes rouges très claires :
« Il n'y a pas de chèque en blanc qu'on délivrerait au président de la République et au gouvernement. J'ai dit, puisque nous ne sommes pas là pour entraver l'action de l'exécutif, autant que possible, nous ne censurerons pas. Nous ne serons pas, en tout cas, dans des logiques politiciennes de censurer pour régler des comptes ou pour affaiblir une action. Mais effectivement, si des cas nécessitent une censure, c'est une prérogative constitutionnelle de l'Assemblée nationale. Nous n'hésiterons pas à l'utiliser. »
Pour Ousmane Sonko, si le contexte national actuel impose de la retenue et de la sagesse, la mission de contrôle de l’action gouvernementale et de s'assurer de la bonne exécution des politiques publiques reste prioritaire.
Pastef, maître du jeu parlementaire
Avec une écrasante majorité de 130 députés sur 165, la formation politique d’Ousmane Sonko détient le contrôle absolu de l'hémicycle :
Un pouvoir de vie ou de mort sur le gouvernement : « Si le Pastef veut, le gouvernement peut être censuré », rappelle le président de l'Assemblée nationale.
Le refus de participer au gouvernement : Pour rappel, Pastef a refusé d'intégrer l'équipe d'Al Aminou Lô.
Des divergences de fond : Ce divorce technique s'explique par des différends profonds sur l'attribution des postes et la gestion de la crise financière. Ousmane Sonko est notamment catégoriquement opposé à une restructuration de la dette nationale.
Le spectre du chaos institutionnel écarté ?
Face aux accusations de vouloir orchestrer un blocage systématique de l'État pour nourrir des ambitions personnelles, Ousmane Sonko a tenu à rassurer l'opinion publique et les partenaires économiques.
Il a réitéré qu’aucun député de sa majorité n'utiliserait l'Assemblée nationale pour orchestrer des « vendettas personnelles », ce qui reviendrait, selon lui, à trahir les fondements mêmes de leur combat politique. Reste à savoir jusqu'où la rupture idéologique sur la gestion économique du pays poussera les deux têtes de l'appareil d'État.

Accueil

