Le président tchadien Mahamat Idriss Déby a signé vendredi 14 août un décret de grâce collective en faveur de l'opposant Succès Masra, ancien Premier ministre et chef du principal parti d'opposition Les Transformateurs, ainsi que de huit autres dirigeants politiques. La mesure entraîne la remise totale de leurs peines privatives de liberté.
Économiste de 42 ans, Succès Masra purgeait depuis plus d'un an une peine de vingt ans de prison ferme, prononcée en août 2025 pour « diffusion de messages à caractère haineux et xénophobe » et « complicité de meurtre », dans une affaire liée à un massacre intercommunautaire dans le sud du pays. Human Rights Watch avait rapporté que ce procès présentait une motivation politique. Les huit autres personnes graciées, toutes membres du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), une plateforme d'opposition dissoute par la Cour suprême en avril, avaient été condamnées à huit ans de prison pour avoir prétendument fomenté une insurrection.
Figure populaire de l'opposition, Succès Masra avait été contraint à l'exil en 2022 après la répression sanglante de manifestations, avant de rentrer au Tchad en 2023 dans le cadre d'un accord conclu à Kinshasa. Nommé Premier ministre peu après, il s'était présenté à l'élection présidentielle de mai 2024, où il avait recueilli près de 20 % des voix face à Mahamat Idriss Déby, élu avec environ 60 % des suffrages lors d'un scrutin contesté. Cette grâce présidentielle est perçue comme un possible geste d'ouverture politique après une période de vive tension entre le pouvoir et une partie de l'opposition tchadienne.
Économiste de 42 ans, Succès Masra purgeait depuis plus d'un an une peine de vingt ans de prison ferme, prononcée en août 2025 pour « diffusion de messages à caractère haineux et xénophobe » et « complicité de meurtre », dans une affaire liée à un massacre intercommunautaire dans le sud du pays. Human Rights Watch avait rapporté que ce procès présentait une motivation politique. Les huit autres personnes graciées, toutes membres du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), une plateforme d'opposition dissoute par la Cour suprême en avril, avaient été condamnées à huit ans de prison pour avoir prétendument fomenté une insurrection.
Figure populaire de l'opposition, Succès Masra avait été contraint à l'exil en 2022 après la répression sanglante de manifestations, avant de rentrer au Tchad en 2023 dans le cadre d'un accord conclu à Kinshasa. Nommé Premier ministre peu après, il s'était présenté à l'élection présidentielle de mai 2024, où il avait recueilli près de 20 % des voix face à Mahamat Idriss Déby, élu avec environ 60 % des suffrages lors d'un scrutin contesté. Cette grâce présidentielle est perçue comme un possible geste d'ouverture politique après une période de vive tension entre le pouvoir et une partie de l'opposition tchadienne.

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