Le recours au référendum est un mécanisme démocratique pleinement légitime lorsqu'il s'agit de permettre au peuple de se prononcer directement sur des questions fondamentales. Si le Président de la République choisit cette voie, celle-ci mérite d'être respectée, car elle consacre l'expression de la souveraineté populaire.
Cependant, du point de vue de l'Union des Panafricanistes Sénégalais - UPS, le référendum ne devrait intervenir qu'en dernier recours. Avant de mobiliser l'ensemble du corps électoral, il existe une méthode plus rapide, plus consensuelle et surtout moins coûteuse pour les finances publiques : une grande concertation nationale.
Le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a lui-même rappelé que les grandes révisions constitutionnelles du Sénégal ont toujours été précédées de consultations associant les partis politiques, la société civile et les forces vives de la Nation. L'UPS considère que cette tradition républicaine doit être préservée. Il ne s'agit pas d'un simple dialogue politique entre quelques acteurs, mais de véritables Assises nationales de la Constitution, réunissant juristes, universitaires, magistrats, élus, organisations de la société civile, autorités religieuses et coutumières, organisations de jeunes et de femmes, ainsi que les représentants de toutes les sensibilités politiques.
Cette méthode présenterait plusieurs avantages. Elle permettrait d'examiner sereinement chacune des propositions de réforme, de distinguer les dispositions qui font consensus de celles qui nécessitent des ajustements, et d'aboutir à un texte plus équilibré et plus largement accepté. Les conclusions de ces assises pourraient ensuite être transmises à l'Assemblée nationale pour examen et adoption dans un climat apaisé.
Cette approche serait également plus responsable au regard de la situation économique du pays. Organiser un référendum national représente un coût important pour les finances publiques. Dans un contexte où les Sénégalais attendent des réponses sur l'emploi, le coût de la vie, la santé, l'éducation et le développement économique, chaque dépense publique doit être justifiée par une nécessité impérieuse. Si un large consensus peut être obtenu par la concertation, il est légitime de privilégier cette voie avant d'engager les ressources de l'État dans une consultation populaire.
L'UPS n'est donc ni opposée au référendum ni opposée à la réforme de la Constitution. Elle estime simplement que la hiérarchie des solutions doit être respectée : d'abord la concertation nationale, ensuite le consensus, enfin, si des divergences majeures persistent sur des questions fondamentales, le référendum comme ultime recours.
La Constitution est le patrimoine de tous les Sénégalais. Sa révision doit être conduite avec responsabilité, humilité et esprit de rassemblement. Plus qu'une victoire politique, le Sénégal a besoin d'une réforme qui renforce durablement la confiance dans ses institutions et préserve l'intérêt supérieur de la Nation.
Monsieur le Président Sem Bougar DIOUF UPS
Union des Panafricanistes Sénégalais - UPS
Cependant, du point de vue de l'Union des Panafricanistes Sénégalais - UPS, le référendum ne devrait intervenir qu'en dernier recours. Avant de mobiliser l'ensemble du corps électoral, il existe une méthode plus rapide, plus consensuelle et surtout moins coûteuse pour les finances publiques : une grande concertation nationale.
Le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a lui-même rappelé que les grandes révisions constitutionnelles du Sénégal ont toujours été précédées de consultations associant les partis politiques, la société civile et les forces vives de la Nation. L'UPS considère que cette tradition républicaine doit être préservée. Il ne s'agit pas d'un simple dialogue politique entre quelques acteurs, mais de véritables Assises nationales de la Constitution, réunissant juristes, universitaires, magistrats, élus, organisations de la société civile, autorités religieuses et coutumières, organisations de jeunes et de femmes, ainsi que les représentants de toutes les sensibilités politiques.
Cette méthode présenterait plusieurs avantages. Elle permettrait d'examiner sereinement chacune des propositions de réforme, de distinguer les dispositions qui font consensus de celles qui nécessitent des ajustements, et d'aboutir à un texte plus équilibré et plus largement accepté. Les conclusions de ces assises pourraient ensuite être transmises à l'Assemblée nationale pour examen et adoption dans un climat apaisé.
Cette approche serait également plus responsable au regard de la situation économique du pays. Organiser un référendum national représente un coût important pour les finances publiques. Dans un contexte où les Sénégalais attendent des réponses sur l'emploi, le coût de la vie, la santé, l'éducation et le développement économique, chaque dépense publique doit être justifiée par une nécessité impérieuse. Si un large consensus peut être obtenu par la concertation, il est légitime de privilégier cette voie avant d'engager les ressources de l'État dans une consultation populaire.
L'UPS n'est donc ni opposée au référendum ni opposée à la réforme de la Constitution. Elle estime simplement que la hiérarchie des solutions doit être respectée : d'abord la concertation nationale, ensuite le consensus, enfin, si des divergences majeures persistent sur des questions fondamentales, le référendum comme ultime recours.
La Constitution est le patrimoine de tous les Sénégalais. Sa révision doit être conduite avec responsabilité, humilité et esprit de rassemblement. Plus qu'une victoire politique, le Sénégal a besoin d'une réforme qui renforce durablement la confiance dans ses institutions et préserve l'intérêt supérieur de la Nation.
Monsieur le Président Sem Bougar DIOUF UPS
Union des Panafricanistes Sénégalais - UPS

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