Jusqu'au 29 août, les 400 000 habitants de l'Islande doivent répondre à une question en apparence simple : leur pays doit-il rouvrir les négociations d'adhésion à l'Union européenne ? Un sondage du journal DV publié fin juillet plaçait le camp du « oui » en tête, autour de 53 %.
À Bruxelles, on observe le scrutin avec une attention discrète mais réelle. « Je pense qu'ils veulent une "success story" » pour relancer le projet européen, confie une source européenne sous couvert d'anonymat, alors que la dernière adhésion au bloc remonte à 2013, avec la Croatie. Depuis, l'UE a traversé le Brexit, des progrès en dents de scie des candidats des Balkans et l'ouverture d'un chantier d'adhésion colossal avec l'Ukraine — autant de dossiers plus lourds qu'une adhésion islandaise, pays déjà largement intégré aux mécanismes européens via l'Espace économique européen et l'espace Schengen.
L'Islande avait déjà déposé sa candidature en 2009, au lendemain de la crise financière qui avait terrassé son économie, avant que les négociations, entamées en 2010, ne soient interrompues sans aboutir. Cette fois, le référendum ne porte pas sur une adhésion immédiate, mais sur la reprise des discussions avec Bruxelles — une question sensible dans un pays où le dossier de la pêche reste hautement politique.
À Bruxelles, on observe le scrutin avec une attention discrète mais réelle. « Je pense qu'ils veulent une "success story" » pour relancer le projet européen, confie une source européenne sous couvert d'anonymat, alors que la dernière adhésion au bloc remonte à 2013, avec la Croatie. Depuis, l'UE a traversé le Brexit, des progrès en dents de scie des candidats des Balkans et l'ouverture d'un chantier d'adhésion colossal avec l'Ukraine — autant de dossiers plus lourds qu'une adhésion islandaise, pays déjà largement intégré aux mécanismes européens via l'Espace économique européen et l'espace Schengen.
L'Islande avait déjà déposé sa candidature en 2009, au lendemain de la crise financière qui avait terrassé son économie, avant que les négociations, entamées en 2010, ne soient interrompues sans aboutir. Cette fois, le référendum ne porte pas sur une adhésion immédiate, mais sur la reprise des discussions avec Bruxelles — une question sensible dans un pays où le dossier de la pêche reste hautement politique.

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