À moins de six mois de janvier 2027, période à laquelle les élections territoriales devraient normalement se tenir au Sénégal, Modou Diagne Fada affiche un profond scepticisme. Dans un entretien accordé à L'Observateur, le leader de LDR/Yessal, membre du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR), estime que l'attitude actuelle du pouvoir ne laisse entrevoir aucune réelle volonté d'organiser les élections locales dans les délais prévus.
Un scepticisme assumé sur le respect du calendrier
Interrogé sur la perspective de voir les élections locales se tenir en janvier 2027, l'ancien ministre explique être loin de partager l'optimisme de ceux qui considèrent que l'échéance sera respectée. Il rappelle qu'à ce stade, aucun élément concret ne lui permet, selon lui, d'affirmer que les élections territoriales se dérouleront effectivement à la période prévue, une situation qui nourrit ses interrogations à mesure que l'échéance approche.
Des préalables démocratiques jugés absents
À ses yeux, le respect du calendrier républicain devrait pourtant être une exigence centrale. Modou Diagne Fada reproche au régime de ne pas avoir, jusqu'ici, créé les conditions permettant de rassurer les acteurs politiques sur l'organisation du scrutin dans les délais. Il évoque plusieurs préalables qui devraient normalement précéder une échéance électorale de cette importance : la révision ordinaire des listes électorales, les concertations avec les différents acteurs politiques, la publication d'un chronogramme électoral, ainsi qu'une communication officielle permettant à l'ensemble des protagonistes de se préparer.
Il rappelle également les délais nécessaires pour accomplir certaines opérations préélectorales, estimant que l'absence d'informations précises entretient actuellement l'incertitude.
Le précédent de 2021-2022 cité en exemple
Modou Diagne Fada fait notamment référence au précédent des élections territoriales de 2021-2022, pour lesquelles un décret avait été pris suffisamment tôt afin de fixer certaines échéances. Pour lui, la situation actuelle devrait, au minimum, faire l'objet d'un niveau comparable d'anticipation.
Une mise en garde contre le "nombrilisme électoral"
Le responsable politique considère que, dans un système démocratique, les élections ne devraient pas dépendre de l'appréciation ou de l'opportunité du pouvoir en place. Il insiste sur l'importance de respecter les règles établies et de partager les informations liées au processus électoral avec l'ensemble des acteurs concernés. Il met en garde contre ce qu'il qualifie de "nombrilisme électoral", une attitude qui consisterait, selon son analyse, à envisager les échéances en fonction des intérêts ou des calculs du pouvoir plutôt qu'en suivant strictement les règles du jeu démocratique.
Sur la déclaration de patrimoine et les fonds secrets
Toujours dans cet entretien, Modou Diagne Fada s'est également prononcé sur la polémique entourant la déclaration de patrimoine de certains responsables publics. Il rappelle que cette déclaration constitue une obligation lorsque les textes la prévoient, et estime que les personnes assujetties à cette exigence doivent s'y conformer.
Concernant les fonds secrets, ou "caisses noires", l'ancien ministre estime que le Sénégal ne fait pas figure d'exception, plusieurs États disposant selon lui de mécanismes similaires. Il insiste néanmoins sur la nécessité de prévoir des dispositifs de contrôle adaptés, en particulier pour garantir la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des deniers publics.
Un attachement réaffirmé à l'opposition
Interrogé enfin sur les appels et mouvements politiques autour du nouveau parti du chef de l'État, Modou Diagne Fada affirme rester attaché à sa propre formation et à son engagement dans l'opposition. Il considère qu'une démocratie a besoin d'une majorité qui exerce le pouvoir, mais également d'une opposition capable de remplir pleinement son rôle, notamment en exerçant un contrôle démocratique et en alertant sur les dérives éventuelles.
Le leader de LDR/Yessal assure vouloir poursuivre son engagement politique dans le cadre du FDR et de l'opposition, tout en rappelant que son parti demeure résolument ancré dans cette orientation, à un moment où le débat sur le respect du calendrier électoral continue de s'intensifier au Sénégal.
Un scepticisme assumé sur le respect du calendrier
Interrogé sur la perspective de voir les élections locales se tenir en janvier 2027, l'ancien ministre explique être loin de partager l'optimisme de ceux qui considèrent que l'échéance sera respectée. Il rappelle qu'à ce stade, aucun élément concret ne lui permet, selon lui, d'affirmer que les élections territoriales se dérouleront effectivement à la période prévue, une situation qui nourrit ses interrogations à mesure que l'échéance approche.
Des préalables démocratiques jugés absents
À ses yeux, le respect du calendrier républicain devrait pourtant être une exigence centrale. Modou Diagne Fada reproche au régime de ne pas avoir, jusqu'ici, créé les conditions permettant de rassurer les acteurs politiques sur l'organisation du scrutin dans les délais. Il évoque plusieurs préalables qui devraient normalement précéder une échéance électorale de cette importance : la révision ordinaire des listes électorales, les concertations avec les différents acteurs politiques, la publication d'un chronogramme électoral, ainsi qu'une communication officielle permettant à l'ensemble des protagonistes de se préparer.
Il rappelle également les délais nécessaires pour accomplir certaines opérations préélectorales, estimant que l'absence d'informations précises entretient actuellement l'incertitude.
Le précédent de 2021-2022 cité en exemple
Modou Diagne Fada fait notamment référence au précédent des élections territoriales de 2021-2022, pour lesquelles un décret avait été pris suffisamment tôt afin de fixer certaines échéances. Pour lui, la situation actuelle devrait, au minimum, faire l'objet d'un niveau comparable d'anticipation.
Une mise en garde contre le "nombrilisme électoral"
Le responsable politique considère que, dans un système démocratique, les élections ne devraient pas dépendre de l'appréciation ou de l'opportunité du pouvoir en place. Il insiste sur l'importance de respecter les règles établies et de partager les informations liées au processus électoral avec l'ensemble des acteurs concernés. Il met en garde contre ce qu'il qualifie de "nombrilisme électoral", une attitude qui consisterait, selon son analyse, à envisager les échéances en fonction des intérêts ou des calculs du pouvoir plutôt qu'en suivant strictement les règles du jeu démocratique.
Sur la déclaration de patrimoine et les fonds secrets
Toujours dans cet entretien, Modou Diagne Fada s'est également prononcé sur la polémique entourant la déclaration de patrimoine de certains responsables publics. Il rappelle que cette déclaration constitue une obligation lorsque les textes la prévoient, et estime que les personnes assujetties à cette exigence doivent s'y conformer.
Concernant les fonds secrets, ou "caisses noires", l'ancien ministre estime que le Sénégal ne fait pas figure d'exception, plusieurs États disposant selon lui de mécanismes similaires. Il insiste néanmoins sur la nécessité de prévoir des dispositifs de contrôle adaptés, en particulier pour garantir la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des deniers publics.
Un attachement réaffirmé à l'opposition
Interrogé enfin sur les appels et mouvements politiques autour du nouveau parti du chef de l'État, Modou Diagne Fada affirme rester attaché à sa propre formation et à son engagement dans l'opposition. Il considère qu'une démocratie a besoin d'une majorité qui exerce le pouvoir, mais également d'une opposition capable de remplir pleinement son rôle, notamment en exerçant un contrôle démocratique et en alertant sur les dérives éventuelles.
Le leader de LDR/Yessal assure vouloir poursuivre son engagement politique dans le cadre du FDR et de l'opposition, tout en rappelant que son parti demeure résolument ancré dans cette orientation, à un moment où le débat sur le respect du calendrier électoral continue de s'intensifier au Sénégal.

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