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Littérature et engagement: L'UCAD rend un hommage international à Boubacar Boris Diop



Dakar, Sénégal – L'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) célèbre l'une des figures majeures des lettres africaines contemporaines. La Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (FLSH) a ouvert, ce lundi 26 octobre 2026, un colloque international et interdisciplinaire de trois jours dédié à l’écrivain, essayiste et journaliste sénégalais Boubacar Boris Diop, sous le thème : « Boubacar Boris Diop : la charge et les chemins de l’écriture ».

Pendant trois jours, universitaires, chercheurs et acteurs culturels se réunissent au bâtiment des Doyens de la FLSH pour analyser l'empreinte littéraire, politique et épistémologique d'un auteur qui continue de marquer la pensée africaine.

Un modèle d'ancrage culturel et de promotion des langues nationales

Lors de la cérémonie d'ouverture, le Dr Hady Ba, Directeur de l’Animation culturelle et scientifique — représentant le Recteur, le Pr Alioune Badara Kandji —, a souligné avec fierté le lien ombilical entre l'institution universitaire et l'écrivain, rappelant que « l'UCAD est l'Alma mater de Boubacar Boris Diop ».

Les autorités universitaires ont salué le combat pionnier du romancier en faveur de la souveraineté culturelle et de la création littéraire en langues nationales, notamment en wolof :

« Le parcours de cet ancien étudiant constitue un exemple inspirant pour les générations actuelles et futures. La souveraineté culturelle passe impérativement par l’enracinement de la pensée et de la création dans nos propres langues », a rappelé le Pr Mamadou Bouna Timera, Doyen de la FLSH.

Leçon inaugurale par Felwine Sarr : Écrire sur les crêtes

La leçon inaugurale du colloque a été dispensée par l'économiste, universitaire et philosophe Felwine Sarr, autour du thème captivant : « Boubacar Boris Diop : écrire sur les crêtes ».

Dans son analyse, le Pr Felwine Sarr s'est penché sur le tournant décisif pris par l'auteur de Murambi, le livre des ossements lorsqu'il a choisi d'écrire en wolof (notamment avec le roman Doomi Golo). Selon l'intervenant, ce choix linguistique dépasse la simple posture littéraire pour devenir une véritable affirmation politique et épistémologique, déplaçant le centre de gravité de la création continentale.

Les travaux du colloque se poursuivront jusqu'au mercredi 28 octobre 2026, avec plusieurs panels thématiques explorant le traitement de l'histoire, la critique politique et la promotion des langues africaines comme vecteurs de savoirs académiques et artistiques.


Rédigé par le Mardi 27 Octobre 2026 à 18:48


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