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Inclusion financière des femmes en Afrique: l’Union africaine appelle à accélérer les réformes

La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), S.E. Selma Malika Haddadi, a appelé à renforcer l’engagement politique en faveur de l’inclusion financière et économique des femmes. Lors du deuxième dialogue eGumeni, organisé au siège de l’institution à Addis-Abeba, elle a plaidé pour des actions concrètes afin de faire de l’autonomisation économique des femmes un levier stratégique de transformation du continent.



L’inclusion financière et économique des femmes s’impose comme un enjeu majeur pour l’avenir de l’Afrique. C’est le message porté par S.E. Selma Malika Haddadi, vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, lors du deuxième dialogue eGumeni, organisé cette semaine au siège de l’institution, à Addis-Abeba, autour du thème : « Construire une Afrique résiliente grâce à l’inclusion financière et économique accélérée des femmes ».

Dans son intervention, la responsable de l’Union africaine a souligné que le continent ne pourrait réaliser pleinement ses ambitions économiques tant qu’une partie de sa population resterait privée des opportunités nécessaires pour contribuer à la croissance et à la prospérité.

L’autonomisation des femmes, un impératif économique

Pour Selma Malika Haddadi, l’autonomisation économique des femmes ne relève pas uniquement de la justice sociale. Elle constitue également une nécessité économique et une priorité stratégique pour transformer durablement les économies africaines.

L’accès aux services financiers et aux opportunités économiques représente ainsi un enjeu central pour permettre aux femmes de participer davantage à la création de richesses et au développement du continent.

La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine a, dans ce contexte, appelé à un engagement politique plus fort et à une meilleure coordination des initiatives en faveur de l’inclusion des femmes.

Elle a également salué l’engagement continu de S.E. Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, en faveur de l’égalité des genres et de l’autonomisation économique des femmes.

L’Agenda 2063 au cœur des engagements africains

Dans son intervention, Selma Malika Haddadi a insisté sur la nécessité de traduire les engagements institutionnels en résultats concrets. Elle a notamment évoqué l’Agenda 2063 de l’Union africaine, le Protocole de Maputo et les autres cadres de l’organisation continentale comme des références pour renforcer les politiques d’inclusion financière et économique.

L’objectif est de dépasser les déclarations d’intention pour mettre en œuvre des actions coordonnées et mesurables, capables d’améliorer les perspectives économiques des femmes à travers l’Afrique.

Cette orientation place les États membres et les institutions concernées face à un défi essentiel : assurer une mise en œuvre effective des engagements pris en faveur de l’égalité des genres et de la participation économique des femmes.

Huit pays récompensés pour leurs efforts

Le deuxième dialogue eGumeni a également été marqué par la remise de distinctions à huit pays en reconnaissance de leurs efforts en matière d’inclusion financière et économique des femmes.

Les pays récompensés sont l’Algérie, le Botswana, les Seychelles, le Mozambique, la Tunisie, le Cameroun, le Zimbabwe et le Rwanda.

Ces distinctions s’inscrivent dans le cadre de l’Agenda 2063 et de l’initiative WYFEI 2030, consacrée à l’autonomisation économique et financière des femmes et des jeunes femmes en Afrique.

La reconnaissance de ces pays vise à mettre en avant les efforts engagés en faveur d’une participation plus inclusive des femmes à la vie économique du continent.

Transformer les engagements en résultats durables

Au-delà des distinctions et des déclarations politiques, l’Union africaine entend promouvoir une approche plus concrète de l’inclusion économique des femmes.

Le message porté par Selma Malika Haddadi est clair : la transformation économique de l’Afrique ne peut être pleinement réalisée sans une participation accrue des femmes aux opportunités financières et économiques.

Le renforcement de la volonté politique, la coordination des initiatives et l’application des cadres continentaux figurent ainsi parmi les leviers mis en avant pour progresser vers cet objectif.

L’enjeu sera désormais de traduire ces engagements en avancées tangibles, afin que les femmes africaines puissent participer pleinement à la croissance, à la création de richesses et à la construction d’une Afrique plus résiliente.


Rédigé par le Jeudi 22 Octobre 2026 à 00:55


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