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Guinée: Vers une nouvelle centrale électrique de 200 MW avec le groupe chinois CBI TEC

Le ministre guinéen de l'Énergie, Laye Sékou Camara, a reçu ce mercredi une délégation de l'entreprise chinoise CBI TEC. Au cœur des discussions : un projet de construction d'une centrale électrique à gaz d'une capacité de 200 mégawatts (MW). Cette future infrastructure est présentée comme un levier majeur pour sécuriser le réseau électrique national et soutenir l'industrialisation du pays.



Un coup de pouce majeur pour le réseau électrique

Face aux difficultés chroniques d'accès à l'électricité en République de Guinée, ce projet de centrale à gaz marque un tournant. Avec une capacité de 200 mégawatts — une puissance électrique capable d'alimenter plusieurs centaines de milliers de foyers ou de soutenir de grands complexes industriels —, cette installation renforcera considérablement l'offre énergétique nationale.

La réunion de travail à Conakry a permis de poser les bases techniques et financières de cette future centrale. Pour le gouvernement, l'enjeu est double : stabiliser l'accès quotidien à l'électricité pour les populations et fournir une énergie fiable aux entreprises.
Pourquoi le choix du gaz ?

Actuellement, la Guinée dépend fortement de ses barrages hydroélectriques (l'énergie produite par la force de l'eau). Si cette énergie est propre, elle reste vulnérable aux variations climatiques et aux périodes de sécheresse, qui entraînent régulièrement des baisses de production et des coupures d'électricité (délestages).

L'intégration d'une centrale thermique à gaz offre plusieurs avantages stratégiques :

Fiabilité : Contrairement aux barrages ou aux panneaux solaires, une centrale à gaz peut produire de l'électricité en continu, indépendamment de la météo ou des saisons.

Diversification : Elle permet de ne pas mettre "tous ses œufs dans le même panier" en variant les sources de production d'énergie du pays.

Transition : Le gaz naturel est souvent considéré comme une énergie de transition, moins polluante que le charbon ou le fioul lourd.

Des exigences environnementales strictes

Tout en saluant l'intérêt et l'engagement du partenaire chinois CBI TEC, le ministère de l'Énergie a insisté sur le fait que ce projet devra s'aligner sur les exigences écologiques actuelles.

« La délégation de CBI TEC a exprimé son engagement à travailler en étroite collaboration avec les autorités guinéennes afin de faire progresser ce projet dans le respect des priorités nationales et des exigences techniques et environnementales. »

Ce projet s'inscrit dans le plan global de développement de la Guinée, qui cherche à moderniser ses infrastructures de base pour attirer de nouveaux investissements, notamment dans le secteur minier et industriel.

Rédigé par le Mercredi 15 Juillet 2026 à 19:17


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