L'affaire a débuté par l’arrestation ciblée d’un étudiant et d’un professeur d’Éducation Physique et Sportive (EPS), tous deux soupçonnés de produire des bulletins de notes frauduleux. Les investigations menées avec célérité par les forces de l’ordre ont permis de remonter une filière structurée dont les activités s'étendaient entre les quartiers de Golf et des Parcelles Assainies. L’enquête a mis en lumière des ramifications internationales, avec notamment le cas d'une dame résidant aux États-Unis qui aurait versé la somme de 500 000 FCFA pour obtenir un faux diplôme de Baccalauréat sénégalais et des relevés de notes falsifiés afin de postuler à un concours à l'étranger.
Le mode opératoire reposait sur la complicité active de personnels éducatifs. Un professeur impliqué a reconnu avoir confectionné des diplômes factices pour des montants variant entre 50 000 et 500 000 FCFA selon l'importance du document. De son côté, un surveillant général a admis la fabrication de faux bulletins de notes, prétextant une volonté d'aider des élèves en difficulté scolaire. Ces aveux soulignent la porosité de certains maillons de la chaîne administrative face à l'appât du gain ou à une solidarité mal placée.
À ce stade de la procédure, quatre personnes sont maintenues en garde à vue, à savoir deux professeurs, un surveillant général et un étudiant. La police nationale précise que l’enquête se poursuit activement afin d’identifier d’autres complices potentiels ou des bénéficiaires ayant eu recours aux services de ce réseau. Ce démantèlement rappelle la vigilance accrue des autorités sénégalaises face à la criminalité documentaire qui menace la crédibilité des diplômes nationaux.


