Un rapport de l’IGE déjà sur la table de la justice
La nouvelle direction de la CDC n'a pas tardé à agir. Quelques mois après sa nomination, une mission de l’Inspection générale d’État (IGE) a été dépêchée sur les lieux par le Président Bassirou Diomaye Faye. Les conclusions de cet audit, portant sur l'institution et ses filiales, sont accablantes : le rapport a été transmis au Premier ministre Ousmane Sonko et est désormais entre les mains de la justice pour exploitation.
Des projets « éléphants blancs » et des milliards perdus
Fadilou Keita a illustré le gâchis financier par deux exemples emblématiques :
Le projet de Bambilor : Lancé en 2011, ce chantier est toujours à l'arrêt, quinze ans plus tard, malgré un investissement initial de 15 milliards de FCFA.
La Tour des Mamelles : Un projet dont le coût a dérapé de 29 milliards à 41 milliards de FCFA. Non seulement 2 milliards supplémentaires sont encore nécessaires pour finaliser les travaux, mais le retard a engendré un manque à gagner colossal estimé à 20 milliards de FCFA, alors que la tour aurait pu générer 500 millions de revenus mensuels.
Foncier et comptes à sec : un héritage lourd
Le DG a également levé le voile sur des irrégularités foncières graves, où des terrains auraient été grevés de charges de plusieurs milliards avec la complicité de responsables administratifs. Une situation qui a forcé l'IGE à suspendre, pendant plusieurs mois, toute transaction foncière liée à la CDC.
À son arrivée, Fadilou Keita a découvert des caisses pratiquement vides : « les comptes ne disposaient que de moins de 270 millions de francs CFA », une somme dérisoire pour une institution censée porter les projets d'investissement les plus stratégiques du pays.
Assainir pour relancer
Pour la nouvelle direction, l'heure est à la reddition des comptes. Les mesures d'assainissement entamées visent à stopper l'hémorragie financière et à remettre sur pied des projets structurants capables de contribuer réellement à l'économie nationale. « Nous visons désormais à assainir la gestion et à relancer la CDC », a martelé le directeur, tournant ainsi la page d'une gestion jugée opaque et inefficace.
La nouvelle direction de la CDC n'a pas tardé à agir. Quelques mois après sa nomination, une mission de l’Inspection générale d’État (IGE) a été dépêchée sur les lieux par le Président Bassirou Diomaye Faye. Les conclusions de cet audit, portant sur l'institution et ses filiales, sont accablantes : le rapport a été transmis au Premier ministre Ousmane Sonko et est désormais entre les mains de la justice pour exploitation.
Des projets « éléphants blancs » et des milliards perdus
Fadilou Keita a illustré le gâchis financier par deux exemples emblématiques :
Le projet de Bambilor : Lancé en 2011, ce chantier est toujours à l'arrêt, quinze ans plus tard, malgré un investissement initial de 15 milliards de FCFA.
La Tour des Mamelles : Un projet dont le coût a dérapé de 29 milliards à 41 milliards de FCFA. Non seulement 2 milliards supplémentaires sont encore nécessaires pour finaliser les travaux, mais le retard a engendré un manque à gagner colossal estimé à 20 milliards de FCFA, alors que la tour aurait pu générer 500 millions de revenus mensuels.
Foncier et comptes à sec : un héritage lourd
Le DG a également levé le voile sur des irrégularités foncières graves, où des terrains auraient été grevés de charges de plusieurs milliards avec la complicité de responsables administratifs. Une situation qui a forcé l'IGE à suspendre, pendant plusieurs mois, toute transaction foncière liée à la CDC.
À son arrivée, Fadilou Keita a découvert des caisses pratiquement vides : « les comptes ne disposaient que de moins de 270 millions de francs CFA », une somme dérisoire pour une institution censée porter les projets d'investissement les plus stratégiques du pays.
Assainir pour relancer
Pour la nouvelle direction, l'heure est à la reddition des comptes. Les mesures d'assainissement entamées visent à stopper l'hémorragie financière et à remettre sur pied des projets structurants capables de contribuer réellement à l'économie nationale. « Nous visons désormais à assainir la gestion et à relancer la CDC », a martelé le directeur, tournant ainsi la page d'une gestion jugée opaque et inefficace.


