La nuit de l'escalade : Des frappes meurtrières au sud de l'Iran
La trêve de 60 jours prévue par le mémorandum d'accord (MoU) n'aura tenu qu'à peine trois semaines. Mardi soir, le Commandement central des États-Unis (Centcom) a déclenché des raids aériens d'envergure contre des infrastructures militaires à Bandar Abbas et Bushehr, dans le sud de l'Iran. Selon les médias d'État iraniens, huit militaires ont péri dans ces attaques, présentées par Washington comme une réponse directe à des agressions menées contre trois pétroliers dans le Détroit d'Ormuz.
La riposte de Téhéran ne s'est pas fait attendre : mercredi matin, l'armée iranienne a ciblé plusieurs installations militaires américaines basées à Bahreïn et au Koweït, plongeant la région dans l'incertitude et provoquant une flambée immédiate des cours mondiaux du pétrole.
Les mots très durs de Trump au sommet de l'OTAN
Interrogé par la presse internationale lors de ses réunions avec le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, Donald Trump a tenu des propos d'une virulence rare à l'encontre des dirigeants iraniens, excluant presque tout retour à la table des négociations :
« Je pense que c'est fini. Je ne veux plus faire affaire avec eux, ce sont des racailles... Ils sont dirigés par des gens malades, vicieux et violents. [...] Ils mentent et ils trichent. En ce qui me concerne, c'est terminé. »
— Donald Trump à Istanbul
Le président américain a confirmé que les États-Unis avaient frappé « très fort » et qu'ils réitéreraient probablement leurs attaques dès mercredi soir. Parallèlement, la Maison-Blanche a immédiatement révoqué la suspension temporaire des sanctions sur les ventes de pétrole iranien, qui constituait pourtant l'un des points cardinaux de l'accord de juin.
Téhéran promet une réponse « sans peur »
La réaction des hauts dignitaires iraniens a été immédiate. Sur le réseau social X, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a répliqué sèchement : « Nous ne répondons pas à la vulgarité par la vulgarité, mais par l'action : sans peur et avec une grande vaillance. »
De son côté, Ali Akbar Velayati, conseiller principal du Guide suprême, a prévenu que toute nouvelle frappe américaine déclencherait une « riposte immédiate ». Cette nouvelle crise intervient alors que l'Iran observe une période de deuil et célèbre en Irak les cérémonies funéraires de l'ancien Guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei, dont l'inhumation finale est prévue ce jeudi à Mashhad.
L'OTAN soutient Washington, les négociateurs en suspens
Le chef de l'OTAN, Mark Rutte, a publiquement apporté son soutien à la position américaine, qualifiant les frappes de la nuit d'« absolument nécessaires » face aux violations répétées du cessez-le-feu par l'Iran.
Bien que Donald Trump ait qualifié la poursuite des discussions de « perte de temps », il a nuancé ses propos en fin de journée, affirmant qu'il laissait ses émissaires spéciaux, Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner, libres de maintenir le dialogue s'ils le jugeaient opportun. Il a conclu sa conférence de presse en affirmant qu'il ne croyait pas à l'enlisement d'une guerre totale et que « tout ce qui se passera sera réglé rapidement ». Sur le terrain, plus de 20 navires de guerre de l'US Navy continuent de patrouiller activement dans les eaux stratégiques du golfe Persique.
La trêve de 60 jours prévue par le mémorandum d'accord (MoU) n'aura tenu qu'à peine trois semaines. Mardi soir, le Commandement central des États-Unis (Centcom) a déclenché des raids aériens d'envergure contre des infrastructures militaires à Bandar Abbas et Bushehr, dans le sud de l'Iran. Selon les médias d'État iraniens, huit militaires ont péri dans ces attaques, présentées par Washington comme une réponse directe à des agressions menées contre trois pétroliers dans le Détroit d'Ormuz.
La riposte de Téhéran ne s'est pas fait attendre : mercredi matin, l'armée iranienne a ciblé plusieurs installations militaires américaines basées à Bahreïn et au Koweït, plongeant la région dans l'incertitude et provoquant une flambée immédiate des cours mondiaux du pétrole.
Les mots très durs de Trump au sommet de l'OTAN
Interrogé par la presse internationale lors de ses réunions avec le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, Donald Trump a tenu des propos d'une virulence rare à l'encontre des dirigeants iraniens, excluant presque tout retour à la table des négociations :
« Je pense que c'est fini. Je ne veux plus faire affaire avec eux, ce sont des racailles... Ils sont dirigés par des gens malades, vicieux et violents. [...] Ils mentent et ils trichent. En ce qui me concerne, c'est terminé. »
— Donald Trump à Istanbul
Le président américain a confirmé que les États-Unis avaient frappé « très fort » et qu'ils réitéreraient probablement leurs attaques dès mercredi soir. Parallèlement, la Maison-Blanche a immédiatement révoqué la suspension temporaire des sanctions sur les ventes de pétrole iranien, qui constituait pourtant l'un des points cardinaux de l'accord de juin.
Téhéran promet une réponse « sans peur »
La réaction des hauts dignitaires iraniens a été immédiate. Sur le réseau social X, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a répliqué sèchement : « Nous ne répondons pas à la vulgarité par la vulgarité, mais par l'action : sans peur et avec une grande vaillance. »
De son côté, Ali Akbar Velayati, conseiller principal du Guide suprême, a prévenu que toute nouvelle frappe américaine déclencherait une « riposte immédiate ». Cette nouvelle crise intervient alors que l'Iran observe une période de deuil et célèbre en Irak les cérémonies funéraires de l'ancien Guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei, dont l'inhumation finale est prévue ce jeudi à Mashhad.
L'OTAN soutient Washington, les négociateurs en suspens
Le chef de l'OTAN, Mark Rutte, a publiquement apporté son soutien à la position américaine, qualifiant les frappes de la nuit d'« absolument nécessaires » face aux violations répétées du cessez-le-feu par l'Iran.
Bien que Donald Trump ait qualifié la poursuite des discussions de « perte de temps », il a nuancé ses propos en fin de journée, affirmant qu'il laissait ses émissaires spéciaux, Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner, libres de maintenir le dialogue s'ils le jugeaient opportun. Il a conclu sa conférence de presse en affirmant qu'il ne croyait pas à l'enlisement d'une guerre totale et que « tout ce qui se passera sera réglé rapidement ». Sur le terrain, plus de 20 navires de guerre de l'US Navy continuent de patrouiller activement dans les eaux stratégiques du golfe Persique.

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