L’Iran pourrait obtenir un rôle inédit dans le détroit d’Ormuz
Selon une source iranienne de haut niveau et deux responsables régionaux cités par Reuters, le texte actuellement discuté entre Téhéran et Mascate prévoirait une forme de contrôle iranien sur les navires empruntant le détroit d’Ormuz pour entrer dans le Golfe.
La nature exacte de ce contrôle reste toutefois à définir.
Les négociateurs des pays du Golfe souhaiteraient notamment que les inspections des navires restent supervisées par les États de la région. Ils demanderaient également que les éventuels frais de passage soient volontaires.
Pour l’Iran, une autre question demeure : le rôle qui lui serait attribué concernant les navires empruntant le détroit dans le sens inverse, c’est-à-dire ceux quittant le Golfe.
Trump affirme que la réouverture est proche
Le président américain Donald Trump affirme de son côté que les négociations progressent.
Interrogé par Fox News, il a déclaré que les discussions « avancent bien », évoquant notamment une journée entière de négociations mardi.
Donald Trump a également assuré que le détroit d’Ormuz serait « très bientôt » rouvert.
Mais les sources régionales et iraniennes citées par Reuters se montrent beaucoup plus prudentes. Elles estiment que plusieurs points importants doivent encore être réglés avant de parler d’un accord définitif.
Téhéran et Mascate négocient sans discussions directes avec Washington
Il n’existe actuellement pas de négociations directes entre l’Iran et les États-Unis sur ce dossier.
Téhéran discute avec Oman, qui contrôle l’autre rive du détroit d’Ormuz.
Une précédente proposition omanaise avait été rejetée par l’Iran, jugée insuffisante concernant son rôle dans la gestion du passage stratégique.
Une source iranienne a résumé les difficultés des négociations en soulignant que les détails pourraient encore faire échouer l’ensemble du processus.
Des droits de passage au cœur des discussions
La question financière constitue également un point sensible.
Selon la source iranienne citée par Reuters, Téhéran souhaiterait percevoir entre 5 % et 7 % de la valeur des cargaisons transportées par les navires empruntant le détroit.
Oman discuterait plutôt de frais d'environ 3 %, tandis que Washington s'opposerait à l'instauration de tout droit de passage.
Une solution consistant à rendre les paiements officiellement volontaires pourrait permettre de rapprocher les positions.
Mais cette formule pourrait être difficile à appliquer en pratique si les compagnies maritimes estiment qu'un refus de paiement pourrait exposer leurs navires à des risques.
Une concession majeure pour l’Iran
Avant le conflit, le détroit d’Ormuz était ouvert à la navigation internationale sans frais de passage.
L'attribution d'un quelconque pouvoir de contrôle à l'Iran constituerait donc un changement majeur dans le rapport de forces au Moyen-Orient.
Le détroit est l'une des principales voies mondiales d'acheminement des hydrocarbures. Toute perturbation durable de la circulation maritime peut donc avoir des conséquences importantes sur les marchés énergétiques internationaux.
Les tensions persistent en mer Rouge
Alors que les négociations se poursuivent autour d'Ormuz, la situation reste tendue sur une autre importante route maritime du Moyen-Orient.
Le mouvement Houthis, soutenu par l'Iran, a affirmé avoir attaqué un pétrolier battant pavillon saoudien en mer Rouge.
Cette nouvelle attaque intervient après plusieurs incidents visant des navires dans la région, alimentant les inquiétudes concernant la sécurité des approvisionnements énergétiques.
Les cours du pétrole ont légèrement progressé mercredi après cette attaque, même s'ils restent proches de leurs plus bas niveaux depuis début juillet après leur forte baisse des jours précédents.
Washington sous pression pour sortir du conflit
Les États-Unis ont mené plusieurs opérations militaires contre l'Iran au cours des derniers mois, mais ces actions n'ont pas permis de reprendre durablement le contrôle de la situation autour du détroit.
Selon Reuters, l'armée américaine aurait notamment consommé une part importante de ses stocks de missiles de précision à longue portée.
Pour Donald Trump, la conclusion d'un accord pourrait ainsi constituer une voie de sortie diplomatique alors que l'opinion publique américaine serait désormais majoritairement opposée à la poursuite de la guerre.
La question du contrôle du détroit d’Ormuz se retrouve donc au cœur des négociations entre l’Iran et Oman. Si un accord venait à accorder à Téhéran un rôle officiel dans la gestion du trafic maritime, il pourrait profondément modifier l’équilibre stratégique au Moyen-Orient et avoir des répercussions importantes sur le commerce mondial de l’énergie.
Selon une source iranienne de haut niveau et deux responsables régionaux cités par Reuters, le texte actuellement discuté entre Téhéran et Mascate prévoirait une forme de contrôle iranien sur les navires empruntant le détroit d’Ormuz pour entrer dans le Golfe.
La nature exacte de ce contrôle reste toutefois à définir.
Les négociateurs des pays du Golfe souhaiteraient notamment que les inspections des navires restent supervisées par les États de la région. Ils demanderaient également que les éventuels frais de passage soient volontaires.
Pour l’Iran, une autre question demeure : le rôle qui lui serait attribué concernant les navires empruntant le détroit dans le sens inverse, c’est-à-dire ceux quittant le Golfe.
Trump affirme que la réouverture est proche
Le président américain Donald Trump affirme de son côté que les négociations progressent.
Interrogé par Fox News, il a déclaré que les discussions « avancent bien », évoquant notamment une journée entière de négociations mardi.
Donald Trump a également assuré que le détroit d’Ormuz serait « très bientôt » rouvert.
Mais les sources régionales et iraniennes citées par Reuters se montrent beaucoup plus prudentes. Elles estiment que plusieurs points importants doivent encore être réglés avant de parler d’un accord définitif.
Téhéran et Mascate négocient sans discussions directes avec Washington
Il n’existe actuellement pas de négociations directes entre l’Iran et les États-Unis sur ce dossier.
Téhéran discute avec Oman, qui contrôle l’autre rive du détroit d’Ormuz.
Une précédente proposition omanaise avait été rejetée par l’Iran, jugée insuffisante concernant son rôle dans la gestion du passage stratégique.
Une source iranienne a résumé les difficultés des négociations en soulignant que les détails pourraient encore faire échouer l’ensemble du processus.
Des droits de passage au cœur des discussions
La question financière constitue également un point sensible.
Selon la source iranienne citée par Reuters, Téhéran souhaiterait percevoir entre 5 % et 7 % de la valeur des cargaisons transportées par les navires empruntant le détroit.
Oman discuterait plutôt de frais d'environ 3 %, tandis que Washington s'opposerait à l'instauration de tout droit de passage.
Une solution consistant à rendre les paiements officiellement volontaires pourrait permettre de rapprocher les positions.
Mais cette formule pourrait être difficile à appliquer en pratique si les compagnies maritimes estiment qu'un refus de paiement pourrait exposer leurs navires à des risques.
Une concession majeure pour l’Iran
Avant le conflit, le détroit d’Ormuz était ouvert à la navigation internationale sans frais de passage.
L'attribution d'un quelconque pouvoir de contrôle à l'Iran constituerait donc un changement majeur dans le rapport de forces au Moyen-Orient.
Le détroit est l'une des principales voies mondiales d'acheminement des hydrocarbures. Toute perturbation durable de la circulation maritime peut donc avoir des conséquences importantes sur les marchés énergétiques internationaux.
Les tensions persistent en mer Rouge
Alors que les négociations se poursuivent autour d'Ormuz, la situation reste tendue sur une autre importante route maritime du Moyen-Orient.
Le mouvement Houthis, soutenu par l'Iran, a affirmé avoir attaqué un pétrolier battant pavillon saoudien en mer Rouge.
Cette nouvelle attaque intervient après plusieurs incidents visant des navires dans la région, alimentant les inquiétudes concernant la sécurité des approvisionnements énergétiques.
Les cours du pétrole ont légèrement progressé mercredi après cette attaque, même s'ils restent proches de leurs plus bas niveaux depuis début juillet après leur forte baisse des jours précédents.
Washington sous pression pour sortir du conflit
Les États-Unis ont mené plusieurs opérations militaires contre l'Iran au cours des derniers mois, mais ces actions n'ont pas permis de reprendre durablement le contrôle de la situation autour du détroit.
Selon Reuters, l'armée américaine aurait notamment consommé une part importante de ses stocks de missiles de précision à longue portée.
Pour Donald Trump, la conclusion d'un accord pourrait ainsi constituer une voie de sortie diplomatique alors que l'opinion publique américaine serait désormais majoritairement opposée à la poursuite de la guerre.
La question du contrôle du détroit d’Ormuz se retrouve donc au cœur des négociations entre l’Iran et Oman. Si un accord venait à accorder à Téhéran un rôle officiel dans la gestion du trafic maritime, il pourrait profondément modifier l’équilibre stratégique au Moyen-Orient et avoir des répercussions importantes sur le commerce mondial de l’énergie.

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