Tentatives d'intimidation et entraves syndicales
La tension est montée d'un cran à la suite d'un mouvement de protestation pacifique. Des salariés ayant arboré un brassard rouge, symbole de leur mécontentement, ont fait l'objet de pressions. Cette mobilisation a coïncidé avec la visite de hautes autorités de l'État sur le nouveau tronçon reliant Diamniadio à l'Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). Dans ce contexte, plusieurs conducteurs de train ont été interpellés et auditionnés par les gendarmes de la LGTF (Liaison de Gendarmerie du Train Express Régional), provoquant une vive inquiétude chez les cheminots.
Le collège des délégués dénonce également des mesures de rétorsion directes visant leur gouvernance :
Saisie des locaux : La direction a fait changer, à l'insu des représentants, les serrures de la salle qui leur est contractuellement dédiée.
Censure numérique : Le groupe de messagerie interne utilisé par les délégués pour communiquer avec les employés a été unilatéralement bloqué par l'entreprise.
Un malaise profond chez des cheminots éprouvés
Derrière le port du brassard rouge se cache une crise sociale profonde. Les travailleurs de la SETER font état d'une détérioration globale de leurs conditions de vie et de travail. Bien que la moyenne d'âge au sein de l'entreprise ne soit que de 34 ans, les représentants constatent une dégradation précoce et alarmante de la santé du personnel, imputable aux horaires décalés et à la pénibilité du secteur. De plus, des tâches sont exécutées dans des environnements hautement dangereux sans qu'aucune prime de risque ne soit allouée. Les salariés regrettent un manque de considération général, l'absence de plans de carrière lisibles et un manque d'objectivité dans les promotions internes.
Un secteur en mutation bloqué par un vide réglementaire
Cette crise éclate alors que le réseau ferroviaire sénégalais subit des transformations majeures, portées par l'extension imminente du TER vers l'AIBD et le lancement des travaux de la future gare de Sébikhotane.
Pour les délégués, l'anomalie est aussi juridique. Les employés du rail sénégalais restent soumis à la Convention collective des transports routiers, un cadre totalement inadapté aux spécificités techniques et aux risques du secteur ferroviaire. Le collège exige l'ouverture immédiate de négociations pour la création d'une Convention collective ferroviaire dédiée. Tout en réaffirmant leur volonté de maintenir une mobilisation pacifique et conforme au droit du travail, les délégués appellent la direction à cesser les pressions et à ouvrir un dialogue social sincère.
La tension est montée d'un cran à la suite d'un mouvement de protestation pacifique. Des salariés ayant arboré un brassard rouge, symbole de leur mécontentement, ont fait l'objet de pressions. Cette mobilisation a coïncidé avec la visite de hautes autorités de l'État sur le nouveau tronçon reliant Diamniadio à l'Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). Dans ce contexte, plusieurs conducteurs de train ont été interpellés et auditionnés par les gendarmes de la LGTF (Liaison de Gendarmerie du Train Express Régional), provoquant une vive inquiétude chez les cheminots.
Le collège des délégués dénonce également des mesures de rétorsion directes visant leur gouvernance :
Saisie des locaux : La direction a fait changer, à l'insu des représentants, les serrures de la salle qui leur est contractuellement dédiée.
Censure numérique : Le groupe de messagerie interne utilisé par les délégués pour communiquer avec les employés a été unilatéralement bloqué par l'entreprise.
Un malaise profond chez des cheminots éprouvés
Derrière le port du brassard rouge se cache une crise sociale profonde. Les travailleurs de la SETER font état d'une détérioration globale de leurs conditions de vie et de travail. Bien que la moyenne d'âge au sein de l'entreprise ne soit que de 34 ans, les représentants constatent une dégradation précoce et alarmante de la santé du personnel, imputable aux horaires décalés et à la pénibilité du secteur. De plus, des tâches sont exécutées dans des environnements hautement dangereux sans qu'aucune prime de risque ne soit allouée. Les salariés regrettent un manque de considération général, l'absence de plans de carrière lisibles et un manque d'objectivité dans les promotions internes.
Un secteur en mutation bloqué par un vide réglementaire
Cette crise éclate alors que le réseau ferroviaire sénégalais subit des transformations majeures, portées par l'extension imminente du TER vers l'AIBD et le lancement des travaux de la future gare de Sébikhotane.
Pour les délégués, l'anomalie est aussi juridique. Les employés du rail sénégalais restent soumis à la Convention collective des transports routiers, un cadre totalement inadapté aux spécificités techniques et aux risques du secteur ferroviaire. Le collège exige l'ouverture immédiate de négociations pour la création d'une Convention collective ferroviaire dédiée. Tout en réaffirmant leur volonté de maintenir une mobilisation pacifique et conforme au droit du travail, les délégués appellent la direction à cesser les pressions et à ouvrir un dialogue social sincère.

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