L’annonce a été faite lundi soir par Henna Virkkunen, commissaire européenne chargée de la Souveraineté technologique, de la Sécurité et de la Démocratie.
Des fact-checkers directement associés aux plateformes
Dans le cadre de ce nouveau dispositif, la Commission européenne a mis Meta et TikTok en relation avec des fact-checkers disposant d’une expertise du contexte local. Ces derniers peuvent signaler aux plateformes l’apparition de contenus considérés comme problématiques ou susceptibles de véhiculer de fausses informations.
Un porte-parole de la Commission a précisé mardi que l’objectif était notamment de permettre aux plateformes de disposer d’informations plus précises sur les contenus diffusés dans le contexte particulier de la crise à Ceuta.
L’initiative intervient alors que la Commission européenne soupçonne les réseaux sociaux d’avoir contribué à amplifier des informations trompeuses ayant encouragé des candidats à l’immigration à tenter de rejoindre l’enclave espagnole.
Une coordination renforcée entre Bruxelles, Europol et les plateformes
La Commission avait déjà réuni, vendredi, des représentants de Meta et TikTok ainsi que plusieurs organisations spécialisées dans la vérification des faits. Une nouvelle réunion s’est tenue lundi afin de renforcer le dispositif.
Selon Henna Virkkunen, la Commission européenne, Europol et les plateformes sont désormais en contact quotidien et ont intensifié leur coordination.
Bruxelles s’appuie notamment sur le code de conduite contre la désinformation, prévu dans le cadre du Digital Services Act (DSA), le règlement européen sur les services numériques.
« Le mécanisme ad hoc » permet notamment aux plateformes de recevoir des informations supplémentaires de la part des fact-checkers afin d'identifier plus rapidement les contenus susceptibles de relever de la désinformation nuisible.
Le trafic de migrants au cœur de la surveillance
Le dispositif vise en particulier les contenus liés au trafic de migrants et aux informations susceptibles d’inciter des personnes à tenter de franchir illégalement les frontières européennes.
Selon la Commission, les principales plateformes se sont engagées à interdire les contenus faisant la promotion du trafic d’êtres humains. Le nouveau mécanisme doit donc surtout leur permettre de mieux appliquer leurs propres règles dans le contexte particulier de la crise à Ceuta.
Pour l’heure, Bruxelles considère que cet outil constitue une réponse efficace. Mais la Commission se réserve la possibilité de recourir à d’autres instruments prévus par le DSA si la situation l’exige.
Henna Virkkunen doit notamment rencontrer jeudi le groupe de travail sur l’intégrité de l’espace de l’information, qui participe au suivi de l’application du DSA dans les États membres. La possibilité d’activer d’autres mécanismes européens pour répondre à la crise de Ceuta devrait être examinée à cette occasion.
Des dizaines de milliers de personnes attirées vers Ceuta
Fin juillet, des dizaines de milliers de personnes ont tenté de rejoindre Ceuta depuis le Maroc, par voie terrestre ou maritime. Plusieurs dizaines de migrants sont morts en tentant de gagner l’enclave espagnole à la nage.
L’ampleur de cet afflux, particulièrement importante ces dernières années, serait notamment liée à la circulation de rumeurs sur les réseaux sociaux. Certaines publications affirmaient que les personnes parvenant à entrer à Ceuta pourraient ensuite accéder facilement au reste du territoire européen.
Face à cette situation, Bruxelles cherche désormais à agir non seulement sur le contrôle des frontières, mais également sur l’espace informationnel qui précède et accompagne les mouvements migratoires.
Des fact-checkers directement associés aux plateformes
Dans le cadre de ce nouveau dispositif, la Commission européenne a mis Meta et TikTok en relation avec des fact-checkers disposant d’une expertise du contexte local. Ces derniers peuvent signaler aux plateformes l’apparition de contenus considérés comme problématiques ou susceptibles de véhiculer de fausses informations.
Un porte-parole de la Commission a précisé mardi que l’objectif était notamment de permettre aux plateformes de disposer d’informations plus précises sur les contenus diffusés dans le contexte particulier de la crise à Ceuta.
L’initiative intervient alors que la Commission européenne soupçonne les réseaux sociaux d’avoir contribué à amplifier des informations trompeuses ayant encouragé des candidats à l’immigration à tenter de rejoindre l’enclave espagnole.
Une coordination renforcée entre Bruxelles, Europol et les plateformes
La Commission avait déjà réuni, vendredi, des représentants de Meta et TikTok ainsi que plusieurs organisations spécialisées dans la vérification des faits. Une nouvelle réunion s’est tenue lundi afin de renforcer le dispositif.
Selon Henna Virkkunen, la Commission européenne, Europol et les plateformes sont désormais en contact quotidien et ont intensifié leur coordination.
Bruxelles s’appuie notamment sur le code de conduite contre la désinformation, prévu dans le cadre du Digital Services Act (DSA), le règlement européen sur les services numériques.
« Le mécanisme ad hoc » permet notamment aux plateformes de recevoir des informations supplémentaires de la part des fact-checkers afin d'identifier plus rapidement les contenus susceptibles de relever de la désinformation nuisible.
Le trafic de migrants au cœur de la surveillance
Le dispositif vise en particulier les contenus liés au trafic de migrants et aux informations susceptibles d’inciter des personnes à tenter de franchir illégalement les frontières européennes.
Selon la Commission, les principales plateformes se sont engagées à interdire les contenus faisant la promotion du trafic d’êtres humains. Le nouveau mécanisme doit donc surtout leur permettre de mieux appliquer leurs propres règles dans le contexte particulier de la crise à Ceuta.
Pour l’heure, Bruxelles considère que cet outil constitue une réponse efficace. Mais la Commission se réserve la possibilité de recourir à d’autres instruments prévus par le DSA si la situation l’exige.
Henna Virkkunen doit notamment rencontrer jeudi le groupe de travail sur l’intégrité de l’espace de l’information, qui participe au suivi de l’application du DSA dans les États membres. La possibilité d’activer d’autres mécanismes européens pour répondre à la crise de Ceuta devrait être examinée à cette occasion.
Des dizaines de milliers de personnes attirées vers Ceuta
Fin juillet, des dizaines de milliers de personnes ont tenté de rejoindre Ceuta depuis le Maroc, par voie terrestre ou maritime. Plusieurs dizaines de migrants sont morts en tentant de gagner l’enclave espagnole à la nage.
L’ampleur de cet afflux, particulièrement importante ces dernières années, serait notamment liée à la circulation de rumeurs sur les réseaux sociaux. Certaines publications affirmaient que les personnes parvenant à entrer à Ceuta pourraient ensuite accéder facilement au reste du territoire européen.
Face à cette situation, Bruxelles cherche désormais à agir non seulement sur le contrôle des frontières, mais également sur l’espace informationnel qui précède et accompagne les mouvements migratoires.

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