Si l'idée séduit les nations en développement, elle suscite une vive opposition de la part de l'UEFA et d'autres confédérations majeures, qui redoutent une surcharge du calendrier et une perte de prestige pour l'événement.
Mais concrètement, si cette réforme venait à être adoptée pour le centenaire de la compétition en 2030, comment s'organiserait ce tournoi pharaonique ?
Comment fonctionneraient les qualifications à 64 équipes ?
Pour intégrer 16 nations supplémentaires par rapport au format à 48 équipes, la FIFA devrait procéder à une redistribution majeure des billets qualificatifs entre les différentes confédérations.
L'Asie (AFC), l'Afrique (CAF) et la zone CONCACAF seraient à nouveau les grandes bénéficiaires de cette expansion. Ces continents verraient leur nombre de représentants augmenter de façon significative, ouvrant les portes du Mondial à des pays dits "plus petits" (comme l'Ouzbékistan, la Jordanie ou Curaçao).
L'Europe (UEFA) verrait probablement son quota grimper à au moins 20 sélections, bien que la confédération européenne ait toujours été la moins favorable à ces élargissements successifs.
L'Océanie (OFC) pourrait obtenir un deuxième billet qualificatif direct.
L'Amérique du Sud (CONMEBOL), qui ne compte que 10 membres, verrait presque toutes ses sélections se qualifier d'office, ce qui rendrait sa phase éliminatoire quasiment obsolète.
De nombreux formats de qualification régionaux devraient être entièrement repensés pour s'adapter à cette distribution massive de places.
Le format de la phase finale : Le grand retour du "Top 2"
Le passage de 48 à 64 équipes simplifierait paradoxalement la structure des groupes par rapport au casse-tête de l'édition 2026.
Finies les calculettes pour les meilleurs troisièmes :
Lors de la Coupe du Monde 2026, l'introduction d'un seizième de finale (Round of 32) nécessite de repêcher les huit meilleurs troisièmes de groupe. Un système souvent jugé complexe et injuste.
Avec 64 équipes, la FIFA reviendrait à une formule d'une clarté absolue :
16 groupes de 4 équipes.
Les 2 premiers de chaque groupe se qualifient pour les seizièmes de finale.
Élimination directe classique à partir du Round of 32.
Un calendrier démultiplié :
Ce format doublerait le nombre de rencontres par rapport à l'ère classique à 32 équipes (1998-2022). Le tournoi proposerait un total vertigineux de 128 matchs (contre 104 en 2026 et 64 auparavant).
Ce projet a-t-il des chances de voir le jour pour 2030 ?
Si la proposition — initialement poussée par la CONMEBOL en 2025 — va être étudiée par les comités de la FIFA après le Mondial 2026, sa mise en œuvre à court terme semble très compromise.
Une pluie de critiques de la part des confédérations :
La résistance politique est immense. Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, considère l'idée comme une "mauvaise idée", tandis que le chef de la CONCACAF, Victor Montagliani, craint des dommages irréversibles pour "l'écosystème global du football". Même en Asie, on redoute que ce format n'engendre le "chaos" organisationnel.
Le casse-tête logistique de 2030 :
La Coupe du Monde 2030 est déjà un monument de complexité géographique. Pour célébrer le centenaire, les trois matchs d'ouverture se joueront en Amérique du Sud (Uruguay, Argentine, Paraguay) avant que le reste du tournoi ne migre vers le Maroc, le Portugal et l'Espagne. Ajouter 16 équipes et faire grimper le nombre de matchs à 128 dans une formule couvrant trois continents semble, à ce jour, presque impossible à planifier en si peu de temps.
Mais concrètement, si cette réforme venait à être adoptée pour le centenaire de la compétition en 2030, comment s'organiserait ce tournoi pharaonique ?
Comment fonctionneraient les qualifications à 64 équipes ?
Pour intégrer 16 nations supplémentaires par rapport au format à 48 équipes, la FIFA devrait procéder à une redistribution majeure des billets qualificatifs entre les différentes confédérations.
L'Asie (AFC), l'Afrique (CAF) et la zone CONCACAF seraient à nouveau les grandes bénéficiaires de cette expansion. Ces continents verraient leur nombre de représentants augmenter de façon significative, ouvrant les portes du Mondial à des pays dits "plus petits" (comme l'Ouzbékistan, la Jordanie ou Curaçao).
L'Europe (UEFA) verrait probablement son quota grimper à au moins 20 sélections, bien que la confédération européenne ait toujours été la moins favorable à ces élargissements successifs.
L'Océanie (OFC) pourrait obtenir un deuxième billet qualificatif direct.
L'Amérique du Sud (CONMEBOL), qui ne compte que 10 membres, verrait presque toutes ses sélections se qualifier d'office, ce qui rendrait sa phase éliminatoire quasiment obsolète.
De nombreux formats de qualification régionaux devraient être entièrement repensés pour s'adapter à cette distribution massive de places.
Le format de la phase finale : Le grand retour du "Top 2"
Le passage de 48 à 64 équipes simplifierait paradoxalement la structure des groupes par rapport au casse-tête de l'édition 2026.
Finies les calculettes pour les meilleurs troisièmes :
Lors de la Coupe du Monde 2026, l'introduction d'un seizième de finale (Round of 32) nécessite de repêcher les huit meilleurs troisièmes de groupe. Un système souvent jugé complexe et injuste.
Avec 64 équipes, la FIFA reviendrait à une formule d'une clarté absolue :
16 groupes de 4 équipes.
Les 2 premiers de chaque groupe se qualifient pour les seizièmes de finale.
Élimination directe classique à partir du Round of 32.
Un calendrier démultiplié :
Ce format doublerait le nombre de rencontres par rapport à l'ère classique à 32 équipes (1998-2022). Le tournoi proposerait un total vertigineux de 128 matchs (contre 104 en 2026 et 64 auparavant).
Ce projet a-t-il des chances de voir le jour pour 2030 ?
Si la proposition — initialement poussée par la CONMEBOL en 2025 — va être étudiée par les comités de la FIFA après le Mondial 2026, sa mise en œuvre à court terme semble très compromise.
Une pluie de critiques de la part des confédérations :
La résistance politique est immense. Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, considère l'idée comme une "mauvaise idée", tandis que le chef de la CONCACAF, Victor Montagliani, craint des dommages irréversibles pour "l'écosystème global du football". Même en Asie, on redoute que ce format n'engendre le "chaos" organisationnel.
Le casse-tête logistique de 2030 :
La Coupe du Monde 2030 est déjà un monument de complexité géographique. Pour célébrer le centenaire, les trois matchs d'ouverture se joueront en Amérique du Sud (Uruguay, Argentine, Paraguay) avant que le reste du tournoi ne migre vers le Maroc, le Portugal et l'Espagne. Ajouter 16 équipes et faire grimper le nombre de matchs à 128 dans une formule couvrant trois continents semble, à ce jour, presque impossible à planifier en si peu de temps.

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