Maintenant que tous les pays participants ont disputé leur match d'ouverture, un premier bilan s'impose. Parmi les six grands favoris du Mondial 2026, les écarts de niveau sont déjà saisissants. Classement et analyse.
1. Argentine – Note : A
La Selección a signé la seule vraie performance aboutie sur 90 minutes parmi les favoris. Face à une Algérie loin d'être négligeable, l'Argentine a été tout simplement souveraine — et ce malgré une équipe largement composée des Champions du Monde 2022, désormais vieillissants.
Lionel Messi, qui fêtera ses 39 ans la semaine prochaine, a inscrit un triplé et semblait capable d'en marquer davantage. Emiliano Martinez n'a pas eu un seul arrêt à effectuer. Certaines lacunes demeurent — l'absence d'un vrai remplaçant à Di Maria, un Lautaro Martinez peu inspiré, un manque de largeur — mais cela ressemble fort à l'équipe qui avait soulevé le trophée à Doha.
2. Angleterre – Note : B+
Contre la Croatie, la première mi-temps a été « compliquée et confuse » — ce sont les mots de l'assistant coach Anthony Barry lui-même. Les deux buts croates étaient remarquablement construits, et des doutes persistent sur la solidité de la défense centrale anglaise.
Mais la seconde période a tout changé. Dès la 46e minute, **Jude Bellingham** a lancé ce qui restera peut-être comme le meilleur football anglais en phase finale de Coupe du Monde depuis plus de 20 ans. Le doublé de **Harry Kane** en première période a rappelé qu'il est actuellement le buteur le plus en forme du football mondial. Les remplacements audacieux de **Thomas Tuchel** ont porté leurs fruits. Et c'est la première victoire de l'Angleterre face à une équipe du top 15 mondial en Coupe du Monde depuis 2002.
3. France – Note : B+
Largement dominée et très heureuse de rentrer aux vestiaires à 0-0 face au Sénégal, la France a livré une première mi-temps indigente — dont une performance de Kylian Mbappé à oublier d'urgence.
Puis tout a basculé. En seconde période, les Bleus ont montré pourquoi ils figurent parmi les favoris : Mbappé et Michael Olise ont affiché une complicité redoutable, et le détenteur du Ballon d'Or Ousmane Dembélé a contribué à une démonstration offensive. Même Adrien Rabiot a été excellent. L'attaque française, l'une des plus prolifiques jamais envoyées dans un grand tournoi, a rendu son verdict dans la deuxième moitié du match.
4. Brésil – Note : C-
Peu d'équipes, y compris les outsiders, ont produit un contenu aussi alarmant que le Brésil lors de ses 30 premières minutes face au Maroc. La Seleção a été bousculée, dépassée, et le Maroc aurait pu tuer le match plus tôt.
La rédemption est venue d'un éclair de génie de Vinicius Junior, et les ajustements tactiques d'Ancelotti ont stabilisé le navire pour un nul acceptable contre une excellente équipe. Très Real Madrid, très Ancelotti. Mais suffisant pour inquiéter.
5. Espagne – Note : D-
L'Espagne a vécu l'un des plus grands chocs de l'histoire récente du Mondial : élimination dès le premier match face au Cap-Vert. Il est juste de souligner que les Capverdiens ont été héroïques — mais la Roja, tenante du titre européen et grande favorite, ne devait pas peiner à ce point face à une défense portée par un arrière-central qui a fait toute sa carrière en Ligue d'Irlande.
Avec Lamine Yamal et Nico Williams peu disponibles, l'Espagne a retrouvé ses vieux démons : une domination stérile, sans flair ni invention, qui avait déjà causé sa perte contre la Russie en 2018 et le Maroc en 2022.
6. Portugal – Note : D-
Match nul face à la RD Congo — et ce résultat est encore flatteur. Le Congo a même surpassé le Portugal aux expected goals (xG) et était plus que méritant pour son point.
La situation est claire : aligner l'une des meilleures générations portugaises de l'histoire — Bruno Fernandes, Vitinha, João Neves, Nuno Mendes — au service d'un système centré sur Cristiano Ronaldo, 41 ans, est un non-sens tactique. CR7 n'a plus marqué lors de 10 participations consécutives à des grandes compétitions. Ce match n'a rien fait pour démentir cette statistique.
Bilan : un Mondial déjà plein de surprises
Si l'Argentine semble dans une catégorie à part, les performances décevantes de l'Espagne et du Portugal rappellent que le statut de favori ne garantit rien dans un Mondial. La France et l'Angleterre, malgré des entames imparfaites, ont montré de vraies ressources en seconde période. Le Brésil, lui, reste un mystère.
La suite du tournoi promet d'être riche en rebondissements.
1. Argentine – Note : A
La Selección a signé la seule vraie performance aboutie sur 90 minutes parmi les favoris. Face à une Algérie loin d'être négligeable, l'Argentine a été tout simplement souveraine — et ce malgré une équipe largement composée des Champions du Monde 2022, désormais vieillissants.
Lionel Messi, qui fêtera ses 39 ans la semaine prochaine, a inscrit un triplé et semblait capable d'en marquer davantage. Emiliano Martinez n'a pas eu un seul arrêt à effectuer. Certaines lacunes demeurent — l'absence d'un vrai remplaçant à Di Maria, un Lautaro Martinez peu inspiré, un manque de largeur — mais cela ressemble fort à l'équipe qui avait soulevé le trophée à Doha.
2. Angleterre – Note : B+
Contre la Croatie, la première mi-temps a été « compliquée et confuse » — ce sont les mots de l'assistant coach Anthony Barry lui-même. Les deux buts croates étaient remarquablement construits, et des doutes persistent sur la solidité de la défense centrale anglaise.
Mais la seconde période a tout changé. Dès la 46e minute, **Jude Bellingham** a lancé ce qui restera peut-être comme le meilleur football anglais en phase finale de Coupe du Monde depuis plus de 20 ans. Le doublé de **Harry Kane** en première période a rappelé qu'il est actuellement le buteur le plus en forme du football mondial. Les remplacements audacieux de **Thomas Tuchel** ont porté leurs fruits. Et c'est la première victoire de l'Angleterre face à une équipe du top 15 mondial en Coupe du Monde depuis 2002.
3. France – Note : B+
Largement dominée et très heureuse de rentrer aux vestiaires à 0-0 face au Sénégal, la France a livré une première mi-temps indigente — dont une performance de Kylian Mbappé à oublier d'urgence.
Puis tout a basculé. En seconde période, les Bleus ont montré pourquoi ils figurent parmi les favoris : Mbappé et Michael Olise ont affiché une complicité redoutable, et le détenteur du Ballon d'Or Ousmane Dembélé a contribué à une démonstration offensive. Même Adrien Rabiot a été excellent. L'attaque française, l'une des plus prolifiques jamais envoyées dans un grand tournoi, a rendu son verdict dans la deuxième moitié du match.
4. Brésil – Note : C-
Peu d'équipes, y compris les outsiders, ont produit un contenu aussi alarmant que le Brésil lors de ses 30 premières minutes face au Maroc. La Seleção a été bousculée, dépassée, et le Maroc aurait pu tuer le match plus tôt.
La rédemption est venue d'un éclair de génie de Vinicius Junior, et les ajustements tactiques d'Ancelotti ont stabilisé le navire pour un nul acceptable contre une excellente équipe. Très Real Madrid, très Ancelotti. Mais suffisant pour inquiéter.
5. Espagne – Note : D-
L'Espagne a vécu l'un des plus grands chocs de l'histoire récente du Mondial : élimination dès le premier match face au Cap-Vert. Il est juste de souligner que les Capverdiens ont été héroïques — mais la Roja, tenante du titre européen et grande favorite, ne devait pas peiner à ce point face à une défense portée par un arrière-central qui a fait toute sa carrière en Ligue d'Irlande.
Avec Lamine Yamal et Nico Williams peu disponibles, l'Espagne a retrouvé ses vieux démons : une domination stérile, sans flair ni invention, qui avait déjà causé sa perte contre la Russie en 2018 et le Maroc en 2022.
6. Portugal – Note : D-
Match nul face à la RD Congo — et ce résultat est encore flatteur. Le Congo a même surpassé le Portugal aux expected goals (xG) et était plus que méritant pour son point.
La situation est claire : aligner l'une des meilleures générations portugaises de l'histoire — Bruno Fernandes, Vitinha, João Neves, Nuno Mendes — au service d'un système centré sur Cristiano Ronaldo, 41 ans, est un non-sens tactique. CR7 n'a plus marqué lors de 10 participations consécutives à des grandes compétitions. Ce match n'a rien fait pour démentir cette statistique.
Bilan : un Mondial déjà plein de surprises
Si l'Argentine semble dans une catégorie à part, les performances décevantes de l'Espagne et du Portugal rappellent que le statut de favori ne garantit rien dans un Mondial. La France et l'Angleterre, malgré des entames imparfaites, ont montré de vraies ressources en seconde période. Le Brésil, lui, reste un mystère.
La suite du tournoi promet d'être riche en rebondissements.

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