1978 à Ziguinchor : La naissance d'une curiosité politique
Seydi Gassama se remémore sa toute première rencontre visuelle avec le leader du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) :
Un duel mémorable : C'était en 1978, en pleine campagne présidentielle, lorsque le Président Léopold Sédar Senghor et Me Abdoulaye Wade se sont retrouvés simultanément à Ziguinchor.
Une ferveur populaire : Les cours avaient vaqué dans les écoles pour l'occasion. Wade incarnait alors une véritable curiosité que tout le monde voulait voir.
La prophétie de Gao : Au moment où Wade démarrait son meeting à la place de Gao, le cortège de Senghor quittait la ville sous les sirènes de la police. C'est alors qu'un leader du PDS, Famara Mané, prononça en mandingue une phrase restée célèbre : « Deux serpents ne peuvent cohabiter dans un même trou. Senghor quittera ce pays comme il a quitté cette ville », déclenchant un tonnerre d'applaudissements.
Bien qu'il n'ait pas remporté le scrutin de 1978, ouvrant la voie à un long chemin semé d'épreuves jusqu'au sacre de l'an 2000, Wade a immédiatement su peser sur la vie nationale. Ses critiques acerbes contre l'ONCAD, qu'il qualifiait de « gouffre à milliards », ont d'ailleurs conduit à la suppression de cette structure historique.
Un bâtisseur de droits : Parité, abolition de la peine de mort et souveraineté
Pour le droit-de-l'hommiste, le magistère d'Abdoulaye Wade est indissociable de réformes sociétales majeures et courageuses, souvent adoptées à contre-courant de l'opinion dominante. Seydi Gassama dresse une liste non exhaustive de ces avancées institutionnelles :
La Constitution de 2001 : L'adoption d'un nouveau texte fondamental qui a considérablement renforcé la protection des droits humains au Sénégal.
L'abolition de la peine de mort : Une décision historique prise par le Président Wade, bravant le conservatisme ambiant et l'opinion majoritaire du pays.
La loi sur la parité : Une réforme progressiste qui a radicalement transformé et renforcé la représentation des femmes au sein du Parlement sénégalais.
Sur le plan de la souveraineté et de la décolonisation institutionnelle, Seydi Gassama rappelle également qu'Abdoulaye Wade a mis un terme définitif à la présence des conseillers juridiques français installés auprès de la présidence de la République. De plus, il avait exigé et obtenu la fermeture des bases militaires françaises sur le sol sénégalais, avant que son successeur ne s'empresse de les restituer à l'ancienne puissance coloniale. Un hommage sans concession pour saluer les 100 ans d'un homme qui savait prendre des décisions et les assumer pleinement.
Seydi Gassama se remémore sa toute première rencontre visuelle avec le leader du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) :
Un duel mémorable : C'était en 1978, en pleine campagne présidentielle, lorsque le Président Léopold Sédar Senghor et Me Abdoulaye Wade se sont retrouvés simultanément à Ziguinchor.
Une ferveur populaire : Les cours avaient vaqué dans les écoles pour l'occasion. Wade incarnait alors une véritable curiosité que tout le monde voulait voir.
La prophétie de Gao : Au moment où Wade démarrait son meeting à la place de Gao, le cortège de Senghor quittait la ville sous les sirènes de la police. C'est alors qu'un leader du PDS, Famara Mané, prononça en mandingue une phrase restée célèbre : « Deux serpents ne peuvent cohabiter dans un même trou. Senghor quittera ce pays comme il a quitté cette ville », déclenchant un tonnerre d'applaudissements.
Bien qu'il n'ait pas remporté le scrutin de 1978, ouvrant la voie à un long chemin semé d'épreuves jusqu'au sacre de l'an 2000, Wade a immédiatement su peser sur la vie nationale. Ses critiques acerbes contre l'ONCAD, qu'il qualifiait de « gouffre à milliards », ont d'ailleurs conduit à la suppression de cette structure historique.
Un bâtisseur de droits : Parité, abolition de la peine de mort et souveraineté
Pour le droit-de-l'hommiste, le magistère d'Abdoulaye Wade est indissociable de réformes sociétales majeures et courageuses, souvent adoptées à contre-courant de l'opinion dominante. Seydi Gassama dresse une liste non exhaustive de ces avancées institutionnelles :
La Constitution de 2001 : L'adoption d'un nouveau texte fondamental qui a considérablement renforcé la protection des droits humains au Sénégal.
L'abolition de la peine de mort : Une décision historique prise par le Président Wade, bravant le conservatisme ambiant et l'opinion majoritaire du pays.
La loi sur la parité : Une réforme progressiste qui a radicalement transformé et renforcé la représentation des femmes au sein du Parlement sénégalais.
Sur le plan de la souveraineté et de la décolonisation institutionnelle, Seydi Gassama rappelle également qu'Abdoulaye Wade a mis un terme définitif à la présence des conseillers juridiques français installés auprès de la présidence de la République. De plus, il avait exigé et obtenu la fermeture des bases militaires françaises sur le sol sénégalais, avant que son successeur ne s'empresse de les restituer à l'ancienne puissance coloniale. Un hommage sans concession pour saluer les 100 ans d'un homme qui savait prendre des décisions et les assumer pleinement.


