La décision marque un tournant majeur dans la politique de mobilité urbaine de la capitale belge, qui avait pourtant été l'une des villes européennes les plus ouvertes au développement des nouvelles solutions de micro-mobilité.
Une hausse inquiétante des accidents
Les autorités bruxelloises justifient cette décision par l'augmentation du nombre d'accidents impliquant des trottinettes électriques.
Selon les chiffres communiqués par le gouvernement régional, 666 personnes ont été blessées en 2025 dans des accidents impliquant ces engins, soit une hausse de 26 % par rapport à l'année précédente.
Face à cette évolution, les responsables politiques estiment que les mesures de régulation mises en place ces dernières années n'ont pas permis d'améliorer suffisamment la sécurité des usagers et des piétons.
Le chef du gouvernement régional, Boris Dilliès, a résumé la position des autorités en dénonçant « trop d'accidents, trop de nuisances, trop d'abus ».
Fin des licences pour Bolt et Dott
La suppression du service sera progressive.
Les licences actuellement accordées aux opérateurs Bolt et Dott arriveront à expiration à la fin de l'année 2026 et ne seront pas renouvelées.
À partir de 2027, les trottinettes électriques en libre-service disparaîtront donc du paysage urbain bruxellois.
En revanche, les autorités ont confirmé leur intention de maintenir les systèmes de vélos partagés, considérés comme moins problématiques en matière de sécurité et d'occupation de l'espace public.
Le stationnement anarchique dans le viseur
Au-delà des accidents, Bruxelles pointe également les difficultés liées au stationnement des trottinettes.
Depuis plusieurs années, les habitants dénoncent la présence d'engins abandonnés sur les trottoirs, devant les commerces ou dans les zones de passage, compliquant la circulation des piétons, notamment celle des personnes âgées et des personnes à mobilité réduite.
Malgré l'instauration de zones de stationnement dédiées et de sanctions pour les utilisateurs indélicats, les autorités considèrent que le problème demeure largement présent.
Des préoccupations liées à la criminalité
Autre élément ayant pesé dans la balance : l'utilisation détournée de certaines trottinettes dans des activités criminelles.
Le gouvernement régional affirme que des réseaux impliqués dans le trafic de stupéfiants utilisent régulièrement ces moyens de déplacement pour effectuer des livraisons rapides ou échapper plus facilement aux contrôles.
Même si ce phénomène ne concerne qu'une minorité d'utilisateurs, il a contribué à renforcer les critiques contre le modèle de libre-service.
Une décision qui fait débat
Cette annonce ne fait toutefois pas l'unanimité.
Les opérateurs concernés contestent la décision et soulignent les efforts réalisés ces dernières années pour améliorer la sécurité, renforcer les contrôles et mieux encadrer l'utilisation de leurs flottes.
Le syndicat belge ACV-CSC s'inquiète également des conséquences sociales de cette mesure. Selon lui, la disparition du secteur pourrait menacer environ 60 emplois, dont plusieurs occupés par des travailleurs peu qualifiés engagés dans des parcours de réinsertion professionnelle.
Une tendance observée dans plusieurs villes européennes
Bruxelles n'est pas la première capitale européenne à prendre des mesures restrictives contre les trottinettes en libre-service.
Ces dernières années, plusieurs grandes villes ont revu leur politique en matière de micro-mobilité face aux préoccupations de sécurité et d'occupation de l'espace public.
Les autorités bruxelloises citent notamment les exemples de Paris, Madrid et Prague, qui ont également limité ou supprimé certains services de trottinettes partagées.
Un nouveau chapitre pour la mobilité urbaine
Avec cette décision, Bruxelles ouvre un nouveau chapitre de sa politique de mobilité.
Si les trottinettes électriques en libre-service disparaîtront des rues de la capitale belge en 2027, le débat sur les alternatives de transport durable reste entier. Les autorités devront désormais concilier les objectifs de mobilité verte avec les exigences de sécurité, d'accessibilité et de qualité de vie des habitants.
Une hausse inquiétante des accidents
Les autorités bruxelloises justifient cette décision par l'augmentation du nombre d'accidents impliquant des trottinettes électriques.
Selon les chiffres communiqués par le gouvernement régional, 666 personnes ont été blessées en 2025 dans des accidents impliquant ces engins, soit une hausse de 26 % par rapport à l'année précédente.
Face à cette évolution, les responsables politiques estiment que les mesures de régulation mises en place ces dernières années n'ont pas permis d'améliorer suffisamment la sécurité des usagers et des piétons.
Le chef du gouvernement régional, Boris Dilliès, a résumé la position des autorités en dénonçant « trop d'accidents, trop de nuisances, trop d'abus ».
Fin des licences pour Bolt et Dott
La suppression du service sera progressive.
Les licences actuellement accordées aux opérateurs Bolt et Dott arriveront à expiration à la fin de l'année 2026 et ne seront pas renouvelées.
À partir de 2027, les trottinettes électriques en libre-service disparaîtront donc du paysage urbain bruxellois.
En revanche, les autorités ont confirmé leur intention de maintenir les systèmes de vélos partagés, considérés comme moins problématiques en matière de sécurité et d'occupation de l'espace public.
Le stationnement anarchique dans le viseur
Au-delà des accidents, Bruxelles pointe également les difficultés liées au stationnement des trottinettes.
Depuis plusieurs années, les habitants dénoncent la présence d'engins abandonnés sur les trottoirs, devant les commerces ou dans les zones de passage, compliquant la circulation des piétons, notamment celle des personnes âgées et des personnes à mobilité réduite.
Malgré l'instauration de zones de stationnement dédiées et de sanctions pour les utilisateurs indélicats, les autorités considèrent que le problème demeure largement présent.
Des préoccupations liées à la criminalité
Autre élément ayant pesé dans la balance : l'utilisation détournée de certaines trottinettes dans des activités criminelles.
Le gouvernement régional affirme que des réseaux impliqués dans le trafic de stupéfiants utilisent régulièrement ces moyens de déplacement pour effectuer des livraisons rapides ou échapper plus facilement aux contrôles.
Même si ce phénomène ne concerne qu'une minorité d'utilisateurs, il a contribué à renforcer les critiques contre le modèle de libre-service.
Une décision qui fait débat
Cette annonce ne fait toutefois pas l'unanimité.
Les opérateurs concernés contestent la décision et soulignent les efforts réalisés ces dernières années pour améliorer la sécurité, renforcer les contrôles et mieux encadrer l'utilisation de leurs flottes.
Le syndicat belge ACV-CSC s'inquiète également des conséquences sociales de cette mesure. Selon lui, la disparition du secteur pourrait menacer environ 60 emplois, dont plusieurs occupés par des travailleurs peu qualifiés engagés dans des parcours de réinsertion professionnelle.
Une tendance observée dans plusieurs villes européennes
Bruxelles n'est pas la première capitale européenne à prendre des mesures restrictives contre les trottinettes en libre-service.
Ces dernières années, plusieurs grandes villes ont revu leur politique en matière de micro-mobilité face aux préoccupations de sécurité et d'occupation de l'espace public.
Les autorités bruxelloises citent notamment les exemples de Paris, Madrid et Prague, qui ont également limité ou supprimé certains services de trottinettes partagées.
Un nouveau chapitre pour la mobilité urbaine
Avec cette décision, Bruxelles ouvre un nouveau chapitre de sa politique de mobilité.
Si les trottinettes électriques en libre-service disparaîtront des rues de la capitale belge en 2027, le débat sur les alternatives de transport durable reste entier. Les autorités devront désormais concilier les objectifs de mobilité verte avec les exigences de sécurité, d'accessibilité et de qualité de vie des habitants.

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