Réclusion criminelle à perpétuité pour l'auteur de l'attaque
La justice allemande a condamné jeudi 6 août 2026 Farhad N., un ressortissant afghan de 25 ans, à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir foncé avec sa voiture sur un cortège syndical au cœur de Munich début 2025. Le tribunal régional supérieur de Munich a retenu la gravité particulière du crime, une qualification qui devrait rendre nettement plus difficile toute libération anticipée au-delà du seuil incompressible de quinze ans.
Le juge s'est dit convaincu que l'accusé avait délibérément percuté par l'arrière le cortège de manifestants. Il a finalement été reconnu coupable de deux meurtres et de 23 tentatives de meurtre — un chef d'accusation de plus que ce qu'avait retenu le parquet — ainsi que de dix-neuf chefs de coups et blessures graves et trois chefs de coups et blessures volontaires. La peine prononcée correspond aux réquisitions du parquet fédéral, alors que la défense plaidait pour quinze ans de prison assortis d'un placement en hôpital psychiatrique. Le président du tribunal, Michael Höhne, a qualifié la scène de l'attaque de véritable champ de ruines.
Les faits : une attaque en plein cœur de Munich en février 2025
Le 13 février 2025, l'accusé, alors âgé de 24 ans, avait foncé au volant d'une BMW Mini sur un cortège de 1 400 manifestants défilant dans une rue de la capitale bavaroise, tuant une femme et sa fille et blessant 44 autres personnes. Le véhicule avait parcouru 23 mètres avant de s'immobiliser, ses roues avant ayant perdu contact avec le sol en raison des personnes se trouvant devant et sous la voiture, selon l'acte d'accusation.
La victime, une ingénieure de 37 ans originaire d'Algérie travaillant pour la ville de Munich, ainsi que sa fille de deux ans, avaient été projetées sur une dizaine de mètres par le choc. Toutes deux sont décédées deux jours plus tard. L'attaque s'était produite alors que Munich se préparait à accueillir la Conférence sur la sécurité (MSC) réunissant des dirigeants du monde entier, dans un contexte de campagne pour les élections législatives allemandes.
Une motivation qualifiée d'islamiste par les enquêteurs
Selon le réquisitoire des procureurs de Karlsruhe, qui ont notamment cité un témoignage décrivant la scène comme comparable à une partie de bowling, l'acte de l'accusé visait délibérément la destruction de vies humaines. Les autorités avaient rapidement établi l'orientation islamiste et la motivation religieuse du suspect, qui avait crié « Allah Akbar » et prié au moment de son arrestation.
Arrivé en Allemagne à quinze ans comme mineur non accompagné, pratiquant du bodybuilding et titulaire d'un titre de séjour renouvelé, l'accusé était considéré comme parfaitement intégré jusqu'à sa radicalisation, survenue en dehors de toute structure organisée, sous l'influence de contenus religieux afghans visionnés sur les réseaux sociaux dans les mois précédant l'attaque, selon le tribunal.
Les enquêteurs ont indiqué que l'accusé estimait les pays occidentaux responsables des souffrances des populations musulmanes en Afghanistan et au Moyen-Orient, et considérait devoir tuer des personnes choisies au hasard en Allemagne en réponse. Les procureurs ont également évoqué le rôle joué par des peurs diffuses, notamment un sentiment de solitude et de colère envers sa famille restée en Afghanistan. Des experts ont relevé chez l'accusé des difficultés psychiques, jugées toutefois insuffisantes pour caractériser une psychose ou atténuer sa responsabilité pénale.
La justice allemande a condamné jeudi 6 août 2026 Farhad N., un ressortissant afghan de 25 ans, à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir foncé avec sa voiture sur un cortège syndical au cœur de Munich début 2025. Le tribunal régional supérieur de Munich a retenu la gravité particulière du crime, une qualification qui devrait rendre nettement plus difficile toute libération anticipée au-delà du seuil incompressible de quinze ans.
Le juge s'est dit convaincu que l'accusé avait délibérément percuté par l'arrière le cortège de manifestants. Il a finalement été reconnu coupable de deux meurtres et de 23 tentatives de meurtre — un chef d'accusation de plus que ce qu'avait retenu le parquet — ainsi que de dix-neuf chefs de coups et blessures graves et trois chefs de coups et blessures volontaires. La peine prononcée correspond aux réquisitions du parquet fédéral, alors que la défense plaidait pour quinze ans de prison assortis d'un placement en hôpital psychiatrique. Le président du tribunal, Michael Höhne, a qualifié la scène de l'attaque de véritable champ de ruines.
Les faits : une attaque en plein cœur de Munich en février 2025
Le 13 février 2025, l'accusé, alors âgé de 24 ans, avait foncé au volant d'une BMW Mini sur un cortège de 1 400 manifestants défilant dans une rue de la capitale bavaroise, tuant une femme et sa fille et blessant 44 autres personnes. Le véhicule avait parcouru 23 mètres avant de s'immobiliser, ses roues avant ayant perdu contact avec le sol en raison des personnes se trouvant devant et sous la voiture, selon l'acte d'accusation.
La victime, une ingénieure de 37 ans originaire d'Algérie travaillant pour la ville de Munich, ainsi que sa fille de deux ans, avaient été projetées sur une dizaine de mètres par le choc. Toutes deux sont décédées deux jours plus tard. L'attaque s'était produite alors que Munich se préparait à accueillir la Conférence sur la sécurité (MSC) réunissant des dirigeants du monde entier, dans un contexte de campagne pour les élections législatives allemandes.
Une motivation qualifiée d'islamiste par les enquêteurs
Selon le réquisitoire des procureurs de Karlsruhe, qui ont notamment cité un témoignage décrivant la scène comme comparable à une partie de bowling, l'acte de l'accusé visait délibérément la destruction de vies humaines. Les autorités avaient rapidement établi l'orientation islamiste et la motivation religieuse du suspect, qui avait crié « Allah Akbar » et prié au moment de son arrestation.
Arrivé en Allemagne à quinze ans comme mineur non accompagné, pratiquant du bodybuilding et titulaire d'un titre de séjour renouvelé, l'accusé était considéré comme parfaitement intégré jusqu'à sa radicalisation, survenue en dehors de toute structure organisée, sous l'influence de contenus religieux afghans visionnés sur les réseaux sociaux dans les mois précédant l'attaque, selon le tribunal.
Les enquêteurs ont indiqué que l'accusé estimait les pays occidentaux responsables des souffrances des populations musulmanes en Afghanistan et au Moyen-Orient, et considérait devoir tuer des personnes choisies au hasard en Allemagne en réponse. Les procureurs ont également évoqué le rôle joué par des peurs diffuses, notamment un sentiment de solitude et de colère envers sa famille restée en Afghanistan. Des experts ont relevé chez l'accusé des difficultés psychiques, jugées toutefois insuffisantes pour caractériser une psychose ou atténuer sa responsabilité pénale.

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